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Mes meilleurs souvenirs de jeux d’un été

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J’aurais pu vous pondre un article sur « les meilleurs jeux de l’été » ou « Qu’est ce  qu’un bon jeu de l’été » en alignant Super Mario Sunshine et Dead or Alive Xtrem Beach Volleyball mais d’autres l’ont déjà fait et sûrement bien mieux que moi. J’ai préféré prendre la question dans l’autre sens et me remémorer mes « jeux d’un été ». Même s’il ne s’agit pas forcément de jeux connotés « été », j’ai l’habitude d’avoir un jeu qui m’occupera pendant la période estivale. C’est parti pour un petit trip nostalgique. De votre côté, dites-nous quels sont vos meilleurs souvenirs de « jeux d’un été ». Pas de classement par ordre de préférence ici mais un simple classement chronologique par date de sortie…

The  Legend of Zelda : Link’s Awakening

Comme beaucoup de jeux dans cette liste, j’ai découvert la licence Zelda, et ce Link’s Awakening, sur le tard. Mes premiers souvenirs sur Game Boy c’est plutôt Asterix et Gargoyle’s Quest (un titre inabordable pour l’enfant que j’étais et auquel il faudra que je pense à redonner une chance). Plusieurs années plus tard, je me souviens avoir trouvé ce Zelda dans le bac occasion d’une boutique sur notre lieu de vacances.  A une époque où la Game Boy Advanced était déjà sur le marché, le titre était vendu pour une bouchée de pain.

Je me souviens que mes premières heures sur le jeu m’ont laissé dubitatif. J’avais déjà eu l’occasion de toucher à Zelda Ocarina of Time mais Link’s Awakening est un jeu en totale opposition à l’opus Nintendo 64. Le souffle de l’aventure se veut moins épique et l’univers, à première vue, bien plus convenu. Pour ceux n’ayant jamais eu l’occasion de s’y mettre, Link se réveille échoué sur une plage après le naufrage de son navire. Recueilli par Tarkin et sa fille, il apprend qu’il est sur l’île de Cocolint et qu’il n’existe aucun autre morceau de terre dans les mers qui nous entourent. Peu de temps après, un hibou lui indique qu’il doit réveiller le Poisson Rêve, sorte de déité tutélaire de Cocolint qui tape actuellement son meilleur roupillon dans l’œuf géant situé au sommet de l’île.

Là ou la licence, notamment au travers de l’épisode Super Nes « A Link To The Past », nous avait habitués à péter la bouche d’un tyran pour sauver la princesse, l’opus Game Boy nous demande « simplement » de retrouver huit instruments pour réveiller la mascotte Croustibat afin de rentrer à la maison. Et une des principales particularités de ce Zelda  se situe justement dans l’ambiance générale du titre. Tout est baigné d’une sorte de mysticisme onirique et tout au long de la quinzaine d’heures nécessaire pour boucler le jeu, on ne cesse de se poser des questions du type « Mais … est-ce que tout ça est bien réel ? Est ce que je ne suis pas juste en train de rêver ? ». Que ce soit au travers de certains dialogues ou du design de certains boss , tout laisse à penser que Link est en fait en train de se faire un giga trip après une rave un peu véner’ dans les plaines d’Hyrule. Hyrule dont il n’est d’ailleurs jamais réellement question dans cet opus. Par contre, pour la première fois, les univers de Zelda et de Mario rentrent en collision avec la présence d’un Chomp en guise de chien de garde ou d’une peluche Yoshi à gagner dans un mini jeu.

Considéré comme difficile à sa sortie car ne guidant que très peu le joueur, Link’s Awakening est un OVNI dans l’univers de la licence qui, même en 2026, se parcourt avec énormément de plaisir. Disponible aussi bien dans sa version Gameboy que sous forme de remake sur Switch, vous n’avez aucune excuse pour ne pas poser les mains sur ce monument de l’action-aventure tranquillement posé sur un transat.

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Age of Empire II – Empire Earth

Souvenir éminemment personnel ici avec deux jeux très différents mais qui sont fortement liés pour moi. Avant de revenir sur les deux titres en eux même, un peu de contexte. Mes parents ont divorcé assez tôt dans mon enfance et comme souvent à l’époque, je ne voyais mon père qu’un weekend sur deux et la moitié des vacances scolaires. Une partie de ma culture geek me vient justement de mon paternel qui a toujours aimé les trucs qui font bip-bip et des petites lumières.

C’est un vendredi soir lors de l’un de ses weekends que mon père m’a fait découvrir Age of Empires II à travers la campagne Franque. Déjà féru d’histoires à l’époque, je trouvais fascinant de diriger des armées à travers différents épisodes marquants de la période médiévale. Mon père travaillant dans l’informatique, nous avions chacun un ordinateur perso à la maison donc autant vous dire que Age of Empires II et rapidement devenu un immanquable de nos moments père-fils.

Empire Earth c’est à peu prés la même chose. J’ai découvert le jeu dans les pages de Gen-4 avant de le faire découvrir à mon paternel. Bien que très similaire dans ses mécanismes, Empire Earth se distingue d’Age II par l’immense période historique qu’il brasse. Là où Age of Empires II se cantonne à la période médiévale, Empire Earth nous permettait de commencer à la préhistoire pour finir dans le futur sauce mécha.

Là où les RTS multi ont tendance à favoriser les joueurs rapides et les stratégies de rush, mon père et moi avions l’habitude de prendre notre temps et il n’était pas rare que les parties s’éternisent jusque tard dans la nuit. Tous ceux qui y ont touché de près ou de loin vous parleront des moines de Age of Empires II qui permettaient de convertir des unités à son propre camp ou des prophètes de Empire Earth qui pouvaient faire surgir un volcan ou provoquer un séisme. Aujourd’hui encore, je garde une légère préférence pour Empire Earth qui permettait de décimer tout un régiment de cavalerie sous un tapis de bombes si l’on parvenait à prendre suffisamment d’avance technologique sur son adversaire. Une sorte de Civilization à la sauce RTS en quelque sorte.

Ensemble Studio a livré un Age of Empire 3 plus qu’honorable avant que Microsoft ne refile le bébé à Relic Entertainment pour un 4ème volet toujours aussi qualitatif. La licence Empires Earth  est malheureusement tombée dans les limbes après un 3éme qui s’éloignait radicalement de la formule de base.

Pour ma part, j’ai fini par me tourner vers Warcraft III et Starcraft II puis vers la saga des Total War. Mon père lui se relance régulièrement une partie de Age II ou de Empire Earth contre les bots dans son coin, preuve qu’un bon jeu est éternel.

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Pokémon Cristal

Bien qu’ayant eu l’occasion de toucher à Pokémon Rouge/Bleu et même de finir Pokémon Jaune, à l’époque l’aventure ne m’avait pas tant marqué que ça. Je trouvais le jeu déjà daté dans sa proposition de RPG, tout était lent, l’écriture pas terrible et au delà du côté « collection », je trouvais le jeu de Game Freak plutôt ennuyeux. J’ai d’ailleurs totalement fait l’impasse sur Pokémon Or/Argent, du moins au début.

Noël 2001, mon petit frère s’est vu offrir Pokémon Cristal. Jeu que je regardais avec un peu de mépris du haut de mes 12 ans jusqu’à l’été 2002. Ma Gameboy criait famine et n’ayant rien d’autre sous la main, j’ai voulu donner sa chance au jeu et… grosse claque ! En soi le concept restait exactement le même, capture des monstres et les faire combattre pour qu’ils gagnent en expérience et évoluent. Mais dans cette mouture, qui représentait un peu la version « Turbo ++ Alpha Prime » de Pokémon Or/Argent, tout est « plus ». Nouveaux « types », amitié à prendre en compte, cycle jour/nuit, reproduction… Surtout je me souviens de ce vertige ressenti une fois le jeu terminé : toute la zone de Pokemon Rouge/Bleu devenait disponible offrant encore de nombreux monstres à chasser et de dresseurs à combattre.

Après ce Pokémon, j’ai laissé tombé la licence pendant pas mal de temps avant de m’y remettre à l’occasion de la sortie de Noir et Blanc qui m’ont offert exactement les mêmes émotions. Depuis, je suis la licence avec un peu plus d’assiduité, la sortie d’une nouvelle génération étant généralement le signe de l’arrivée d’une seconde console Nintendo à la maison pour que ma conjointe et moi puissions parcourir les deux versions ensemble, souvent avec pas mal de temps englouti pendant nos congés en commun.

Pokémon Cristal

Final Fantasy X

Pour l’été 2002, mon père nous avait emmenés mon frère et moi en vacances à Trouville-sur-Mer, juste à côté de Deauville. Et histoire de nous faire plaisir, il avait pensé à prendre la PS2 pour que nous puissions nous occuper au cas où la météo Normande se montrerait capricieuse. Nos vacances étaient donc ponctuées de visites des plages du débarquement, de baignades dans l’Atlantique et de moments en famille autour de Gran Turismo 3 (une autre passion commune entre mon père et moi qui nous a occupés de longues heures). Mon anniversaire arrivant le 12 Juillet, je m’attendais à recevoir mon cadeau en rentrant à la maison, ayant demandé à recevoir Final Fantasy X en grand amateur de RPG. Et là surprise, le jour J, au matin, mon père m’a fait la surprise de me réveiller au son de la musique du jeu ! Nous avions déjà prévu de passer la journée au mémorial de Caen donc mon premier contact a été plutôt rapide mais j’ai vite rattrapé le temps perdu.

Figurant très haut dans le classement de mes FF préférés, le 10éme épisode de la saga de Square reste à mes yeux un JRPG à part. Première incursion de la saga sur PS2, je me souviens de la claque graphique à l’époque. Le jeu était beau et ultra coloré ! C’est aussi le FF qui, ça tombe bien, sonne le plus « été en vacances ». Je ne vous ferai pas l’affront de vous expliquer les règles du Blitzball, sorte de waterpolo hardcore, mais entre ce sport, les séquences sur la plage paradisiaque de Besaid ou l’intro qui voit nos héros disserter au coin du feu, tout dans ce Final Fantasy X transpire l’été et le soleil.

Côté système, ce FFX change pas mal de chose. Il reprend le système de combats au tour par tour avec 4 personnages actifs de Final Fantasy IX mais y ajoute la possibilité de les interchanger à volonté avec ceux de la réserve. Et surtout ce FFX introduit le fameux Sphérier. Ce système de progression inédit qui se présente sous la forme d’un immense plateau, permettant de faire progresser les personnages exactement comme on le veut, du moins dans sa version expert. Chaque case de ce plateau permet d’y insérer une sphère permettant d’apprendre une nouvelle compétence ou d’améliorer ses statistiques.

Avec son personnage principale rebelle et en recherche de repères, FFX est le premier jeu qui a réussi à me faire suivre, comprendre et apprécier une histoire d’amour certes très mièvre mais déjà au-dessus de ce que nous proposait la majorité des autres jeux. Pour les plus curieux le jeu a plutôt bien vieilli, notamment dans ses versions « HD » qui le rendent un peu plus agréable à l’œil.

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The Legend of Zelda : The Wind Waker

Ne me demandez pas pourquoi mais visiblement 16 ans fait partie de ces âges « charnières ». Peut-être parce qu’on peut enfin regarder les films érotiques à 1h du mat’ sur M6. Toujours est il que l’année de mes 16 ans correspondait également avec l’année d’obtention de mon BEPC, une sorte de bac light qu’on nous faisait passer en 3éme et qui conditionnait notre entrée au lycée. Histoire de me récompenser pour mon premier diplôme (en plus de celui des 50m à la brasse), j’ai eu droit à quelques trucs cools pour mes 16 ans :

  • Des billets pour mon tout premier concert : les Rolling Stones au Stade de France (et franchement y’a pire).
  • Une GameCube avec The Legend of Zelda : The Wind Waker.

Déjà passionné d’animation et de BD à cet âge, le rendu Cel-Shading avait suffi à me convaincre de craquer pour ce qui sera mon premier jeu GameCube. Et coup de bol pour cet article, ce Zelda commence sur une petite île tropicale baignée de soleil. Chronologiquement situé 1000 ans après Ocarina Of Time dans la timeline de la série, le jeu s’ouvre sur l’île de l’Aurore ou notre jeune Link va fêter ses 12 ans. Il est de tradition sur cette île que les jeunes garçons de cet âge reçoivent une tunique et un bonnet en l’honneur au héros du temps. Au cours des festivités un immense oiseau surgit, tenant dans ses serres une jeune fille. À ses trousses un bateau pirate tente le tout pour le tout pour dégommer la volaille qui finit par lâcher sa proie.

Link apprend qu’il s’agit de Tetra, la capitaine du navire pirate. Malheureusement le piaf fait son retour et, étant aussi moche que myope, il kidnappe la sœur de notre héros en la confondant avec Tetra. Cette dernière s’engage à nous filer un coup de pouce pour récupérer la fillette. L’occasion d’une séquence d’infiltration dans la forteresse maudite, avant de se faire balancer à la flotte et que l’aventure ne commence réellement. Cette fois, plutôt que de donjons, The Wind Waker nous invite à explorer différentes îles aux commandes du Lion Rouge, un petit navire monoplace parlant. Et comme le titre l’indique, pas d’Ocarina ici mais une baguette permettant de contrôler le vent et d’autres éléments en fonction des mélodies jouées.

Beau à tomber à sa sortie, et toujours très appréciable aujourd’hui, le jeu se hisse au panthéon des plus beaux cell-shading, le tout servi par des animations à couper le souffle notamment au niveau des expressions de Link. Pas de fée insupportable ici, pour repérer les points d’intérêt, il suffit de suivre le regard de Link qui pointe directement dans la bonne direction. Véritable invitation au voyage, la boucle de gameplay fini par s’épuiser aux trois quarts du jeu, nous obligeant à parcourir tout l’océan pour trouver les différents fragments de la triforce. Heureusement, dans sa version remake sur Wii U, Nintendo a trouvé le moyen de passer le nombre de cartes à trouver de 8 à seulement 3.

Disponible aujourd’hui sur Switch via le catalogue GameCube, Wind Waker reste un titre attachant et rafraichissant idéal à parcourir l’été grâce à sa DA et son univers marin.

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World of Warcraft

Pour le bien de cet article, j’ai fait quelques recherches sur les événements marquants de l’année 2005 et il s’est passé pas mal de trucs :

  • Jean Paul II a cassé sa pipe
  • L’église catholique a choisi un ancien membre des jeunesses hitlériennes comme représentant
  • Youtube a été lancé
  • Dailymotion a été lancé

Et surtout, l’événement le plus important : mes premières vacances d’été après la sortie de World of Warcraft. Bon pas besoin de rappeler ce qu’est World of Warcraft mais, pour ceux qui ne sont pas familiers avec le jeux vidéo sur PC, sachez qu’il y a eu un avant et un après World of Warcraft. Pour ma part, ce n’était pas mon premier MMO, Papa travaillant dans le milieu, j’ai eu Internet aux alentours de 1994 à la maison, autant vous dire qu’en 2005 j’avais déjà roulé ma bosse sur La 4éme Prophétie (T4C) ou Everquest mais aucun de ces jeux ne m’a marqué comme a pu le faire WoW. Pour illustrer ce que le MMORPG de Blizzard représente dans le milieu du PC Gaming, c’est un peu comme l’invention de l’imprimerie transposée au monde du jeu en ligne. Bien sûr les MMO existaient avant mais c’était un univers réservé aux geeks les plus acharnés ! Pas toujours facile d’accès, difficile à prendre en main et avec des communautés au final assez réduites. Blizzard a juste redistribué les cartes. Pour la première fois, le MMORPG était devenu facile d’accès et « facile à jouer » (oui je le mets entre guillemets car même si WoW est un MMO facile, il restait très différent des jeux « classiques » et très loin de ce qui se fait aujourd’hui en terme de Quality of Life).

J’avais 17 ans et je passais l’été chez ma copine de l’époque à qui j’ai donné sa première dose par la même occasion. Ses parents nous ayant laissé la maison familiale pour l’été histoire de partir pour leur classique trip en camping car, nous n’avons pas pris un seul coup de soleil cette année là. Totalement différent de l’expérience moderne, le World of Warcraft de l’époque m’a offert mes meilleurs moments de jeux multi. Impossible à l’époque  de parcourir le jeu en solo, régulièrement il fallait trouver un groupe, sans outil dédié, et on était parti pour une après midi complète à mourir ensemble dans la joie et la bonne humeur. C’est ce genre d’expérience qui créé des « moments » de jeux vidéo et de véritables amitiés dépassant le simple cadre du virtuel. Entre les donjons sans fin, les raids tardifs ou les empoignades entre la horde et l’alliance à Auberdine, n’importe quel joueur ayant connu l’expérience originale pourra vous parler pendant des heures de son expérience.

Par la suite, beaucoup de MMO ont tenté de damer le pion à Blizzard et devenir les « WoW Killer » : Aïon, Warhammer Online, Lord of The Ring Online.

Bon allez voir lesquels sont toujours en vie aujourd’hui, vous comprendrez rapidement le dénouement. Les plus gros ont réussis à survivre quelques années mais aucun n’a réussi à ne serait ce qu’arriver à la cheville de WoW en terme de popularité et fréquentation. Toujours largement joué aujourd’hui, World of Warcraft est devenu un jeu beaucoup plus accessible, largement jouable « en solo » et une expérience qui vaut le coup d’être vécue. Et si jamais vous cherchez à ressentir  une partie du frisson de l’époque ou simplement voir le chemin parcouru en 20 ans, Blizzard a sorti un « World of Warcraft Classic » toujours aussi rugueux et impitoyable.

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Baten Kaitos 

Bon World of Warcraft c’était cool mais à l’époque, avec ma copine de l’époque, nous n’avions qu’une seule machine capable de faire tourner le jeu de Blizzard (cette situation n’a pas duré longtemps) donc que faire quand le PC est occupé ? Ben jouer à autre chose pardi ! Je n’allais quand même pas m’abaisser à sortir prendre un peu le soleil et ruiner ce magnifique teint d’aspirine durement acquis après des heures à Orgrimmar ! Le « palliatif » porte le nom de Baten Kaitos, très sympathique JRPG sorti sur GameCube. Bien moins populaire que les Final Fantasy et autres Dragon Quest, Baten Kaitos a pris le parti du deck builder. Tout le système de combat du jeu tourne autour des cartes. Chaque carte permet de lancer un sort, attaquer ou utiliser un objet. Ensuite à vous de réaliser les meilleures combinaisons possibles pour maximiser vos dégâts, votre défense etc. Plus amusant, il existait des combos cachés permettant d’obtenir des nouveaux objets ou nouveaux sorts. Une carte objet « œuf » jouée juste avant une carte « feu faible » permettait d’obtenir un « œuf à la coque » rendant plus de vie ».

Ne me demandez pas de vous raconter le scénario, j’en serais simplement incapable. Je me souviens principalement d’un JRPG qui n’avait rien à envier techniquement aux cadors du genre avec en prime un univers original. Le souvenir de Baten Kaitos m’a surtout marqué pour avoir été ma première expérience de « Couch coop ». Comme expliqué plus haut, nous n’avions à l’époque qu’un seul PC à disposition et celui qui ne jouait pas à WoW avançait en parallèle dans Baten Kaitos et si nécessaire faisait un court résumé au joueur suivant s’il avait manqué des cinématiques etc.

Le jeu a été récemment réédité dans une version HD Remaster avec sa suite, ou plutôt son préquel, sur Switch et PC. Un jeu qui se prête très bien à une expérience estivale en mode portable sur la console de Nintendo ou sur Steam Deck.

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Xenoblade Chronicles

Gros saut dans le temps pour mon prochain « jeu d’un été » avec Xenoblade Chronicles dans sa version Switch. Pour la petite histoire, je possédais déjà Xenoblade Chronicles 2 bien avant le remake de la première version mais mon cerveau malade m’empêche de jouer à un « 2 » si je n’ai pas fait le « 1 » (ce qui m’a toujours empéché de jouer à The Witcher III par exemple). J’ai donc profité de la sortie de la « Definitive Edition » pour enfin poser mes mains sur la licence. Le premier contact a été plutôt mitigé son système de combat un peu bâtard entre le RPG et le beat’em up. Quelques lectures et un peu d’acharnement de ma part m’ont permis d’apprécier tout le sel et la subtilité de ce système hyper dynamique sans être bourrin.

Avec le recul, le jeu me fait un peu penser à un FFXII en beaucoup mieux écrit, reprenant cette impression de MMORPG en solo. Là aussi, le titre se prête particuliérement à des sessions estivales en offrant d’immenses espaces ouverts parcourus par une faune sauvage plus ou moins hostile. Xenoblade se déroule sur le cadavre de deux colosses fossilisés Bionis et Mékonis. Sur le corps du premier s’est développé la vie des différentes espéces biologiques : Homz (les humains), Nopons, Hayenthes ou les différentes espéces animales. Sur le corps de Mékonis, qui a d’ailleurs perdu son bras dans son combat millénaire contre Bionis, . Rapidement, une guerre a éclaté opposant les créatures de Bionis à celles de Mékonis et durant ce que l’on appelle « la bataille de la vallée de l’épée », nous apprenons qu’il n’existe qu’une seule arme pouvant percer le blindage des Mékons : la Monado, une sorte de grosse épée rouge avec un vinyle au centre. Le héros Shulk finit par se retrouver avec Monado dans les mains et nous voilà partis pour en découvrir plus sur les Mékons et au passage mettre fin au conflit qui risque de voir ces derniers triompher.

Xenoblade Chronicles se distingue vraiment des autres JRPG par son gigantisme. Tout est immense dans le jeu et tout nous pousse à explorer chaque zone dans les moindres recoins. Offrant un système de progression permettant de vraiment spécialiser les différents personnages comme on le désire, Xenoblade Chronicles offre un scénario complexe et profond avec pas mal de fulgurances. Le titre a récemment eu droit à sa version Switch 2 offrant quelques améliorations graphiques, un 60 FPS appréciable et surtout des véhicules permettant de parcourir plus facilement et plus rapidement les immenses étendues du jeu, un confort non négligeable et l’occasion parfaite de se pencher sur cette trilogie.

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Baldur’s Gate 3

L’année 2025 a été quelque peu compliqué pour moi, le pinacle ayant eu lieu durant l’été qui m’a forcé à être hospitalisé un peu plus d’un mois de Juin à Juillet. Heureusement, l’établissement dans lequel j’étais m’a permis de ramener mon PC portable pour enfin me mettre au monument Baldur’s Gate III. Parfois, apprécier un jeu c’est juste une histoire de « moment ». Je possédais BG3 depuis sa sortie mais impossible de rentrer dedans, ca ne cliquait pas et tout était beaucoup trop lent, verbeux et demandait trop d’effort pour mon petit cerveau de TDAH. C’est à l’occasion de cette hospitalisation que j’ai commencé le traitement médicamenteux m’aidant à mieux gérer ce petit problème et là miracle, d’un seul coup BG3 m’a happé et je n’ai pas su m’arrêter avant le générique de fin.

Malin, merveilleusement écrit et offrant une liberté d’approche inouïe, Baldur’s Gate 3 fait partie de ces jeux qu’on s’amuse à tordre dans tous les sens pour en éprouver les limites avant de se dire « oh putain ils y ont pensé ! ». Reprenant les régles de Donjons & Dragons, tout le jeu s’articule autour de lancers de dés conditionnant la réussite ou l’échec de nos actions. Si d’autres jeux s’étaient déjà appuyés sur des jets de dés, Larian a réussi à sublimer cette recette en rendant l’échec aussi, si ce n’est plus, amusant que la réussite. Alors oui, les perfectionnistes peuvent user et abuser de la sauvegarde rapide mais par pitié, si vous comptez un jour vous plonger dans ce monument du CRPG,  laissez-vous porter et acceptez l’échec comme une nouvelle possibilité plutôt que comme un raté.

Porté par une écriture maîtrisée de bout en bout, Baldur’s Gate 3 nous offre une galaxie de personnages tous plus attachants les uns que les autres, chacun ayant un background profond qui se révèle tout au long du titre et s’imbrique parfaitement avec la trame principale. Bonus non négligeable Baldur’s Gate 3 offre un mode coop qui permet de vivre l’aventure de 1 à 4 joueurs. A ce jour, c’est peut être LE titre qui a réussi à retranscrire au mieux le sentiment de jouer à un jeu de rôle autour d’une table avec ses potes. Baldur’s Gate 3 m’a sauvé d’un été morose à l’hôpital. Si je ne devais donner qu’un conseil c’est celui de s’accrocher pour passer les premières heures un peu poussive, l’expérience qui s’ensuit vaut largement cet effort et permet à Baldur’s Gate 3 de s’inscrire durablement au panthéon des meilleurs RPG de tous les temps.

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Inazuma Eleven: Victory Road

L’idée de cet article m’est venue un peu avant de partir en vacances en me demandant « quel jeu je vais bien pouvoir me faire cet été ? » et mon choix s’est porté sur le dernier volet de la franchise Inazuma Eleven.

Loin d’être un fan de foot, cet Inazuma Eleven me sert de point d’entrée dans les jeux de la licence et... CA c’est mon football ! Des mecs qui tirent des ballons de lumières, des tacles qui ne doivent même pas être autorisés au roller ball et des répliques plus grandiloquentes que des citations Facebook : « Je refuse qu’on manque de respect au foot » ou « le foot m’a trahi ! » le tout saupoudré de séquences animées plutôt cool ! Pour ceux qui ne seraient pas familiers avec la licence, voyez ça comme une sorte de Olive & Tom/Captain Tsubasa over the top.

Côté gameplay, pas de FIFA ici. Inazuma Eleven est un bon vieux RPG avec ses persos à faire XP, ses équipements à acheter, ses stats etc. Imaginez juste des combats à 11 contre 11 avec des compétences offensives, des compétences défensives et un rythme assez dynamique pour garder le côté sportif. Lorsqu’un défenseur et un attaquant se rencontrent, un face à face se lance et c’est à celui qui a les meilleures stats associées à la bonne compétence qui remporte l’affrontement. Pour les shoots, rien de bien compliqué non plus, chaque gardien a l’équivalent d’une jauge de PV, chaque buteur une puissance d’attaque associées à différentes compétences. Si le montant de l’attaque est supérieur aux « PV » du goal, alors paf ça finit au fond du filet, sinon la jauge du gardien va baisser et il faudra s’y reprendre autant que nécessaire pour l’amener à zéro. Une fois un but inscrit, la jauge se remplit à nouveau.

Je ne rentrerais pas dans les détails de calcul ici mais même sans être un fan de foot, loin de là, je me suis rapidement pris au jeu. Il y a un côté jouissif à faire progresser son équipe et voir ses personnages se développer. Niveau scénario, on est sur du shonen pur jus ! Notre héros ne peut plus jouer au foot à cause d’une maladie du coeur (surement la même qui a éloigné Julian Ross/Jun Misugi des terrains dans Olive & Tom), il considère dès lors que « le foot l’a trahi et blessé à vie ! » Heureusement il arrive dans un tout nouveau lycée dans lequel le foot est tout simplement interdit. Enfin ça c’est jusqu’à ce que l’équipe de baseball s’amuse à détruire de vieux ballons à coup de battes et là on ne rigole plus, « on ne manque pas de respect au foot » ! Notre héros va donc décider de monter un nouveau club malgré le tabou que ce sport représente.

Bourré de contenu, cet Inazuma Eleven a largement de quoi me tenir tout le mois d’août car en plus du mode scénario, le titre propose également un mode chronique qui permet de créer son propre avatar et sa propre équipe dans une sorte de Gacha game permettant de collectionner les différents héros de la série. Sans compter derrière les nombreux modes en lignes pour se frotter aux équipes d’autres joueurs sûrement bien trop doués pour moi ce qui me poussera surement à faire l’impasse sur toute cette partie du titre.

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Comme expliqué plus haut, le but ici n’était pas de vous faire un récapitulatif des meilleurs jeux de l’été où de ce qui fait un bon jeu de l’été. Comme beaucoup d’autres médias, le jeu vidéo est une histoire de moments et d’expériences personnelles. N’hésitez pas en commentaire à nous faire part de vos « meilleurs jeux d’un été », des titres qui n’ont parfois aucun lien avec la saison mais qui ont juste été là au bon moment pour vous offrir de vraies bonnes vacances de games.

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