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[Test] Mother Russia Bleeds (Switch)

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Sorti en 2016 sur PC, Mother Russia Bleeds a débarqué sur Switch. C’est la parfaite occasion pour retourner balancer des mandales à des bolcheviques mal lunés, et aussi de vous parler un peu de ce beat’em all ravageur.

Hotline Russia

Mother Russia Bleeds s’inscrit dans la parfaite lignée des jeux indés à succès sortie ces dernières années. Avec ses graphismes datés mais léchés et sa synthwave à toute patate, on ne peut s’empêcher de penser à Hotline Miami. Mais la comparaison s’arrête à ces points là. Ici, on ne parcoure pas un niveau en large et en travers pour buter avec perversion le moindre gars qu’on croise, ici, on avance et on fout des patates de forain au moindre gars qu’on croise. Bon ok c’est un peu pareil. Mais en pas pareil.

Donc, Mother Russia Bleeds nous propose de prendre le contrôle de combattants de rue au beau milieu d’une Union Soviétique dystopique des années 80. Emprisonnés par des scientifiques un peu chelous et exposés à une drogue de synthèse qui les rend surpuissants, nos groloulou vont s’en donner à cœur joie pour s’évader et trouver les responsables de leur calvaire. Et pour ça, bah rien de compliqué, suffira de taper. Fort logiquement, les plus anciens retrouveront bien vite leurs marques puisque le jeu rend hommage aux cadors du genre, Street of Rage en tête.

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On retrouve donc un paquet de mouvements fort peu novateurs, mais de valeur sûre. Il est ainsi possible d’alterner entre coup fort, faible,  saut, chope, juggle et l’utilisation d’armes ramassés à même le sol. Plusieurs combinaisons sont possibles et l’on découvre au fil du jeu que la palette de mouvement s’avère bien plus poussée que l’on pensait, et ça, c’est très appréciable. Le personnage est aussi doté d’un pouvoir spécial, rechargeable à coup de drogue prélevées à même le cadavre des ennemis, qui activé lance un mode berserk spécialisé pétage de mâchoire qui donne les meilleurs sensations en jeu. A noter que d’autres pouvoirs peuvent être déverrouillés dans un mode horde.

Final Fight

En termes de gameplay, c’est donc du tout bon. Tout comme la direction artistique, glauque à souhait. On se fait donc trimbaler à travers des niveaux de moins en moins accueillants, qui ne respirent pas la nouveauté, mais ne peuvent qu’inspirer le respect face au travail minutieux effectué par les développeurs. Du bidonville violent, en passant par le labo cradingue et le nightclub mal fréquenté, on n’échappe absolument à aucun passage obligatoire du genre. Mais avec classe. Mother Russia Bleeds possède sa propre patte artistique et ne peut laisser indifférent tant le soucis du détail cradoc est proéminent.

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Le bat blesse lorsque l’on prend la manette en main, et notamment à cause de la difficulté mal dosée du titre. On alterne entre des passages où l’on peut facilement exprimer ses jolis combos et latter des junkies avec bonheur, avec des passages complètement secoués où l’on finit par appuyer sur tous les boutons pour envoyer le maximum de mandales à la seconde et espérer se débarrasser du trop plein d’ennemis. Deux raisons à cela. Déjà, les adversaires se transforment bien souvent en sac à PV, ce qui rend les combats inutilement long. Ensuite, et c’est un véritable problème lorsque cette raison se mêle à la première, les adversaires sont bien trop nombreux par vague. Ceci occasionne un gros manque de lisibilité lors des affrontements, et l’on se retrouve bien bien en mode survie pendant que notre personnage rebondit comme une boule de flipper au gré des enchaînements qu’il se prend de toute part. Frustrant. Imaginez donc lorsque vous invitez un pote à jouer avec vous. Mother Russia Bleeds requiert une bonne dose de sang froid.

Et sur Switch du coup ?

Puisque c’est bien le sujet de ce test, la version Switch de Mother Russia Bleeds tourne comme un charme sur la console de Nintendo. La prise en main est aisée, les coups sortent sans problème. Aucun ralentissement n’a été noté. Reste que la taille de l’écran n’aide pas vraiment à améliorer la lisibilité du titre, mais cela reste parfaitement jouable.

En bref

Mother Russia Bleeds est un bon beat’em all, rendant parfaitement hommage à ses illustres aînés tout en apportant sa petite touche personnelle pas dégueu. Reste que la difficulté est plutôt mal gérée et n’arrange rien aux soucis de lisibilité occasionnés par la multitude d’effets visuels et le nombre élevé d’ennemis par vague. C’est dommage, pour un jeu qui apporte tant de subtilité.

On a aimé :

  • la subtilité des mouvements
  • la direction artistique glauque et crade à souhait
  • l’OST

On a moins aimé :

  • le manque de lisibilité
  • la difficulté mal dosée

Craquez vos PO si :

  • Vous aimez les beat’em all
  • Street of Rage est votre jeu de l’amour

Quittez la partie si :

  • Vous êtes maniaque de la propreté
  • Vous manquez de patience
Mother Russia Bleed – Le Cartel Studio / Devolver Digital
PC / PS4 / Switch – 14,99€
CE TEST A ÉTÉ RÉALISÉ À PARTIR D’UNE VERSION FOURNIE PAR L’ÉDITEUR

Défoulant

Brillant hommage aux beat'em all des années 90, Russia Mother Bleeds envoie le pâté sur Switch malgré quelques soucis de difficulté et de lisibilité.

7
Note finale:
7

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