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[Test] Ark : Survival Evolved

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Après une longue période d’early access, deux ans tout de même qui lui ont permis d’accumuler plus de 5 millions de ventes, Ark: Survival Evolved sort de sa stase pour devenir un vrai jeu complet en bonne et due forme. L’attente valait-elle pour autant le coup ?

Bienvenue au Jurassique technique

Il y a pas mal de choses qui vous frapperont au lancement d’Ark, des choses qui vous procureront des sensations intenses, des sentiments forts, qui peuvent se résumer par une grande impression de se faire prendre pour un pigeon. Techniquement, le jeu est une honte, un scandale. L’optimisation est aux fraises, que ce soit sur PC où une bête de compétition vous sera nécessaire pour atteindre les 30 fps quasi constants, ou sur consoles que le soft mettra en PLS. Et pourtant, l’on ne peut pas dire que les graphismes flattent particulièrement la rétine. Bien au contraire, tout est assez grossier, voire très laid par moments, quand les textures n’apparaissent pas au dernier instant. L’on ne peut pas dire non plus que le moteur du jeu soit extrêmement performant puisque vous aurez l’impression de diriger un blob de 500 kilos qui glisse sur le sol. Gros big up aussi à la brasse avec les bras hors de l’eau qui facilite grandement l’immersion (non.).

Mais alors quoi, se pourrait-il qu’Ark: Survival Evolved ait été conçu avec le fion ? La réponse paraît plutôt évidente. Et je ne vous ai pas encore tout dit. Pourtant, sur le papier, le jeu avait tout pour plaire. De la survie, des dinos, du craft, un arbre de compétences, du multi, comment se planter avec un combo pareil ? Eh bien, en ajoutant une cerise au caca au dessus de ce beau gâteau. Chacune des features se voit plombée par un souci technique ou ergonomique qui rendrait fous les plus patients d’entre nous.

La cabane au fond du jardin

Le principe du jeu est plutôt simple, dans un univers bac à sable, il vous faudra faire survivre votre avatar, que vous aurez au préalable façonné dans un éditeur de l’enfer, dans un monde hostile où chaque bestiole essaiera de vous becter. Comme un Tamagotchi, votre personnage aura une barre de faim, de soif, de température et de santé. Il vous faudra alors le bichonner pour passer les premières nuits tendues qui vous attendront. Et pour ça, pas de remède miracle, le loot sera votre ami. D’abord à main nue comme un gros bonhomme des cavernes, l’accumulation des ressources vous permettra de vous créer vos premiers outils grâce à un habile onglet de craft très ergonomique.

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Non j’déconne, vous allez galérer à comprendre comment créer la moindre broutille tellement le menu est mal pensé, brouillon, avec des icônes partout. Pire encore, vous êtes véritablement livré à vous même et vous irez bien vite faire un tour sur les différents forums et wiki pour comprendre l’étendue des possibilités qui s’offrent à vous. Qu’un jeu ne vous indique pas comment crafter les objets passe encore, mais que le système de craft soit parfois complètement illogique n’est absolument pas normal. Ce côté tout sauf user friendly s’avère dommageable pour le jeu qui a pourtant tant à proposer, notamment grâce à son arbre de compétences qui vous fera passer par les différents âges de notre humble civilisation. Du bois, au métal, en passant par la pierre, jusqu’à l’utilisation de technologies alien, vous aurez un large choix d’outils, de recettes et de constructions à portée de main. Enfin, une fois que vous aurez apprivoisé la physique désastreuse du jeu. J’espère que vous n’avez pas peur de recommencer la même action une bonne dizaine de fois avant d’obtenir un résultat satisfaisant. Après quelques heures, vous devriez vous retrouver avec une bien jolie base si vous n’avez pas brûlé ce jeu du démon.

Tiens, voilà du gourdin

Et construire une base ne servira pas qu’à vous protéger des sales bestioles qui veulent vous déchiqueter la tronche, mais aussi, si vous jouez en PvP, des autres joueurs qui bien souvent voudront vous… déchiqueter la tronche. Quelle vie mes amis ! Dans ce cas, on ne vous conseillera jamais assez de rallier une tribu, sans quoi atteindre la fin du jeu (oui parce qu’il y a une fin, sous amphet’, mais une fin quand même) relèvera du parcours du combattant impliquant une très grosse préparation, et donc beaucoup de loot, beaucoup de craft, beaucoup d’XP à obtenir, et… mon dieu j’en ai des suées rien que d’y penser.

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Oui donc, rallier une tribu c’est un peu la voie à privilégier, surtout si vous tombez sur des bonnes poires qui font 20 fois plus de taf que vous puisque l’XP sera partagée et vous pourrez profiter de leurs ressources. En somme, c’est parfait. Et puis, c’est quand même mieux d’aller péter la tronche à d’autres joueurs en bande organisée ! Enfin, si tant est que vous aimiez les combats au corps à corps beaucoup trop longs, sans ressentir l’impact des coups et avec une grosse dose de lag parce que le netcode semble être immunodéprimé. Encore que les bastons à dos de dinos peuvent provoquer quelques fous rires tant les bêbêtes semblent paniquer devant le moindre obstacle.

Attention dino danger

Avouons-le, ce qui nous a tous fait pencher vers ce jeu au départ, ce n’est pas ses promesses de craft, de survival ou de baston, c’est bien le dressage de MOTHAF*CKING DINOSAURES ! Eh bien devinez quoi, c’est aussi plombé par les mêmes problèmes. Le principe est assez simple, vous repérez un bon gros dino des familles, vous essayez de l’assommer sans vous faire bouffer puis vous le nourrissez avec la bonne nourriture tout en le gardant amorphe jusqu’à ce qu’il vous fasse des grosses léchouilles. Et c’est long. C’eeeest loooooong. D’autant plus long que l’animal est puissant. Mais bon, le jeu en vaut la chandelle Larmina puisque votre dino dompté deviendra très vite votre nouveau meilleur pote à qui vous pourrez donner des ordres comme un bon gros toutou. Et puis c’est quand même la classe de débarquer dans une base ennemie à dos de raptor !

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Et si vous avez l’âme d’un dresseur, vous pourrez peut être vous lancer dans le croisement de dino ! Il suffira de faire accoupler deux bestioles et de bichonner l’œuf qui en résultera. Je pense qu’à ce stade du test vous aurez compris que si la théorie s’avère plutôt simple, la pratique, elle, est une nouvelle fois désastreuse et compliquée pour un rien. Entre les différentes tâches à effectuer pour prendre soin du bébé, la préparation des aliments et l’interface moisie, seuls les plus patients et persévérants y trouveront leur compte. Et bien leur en fasse puisque le système de croisement semble être bien plus profond qu’il n’y paraît avec un système de statistiques plutôt complexe. Enfin un bon point.

En bref

Ark; Survival Evolved a clairement trouvé le bon filon marketing en introduisant des dinosaures dans un jeu de survie qui s’avère au mieux lambda, au pire effroyable techniquement et ergonomiquement. Et pourtant sur le papier, tout était réuni pour faire un jeu bougrement palpitant, mais deux ans d’early access n’ont pas suffi pour transformer l’essai.

On a aimé :

  • Bah y’a des dino
  • Le système de domptage intéressant
  • La liberté de construction

On a moins aimé :

  • La technique scandaleuse
  • L’ergonomie aux fraises
  • La répétitivité des tâches (pour pas grand chose)
  • Cette impression qu’on se fiche un peu de notre gueule quand même

Craquez vos PO si :

  • Le faites pas sérieux.

Quittez la partie si :

  • Vous êtes sain d’esprit.

Ark: Survival Evolved – PC / PS4 / Xbox One – 55€

Price Minister

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CE TEST A ÉTÉ EFFECTUÉ SUR UNE COPIE DU JEU FOURNIE PAR L’ÉDITEUR

 

A fuir

Technique désastreuse, ergonomie infecte, physique inexistante, Ark: Survival Evolved est une honte que même les dinosaures ne sauvent pas.

3
Note finale:
3

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