Cinéma 1

[Dossier] La Vague Ninja des années 80/90 Part II


Après avoir réalisé une première partie plus historique. Nous allons maintenant nous attaquer à l’image « pop » du ninja. On va commencer par discuter des films les ayant mis en scène dans notre plage temporelle. Je fus en effet surpris par le nombre de productions au sujet des ninjas, c’est pourquoi j’ai choisi de faire une séparation cinéma tv / Mangas/Animes et Comics et enfin jeux-vidéo pour éviter de vous faire saigner des yeux avec un pavé intergalactique. N’ayant pas vu tous les films et le sujet étant vaste, l’article se veut bien entendu une sélection, avec un point d’orgue sur l’humour, j’ose espérer que vous prendrez autant de plaisir que moi en visionnant ces extraits.

Les années 80 bordel ! Ce temps béni des films d’actions, de Sf et de fantasy. C’était l’époque de Conan, Mad max, Star Wars, Retour vers le futur , Evild Dead, Ghost Buster etc… Période sacrée des Schwarzy, Stallone, JCVD et bien d’autres. Les années 80 c’est également la décennie des Ninjas qui vont devenir une figure vendeuse des films d’art martiaux.

Du coup certains sentent le bon filon, et la plupart des films de Ninjas qui furent produit dans lesquels ils tiennent le beau rôle sont loin d’être des œuvres d’art du cinéma. Malgré tout, ceux-ci participent à l’intérêt nouveau  de l’occident pour le manga ou les animés ou encore pour les art martiaux et les sports de combat en général.


Les précurseurs :

Kurosawa et les « Westerns » japonais.




On ne peut pas parler de films de sabres et d’arts martiaux sans parler du grand Akira Kurosawa. Dès 1954, Kurosawa parvient à nous sortir une sorte de « Western » à la japonaise, les sept samouraïs puis en 1961 Yojimbo (le garde du corps). Pour les occidentaux qui ne connaissaient pas le cinéma japonais, c’est une sorte de « choc ». Le style de Kurosawa épate par sa façon singulière d’apporter un film de divertissement, par la richesse des acteurs (Toshiro Mifune !) et des personnages et par ses nouvelles méthodes cinématographiques (transitions entre les scènes, utilisation de l’environnement pour renforcer un effet dramatique). Kurosawa inspirera ensuite les Westerns Spaghettis ou encore des réalisateurs comme Georges Lucas. Notons également les nombreux combats de sabres avec des scènes ou bons nombre de personnages se font tout simplement trancher, même si pour Yojimbo ou les sept samourais, le tout reste relativement « soft ».




Kenji Misumi le dieu des films de sabres.

Réalisateur de six films de la saga Zatôichi et de cinq de Baby cart (années 70 ), Kenji Misumi réalise une sacrée performance. Baby cart, inspiré du manga (Lonewolf and Cub) , met en scène un samouraï déchu promenant son gamin à poussette et massacrant tout le monde sur son passage . Les membres volent, le sang gicle comme jamais (et oui Misumi est un peu le papa de la bonne grosse giclée de sang après le coup de sabre) et on s’aperçoit au fur et à mesure des épisodes que la poussette n’est autre qu’un Tank. L’acteur principal, Tomisaburo Wakayama, avec ses quelques kilos en trop, sa voix grave et sa maîtrise du personnage d’Ogami Itto est admirable.

Misumi intègre pour l’une des premières fois dans un film de sabre des scènes d’une rare violence et prend soin de tourner son film de manière à retranscrire au mieux le manga. A la manière de Kurosawa, Misumi sera repris par Tarantino (Kill Bill) tandis que Lonewolf and Cub (le manga) et l’adaptation américaine de Baby cart (Shogun assassin) vont surprendre l’Amérique et plus particulièrement Frank Miller.

On trouve dans les baby cart de nombreux ninja, qui servent d’amuses-gueules au héros de l’histoire : Ogami Itto. Ceux-ci sont d’ailleurs plutôt bien retranscrits : ils se servent des différents environnements pour se cacher, utilisent des déguisements et tiennent des rôles d’informateurs. Pas de magie à la con ni de saltos sur 50 kilomètres. Même si le film reste une production des années 70, les combats, s’ils sont parfois exagérés, en font rarement trop.




Le Kung-fu de Bruce Lee

Si je connais personellement mal Bruce Lee il fallait pourtant bien que je le cite en une petite ligne . Car il a joué un rôle majeur dans la mode des films d’arts martiaux qui vont suivre après sa mort en 1973. Il a inspiré énormément d’acteurs liés au domaine  mais également de nombreux jeux vidéos ( Maxi dans Soul Calibur, Liu Kang dans Mortal Kombat, Fei-Long dans Street Fighter).


Les films de Ninjaponais

On peut noter que bons nombres de productions Japonaises des années 70 ou début 80 vont inspirer les films étrangers qui viendront ensuite, bien que les film mettant en scène des ninjas apparaissent au Japon dès 1916 (films muets) et après guerre (dont on dit qu’ils sont connotés, prêchant l’image d’un surhomme Japonais comme dit dans la première partie) . On peut citer Shinobi no mono, un drame historique en neuf épisodes plutôt réussi ainsi que Ninja wars (plus loufoque avec de la magie mais qui doit être agréable à regarder selon plusieurs critiques).



Cependant, même si la production de films de Ninjas (ou des films mettant en scène des ninjas) au Japon a toujours été riche jusqu’à aujourd’hui, elle ne se différencie pas nécessairement en qualité vis à vis des films étrangers. On trouvera cependant un mélange plus exhaustif d’adaptations de mangas, de films d’actions, de films fantastiques ou de films mettant en scène des Kunoichi (Ninjas féminins). La plupart d’entre eux sont hélas oubliés ou difficiles à trouver, en tous cas lorsqu’il s’agit de films complets et non d’extraits.






La déferlante

Nous en arrivons au cœur du sujet ! Nous sommes en pleine période des films d’actions et si tout d’abord le Kung-fu ou le karaté sont plus à la mode, une figure va sortir du lot par son histoire empreinte de mystère : le Ninja.

Il est facile de voir en nos amis les Ninjas la figure parfaite pour les films d’arts martiaux : les différentes armes qu’ils utilisent ( sabres, crochets, griffes), leur discrétion et leur aura de mystère (et la combinaison noire trop dark) et enfin le fait que le Ninjutsu est resté plus ou moins authentique et qu’il n’est pas encore répandu comme enseignement « sportif » (à l’inverse du karaté ou du judo par exemple). Enfin on peut aussi facilement les intégrer avec de la magie en se basant sur les figures du kabuki et des anciens contes Japonais (Jiraya, voir première partie). Mélangez ça avec l’intérêt récent des  occidentaux pour l’Asie et on assiste à une véritable explosion.


Godfrey Ho, maître du nanard Ninja.



Il est adulé sur Nanarland et à juste titre. Il ne se souvient même plus du nombre de films exact qu’il a produit (plus de 115 selon wikipedia). Adepte du Ninja, la plupart de ses films portent un titre incluant le mot. Ho est un spécialiste lorsqu’il s’agit de réaliser des films à bas budget, appliquant l’incroyable méthode du deux en un (deux films pour le prix d’un) : méthode consistant à mélanger des morceaux de vieux films asiatiques et des scènes avec des acteurs occidentaux  tournées à la chaîne.

L’ami Godfrey produit ensuite plusieurs films en intégrant ou reprenant les diverses plans qu’il aura tourné. Si bien que certains de ces films n’inclueront que 5 ou 10 minutes tournées véritablement par le réalisateur. Il est d’ailleurs amusant de voir que Godfrey Ho terminera sa carrière en tant qu’enseignant dans une école de cinéma de Hong-Kong.

Dans ses films, les ninjas sont véritablement massacrés, si bien que l’effet en devient hilarant. Acteurs occidentaux moustachus interprétant des ninjas en tenues fluos (bonjour la discrétion), scènes de combat alarmantes et ajout des fameux bandeaux trônant fièrement sur le front de nos héros avec écrit en grosses lettres rouges sur fond blanc NINJA. On y voit également des ninjas rétrogradés aux clichés de méchants violeurs, de personnages immortels ou affublés de pouvoirs magiques farfelus.






Ninjaméricains :

Ils sont issus de l’influence de Bruce Lee et d’autres productions Japonaises des années 70 ou des années 80. Ces films à petits budgets (souvent produits par la même société: cannon group)  se concentrent plutôt sur la présence d’un acteur star et réalisent parfois de petits succès en salles. On y voit Sho Kosugi (Enter The Ninja, The Revenge of the Ninja), acteur Japonais expatrié aux Etats Unies tenant dans la plupart de ses films le rôle d’un ninja, ses  sourcils noirs enfoncés derrière la cagoule passeront d’ailleurs à la postérité. On voit également se produire des acteurs comme Chuck Norris (dans octagon alors qu’il portait encore la Moustache) ou Michael Dudikoff (ex mannequin et pédopsychiatre devenu acteur de séries B).











Si la plupart de ces films ne présentent pas vraiment les ninjas comme ils devraient l’être, ils ne sont pas foncièrement si mauvais et n’atteignent pas toujours le niveau nanard des Godfrey Ho. Ils reprennent néanmoins des clichés (les méchants ninjas violeurs assassins avec pouvoirs magiques) et mettent en avant le héros américain patriote et fier de lui.



Enfin le cinéma adaptera également les célèbres tortues ninjas dans trois films d’une qualité assez médiocre aussi mais qui possèdent le mérite de reprendre l’histoire du comics (en tous cas pour le premier d’entre eux).

Plus connus que les Godfrey Ho ou que certaines productions Japonaises de l’époque, ces films de ninjas à l’occidentale modèlent le personnage pop du Ninja et amènent à un marketing et à une fascination forte à leur égard. Magazines parlant d’arts martiaux, escrocs vendant des livres sur les « secrets des ninjas », produits dérivés comme les jouets et les déguisements, ventes de faux sabres et armes de Ninjas, tout le monde profite du filon. Si bien que certains fanas de ces époques forment encore aujourd’huides collections rétro autour du phénomène.

C’est suite à cette image troublée du Ninja que Hatsumi Masaaki créera le Bunjinkan, afin d’apporter une image plus « clair » du Ninjutsu véritable. Citons également l’historien britannique Stephen Turnbull, expert des samouraïs et de l’histoire militaire du japon, qui publiera ses premiers ouvrages dans les mêmes années environ et éclairera la lanterne de bons nombres de fans sur les véritables Ninjas.


Figurines issus du dessin animé « Chuck Norris Karate commando »


Stickers Ninjas 80’s

Autres :


On compte aussi parmi les divers films de Ninja d’époque des productions chinoises (qui mélangent souvent les Ninjas au Kung-fu) ainsi que des films érotiques (à la Japonaise), on sait d’ailleurs que les Ninjas sont depuis bien longtemps utilisés dans le domaine du Manga hentai. On prête à ces films érotiques des années 80 des traits humoristiques, une histoire racontée malgré tout et parfois une certaine qualité de tournage .



En conclusion :

Si on ne peut guère s’attarder sur la qualité des films de ninjas ou les ranger dans les cahiers du cinéma, ceux-ci ont néanmoins permis d’établir un phénomène populaire intriguant. Les ninjas sont un exemple à la fois du foirage qui peut se faire lorsqu’on prend des éléments d’une culture extérieure sans source mais ils sont aussi, paradoxalement, un bel exemple de la richesse des échanges culturels possibles à notre époque. Plus que tout autre chose, ces héros de films médiocres ont inspiré des rêves de gosse, et ont permis à des acteurs de se hisser au rang de héros ou de véritables mythes vivants. C’est aussi par l’intermédiaire de ces années là qu’on a pu découvrir les animés, les mangas et toute l’étendue de la culture asiatique. Se pencher sur un film de Ninja des années 80 c’est aussi revenir à une époque particulièrement productive en matière de cinéma et se souvenir, avec nostalgie de toutes ces bonnes choses du passé !

Au sujet de la réalisation de l’article :Il est peu aisé d’établir une liste et une analyse de la plupart des films de ninjas des années 80 et 90. La plupart sont oubliés mais on peut néanmoins encore en voir par l’intermédiaire de DVD. Aussi cette chronique comporte sans doute des manques et il faudrait se reporter à des sites spécialisés pour comprendre l’étendue du phénomène. Ainsi la plupart des sources du dossier viennent de ces même sites (vintage Ninja, Nanarland, Wildgrounds et autres sites spécialisés dans le cinéma old-school et asiatique). Je tenais néanmoins à monter ce petit topic cinéma malgré tout, même si je n’ai pas vu la plupart des films mentionnés, histoire de faire partager des fou rires ou des regards curieux sur un cinéma méconnu et une période ou la production de films d’actions à bas prix était encore possible.


Cinéma Dans Ton Cinéma 2

[DTC] Sorties de la semaine


Une semaine sous le signe du X.



Les X-Men, plus "class" que jamais.

X-Men : Le Commencement (Matthew Vaughn)

Le réalisateur de Kick-Ass nous gratifie cette fois-ci d’un film avec de faux vrais super-héros (et pas l’inverse). Vous connaissez ses choix esthétiques et musicaux de talent (Stardust, Layer Cake, et sans citer à nouveau Kick-Ass), et vous savez qu’il a déjà pas mal travaillé avec Guy Ritchie. Forcément, on s’attend à ce que sa reprise de la licence à succès de Marvel tue des ponayz !

Avec Le Commencement, Vaughn nous embarque aux prémices de la légende. Avant même, donc, que les mutants n’aient révélé au grand jour leur existence. Et bien avant, encore, que Xavier et Lehnsherr ne portent les noms de Professeur X et de Magneto.

Ils apparaissent ainsi dans ce film non plus comme deux vieillards, mais bien dans la peau de leurs jeunes années, alors qu’ils n’avaient pas encore découvert toute l’ampleur de leurs pouvoirs respectifs.

Les fans qui se cachent parmi  vous le savent : autrefois Charles (incarné par James McAvoy) et Erik (Michael Fassbender) étaient amis et travaillaient main dans la main pour éviter que d’autres mutants n’amènent le monde vers sa destruction. Le Commencement explique comment ces deux jeunes hommes en sont venus à devenir les rivaux les plus populaires de la saga des X-Men. Sur fond de Guerre Froide, on retrouvera à leurs côtés en bien plus jeunes et avec une nouvelle panoplies d’acteurs les personnages de Mystique (Jennifer Lawrence), Stryker (Don Creech) ou encore Le Fauve (Nicholas Hoult). Et bien d’autres !

Pour l’anecdote, le film est adapté des comics Uncanny X-Men (1963) et X-Men: First Class (2006). Notons aussi le retour de Bryan Singer au scénario, lui qui avait passé la main de la licence dès le troisième volet des X-Men.

J’étais très sceptique au départ, mais j’avoue que le trailer et toutes les petites infos que je viens de vous donner me mettent l’eau à la bouche et augurent déjà beaucoup de bon… Sans compter, à l’écoute de la bande-annonce, que Vaughn sembler avoir une nouvelle fois accordé un soin tout particulier à l’OST.


Site officiel


Sources et images via Allociné


Sociologeek 8

[Sociologeek] : C’est l’histoire de.

C’est l’histoire d’un mec, et après je sais plus trop mais à la fin, ta mère c’est une pute.

Voilà le genre d’humour que j’apprécie, mais rendons à César ce qui appartient à César, et remercions LinksTheSun pour ses vidéos « Le Point Culture ».


Et c’est devenu presque un art que de pourrir amis et collègues avec cette blague.

D’où l’art de bien faire chier ses collègues. Ce n’est pas prendre à la légère.


Commencez bien la journée. Attaquez quand vous arrivez au travail soit avec : « Salosalisalut ! » ou un risqué « Salut bande de batards ! »

Enchainez en demandant un café au stagiaire, c’est important.

Puis d’un air délicat et ravis, prononcez la phrase suivante : « Holalala, hier, j’était bourré à la soirée ! Ha mais vous y étiez pas ? »

Pour paraphraser votre entrée, lorsque le stagiaire vous apporte votre café, regardez le circonspect et dites lui « Moi je l’aime noir et sans sucre, tu me le refais ? »

Tout au long de votre journée, faites vous passer pour le plus grand connard du monde. C’est très important pour être le plus apprécié par la suite.

Ponctuez toutes vos conversation par « Je n’crois pas non » d’un air un peu hautain. Cultivez votre coté je m’en foutiste.


Puis, lorsque la journée se termine, invitez vos collègues à passer chez vous. Prenez de la bonne bière, installez les confortablement, avec une musique d’ambiance sympa, refaites le monde, parlez travail, sans être lourd, appréciez les conversations et prêtez attention à la moindre remarque, le moindre détail.

Ponctuez la soirée par un magnifique :

« Cher amis, collègues, c’set un grand plaisir de vous avoir dans ma vie, c’est un privilège de vous connaitre et de savoir que vous êtes la. »

Attendez que quelqu’un dise : « Rhaaa mais toi aussi on t’aime bien ! »

Ce à quoi vous répondrez : « Normal, c’est moi le meilleur, bande de connards ! » Avec un grand sourire de circonstance, pour faire comprendre à vos chers et tendres que vous les aimez sincèrement quand même.


VULCAIN !

Cinéma Évènements 2

[Review] The Prodigies

The Prodigies - Avant-premiere

 

Vu en avant-première vendredi soir, en présence du réalisateur Antoine Charreyron, The Prodigies, le film d’animation en 3D du moment, dont KissMyGeek vous avait déjà parlé au début du mois. Alors, ça roxxe du short or not ?! Pour le savoir, suivez le guide !

 

The Prodigies, l'avant-première

 

“Where are you ?”
Très peu de dates d’avant-premières pour ce film d’animation , dont on vous avait déjà parlé au début du mois sur KMG. Et c’est donc au cinéma Le Cézanne, à Aix-en-Provence, vendredi soir, et en présence du réalisateur du film Antoine Charreyron, qu’a eu lieu la projection du film, suivi d’une séance de Q/As avec le public. Et si la salle n’était pas pleine à craquer, la majorité du public semblait très enthousiaste (et pour tout vous dire, moi aussi !)
Un film d’animation franco-européen, avec un aussi beau tapage médiatique, ça intrigue (!), et si j’étais prête à démonter le film, dégoûtée par l’usage abusif de la 3D cheap en superposition au cinéma, je ne suis pas pour le “trolling” gratuit. Avant de jouer les juges & bourreaux, il faut savoir de quoi on parle ! Retour sur cette séance épique, et un brin wtf tout de même !…

 

Antoine Charreyron
Antoine Charreyron, himself (oui, là, dans le coin en bas à droite !)

 

Team de geeks, travail européen
Avant d’attaquer les classiques “on aime / on aime pas” sur KMG, il faut un peu parler de l’équipe et des conditions de réalisation du film, car c’est assez phénoménal comme organisation.

Si Viktor Antonov (qui s’est chargé de la création de l’univers visuel et la 3D avec A.Charreyron) n’a pas pu être présent à cette avant-première, et c’est à lui qu’on doit l’univers si particulier de The Prodigies. En collaboration avec le dessinateur de comics mexicain, Humberto Ramos (The Spectacular Spider-Man, The Amazing Spider-Man, The Runaways, Crimson), c’est à ces deux-là qu’on doit en majorité ce style graphique et visuel si différent de ce que l’animation nous propose ces derniers temps.

 

The Prodigies - artwork h.Ramos
Un des premiers artworks, collaboration entre Humberto Ramos & Antoine Poulain

 

On retrouve vraiment une ambiance de comics et de gameplay jeu-vidéo, l’animation est fluide, les persos vraiment expressifs et bien rendus grâce au système de MoCap (motion capture), le style graphique se démarque vraiment, et ça fait de suite plaisir un peu de nouveauté de ce côté-là.
Je vous avoue, nous étions nombreux à avoir peur de trouver dans The Prodigies, du “remâché” d’animation @ la Pixar / Disney et autres grandes prods américaines. Et pour le coup, le film balaie un peu le genre, et diantre ! Que ça fait du bien !!

 

The Prodigies - scène à NY
The Prodigies - scène à NY

 

Pour revenir à l’équipe du film, et notamment Viktor Antonov, son nom ne vous dit peut-être rien comme ça, mais c’est un des gars qui a bossé sur le design de jeux cultes comme Half-Life 2 ou Team Fortress (rien que ça, ça force le respect si on a aimé ces jeux !)

C’est grâce à la fan-attitude du réalisateur, qu’Antonov et Ramos se sont retrouvés sur le projet. En effet, étant fan de comics, et du boulot de Ramos, Charreyron n’a pas hésité à aller le dénicher sur son stand lors du SDCC (San Diego Comic-Con). Pareil pour Antonov: il a été le chercher, en lui parlant de son amour pour les jeux-vidéo (sans savoir que Viktor avait bossé sur un de ses jeux-vidéo cultes: Team Fortress !!)

De fil en aiguille, et grâce aux possibilités offertes par le Studio 37 d’Orange et la Warner Bros, Charreyron a réussi à former une équipe hétéroclite, mais qui a su produire un film cohérent, à fort rendu esthétique, et avec une 3D/relief natifs (et pas la fameuse superposition-cheap post-prod que je craignais !) 
Le boulot de design d’Antonov se retrouve bien dans le film, notamment dans le rendu de certaines scènes, traitées à la façon d’un tableau 2D, duquel jaillit, en un instant, le relief.

 

The Prodigies - artwork

 

Du live à la 3D…
Le film devait, à la base, être tourné en « live » (c’est-à-dire de façon traditionnelle, avec de vrais acteurs) mais pour plusieurs raisons, dont celle de la toute-puissante censure & de la violence du scénario, le film finira par être adapté en anim/3D, de peur de risquer une interdiction de diffusion en salles.

C’est après moult péripéties (et autres choix de casting – niveau réalisation – de la production que le scénario du projet a fini entre les mains de Charreyron. Issu de l’animation 3D (SupInfoCom) il y a voit une chance énorme (presque celle de sa vie !) quant à l’adaptation d’un de ses livres cultes à l’écran. Et bien que le film n’ai pas pu être tourné de façon live, il n’était pas question pour lui et son équipe de faire de la pure animation, mais bien d’utiliser la capture de mouvements avec de vrais acteurs, prêtant ainsi leurs expressions, apparences et corps au personnages.

Ceci ajouté à une bonne stylistique filmique, insuffle au film un dynamisme et une vivacité vraiment notable. Enchaînement des plans & travellings, des effets de caméras vraiment réalistes, le tout est über-fluide et agréable à regarder. Et on sent bien les influences de Charreyron (il en a d’ailleurs citées quelques unes, dont Hitchcock et Snyder) outre son geekisme, qu’il revendique à mort, son amour des univers mangas, comics et vidéo-ludique ressort bien dans The Prodigies.
 Et même s’il a répété ne pas avoir été le premier choix comme réal’ pour ce projet, il avouera avoir beaucoup investi sur ce film (plus de 3 ans de boulot intensif) pour au final ajouter :

« J’étais persuadé que ce serait mon premier et dernier film, donc on a tout donné !! »

 

The Prodigies, premier et dernier film
J’étais persuadé que ce serait mon premier et dernier film, donc on a tout donné !!

 

A History of Violence

Autre surprise, la gestion de la violence dans le film, en effet, s’il y a très peu d’effusions de sang (censure oblige), on sent bien la tension monter, surtout après l’agression des “enfants-prodiges”, scène qui en elle-même mérite d’aller voir le film !
Sans rien vous spoiler, il est quand même question d’un viol, et même en anim/3D, la façon dont l’équipe de Charreyron a choisi de traiter le sujet, est assez hardcore (surtout pour un film qui va surement être classifier pour les 12ans et +)

 


The Prodigies et la violence
Les bad-guyz ressemblent vraiment à des vilains de jeux-vidéo !

 

Antoine Charreyron a été marqué au fer blanc, durant son adolescence, par la lecture du livre dont s’est librement inspiré le film: La Nuit des Enfants Rois de Bernard Lenteric, à qui The Prodigies est d’ailleurs dédié. Ce n’est vraiment pas un hasard que l‘on y retrouve une ambiance très tendue, et bien exploitée sous la forme de tableaux épurés, à l’ambiance très rythmée, mix d’avance rapide & arrêt sur image, et où le monde imaginaire des prodiges prend le pas sur la réalité.
La découpe du film avant/après l’agression est un bon point, l’atmosphère change subtilement, qu’il s’agisse de la ville ou bien des personnages, même les décors se teintent de touches plus sombres, et c’est dans la deuxième partie pour ma part, où j’ai noté le plus de références à l’univers des comics.

 

La Nuit des Enfants-Rois de Lenteric

 

Ni Gotham, ni la Grande Pomme
Un peu plus de 3 ans pour réaliser un film avec de vrais acteurs, avec un New-York grouillant de vie, de mouvements, de foules, et fourmillant de détails (et nombres de clins d’oeil à l’univers geek), bien loin d’une cité sombre comme Gotham City par exemple.

Une ville remplie de pubs également (crédits pour le film oblige) au plus on fait de la pub, au plus on obtient des aides, et le réalisateur l’avouera:

« Au bout d’un moment, toutes ces canettes de soda (ndr: Coca pour ne pas citer) on ne les voit plus, on se concentre sur le film, elles font partie du décor, et on continue à bosser sur ce qui est important… »

 

The Prodigies - NY City

 

Idem pour une certaine marque de portable (ndr: Sony Ericsson) ou bien encore la super batmobile de Jimbo Farrar, le héros, une belle berline bien nerveuse (ndr: une Audi A5 noire) et quand un spectateur lui demande pourquoi avoir choisi cette marque, Charreyron répond, toujours avec le même humour:

« Bein, parce que j’aime la marque et que je veux vraiment avoir cette caisse !! Bon, on m’a fait comprendre que c’était pas pour tout de suite… » (rires)

 


La belle Audi A5
La fameuse Audi A5 du héros, Jimbo (et tant convoitée par Mr Charreyron !)

 

3D or not ?!
Alors 3D ou pas 3D ?! Perso, je vous dirais: prenez vos lunettes et advienne que pourra !!

J’ai trouvé le film assez dynamique et les effets 3D y ont joués, notamment pour les scènes les plus violentes (qui m’ont bizarrement rappelé la série des Metal Gear Solid, allez savoir pourquoi !?)
Bref ! oui pour la 3D, mais ça ne m’empêchera pas de le revoir en 2D tout de même, tout comme j’avais fait pour Avatar, en cause, toujours le même soucis: la perte de la luminosité et l’exploitation des couleurs, atténuées par ces fichus binocles !

 

The Prodigies et la 3D
Comment ça, il faut encore d'autres lunettes pour voir le film ?! (Jimbo Farrar, le héros du film)

 

Pendant la séance de questions à Mr le réalisateur, je n’ai pas pu m’empêcher de demander “Pourquoi l’usage du relief ? alors que l’animation en elle-même est assez rythmée, avec nombres d’effets 3D ?!…”
Premier effet KissCool: il a rit et 2ème effet KissCool: il a cru que j’avais détesté le film ! *lol*
Puis plus sérieusement, il a expliqué son point de vue: le fait qu’il avait été scotché à la sortie d’Avatar, mais aussi par la façon dont Hitchcock avait su rendre l’effet de 3D dans ses films, à une époque où la notion de relief n’existait pas encore. Et d’ajouter, pour les sceptiques :

« Je pense que nous sommes à la fin de la première génération de l’utilisation de la 3D, les techniques vont s’améliorer pour qu’on puisse enfin se débarrasser de ces lunettes encombrantes ! … je crois fermement au relief et à son futur dans les films ! »

 


On Aime

 

  • la qualité de l’animation
  • les références à l’univers comics & geek
  • le chara-design des personnages et leurs expressivité
  • le rythme dans le film et l’alternance d’angles de prises de vues / de styles
  • les scènes de violence assez fortes (malgré l’absence de sang)
  • la musique qui colle bien à l’action, grâce à un grand compositeur, Klaus Badelt !!
    (ex-compère de travail d’Hans Zimmer, il a notamment écrit les musiques d’Equilibrium, Pirates des Caraïbes : la Malédiction du Black Pearl, Constantine entre autres)
  •  

    On N'aime Pas

     

  • si on comprend la peur de la censure et le risque de ne jamais voir sortir le film, l’absence de sang / marques de coups et blessures est un peu perturbante (l’habitude des JV et/ou autres films gores surement !)
  • quelques scènes à plan fixe, qui sont un peu longuettes
  • les voix françaises, pour un film dont l’action se déroule aux States, on aurait bien aimé avoir droit à une version en V.O.
  • l’humour douteux du réalisateur *lol*
  •  

    Conclusion:
    Grande fan d’animation devant l’éternel, je m’attendais à tout, sauf à en être aussi surprise, en bien. C’est avant tout le mélange film d’anim/3D qui joue avec les codes des films ditlive, qui est bluffant (ça m’avait fait un peu le même effet avec Renaissance et A Scanner Darkly). N’ayant pas lu le livre de Lenteric, j’ai été assez impressionnée par la violence de l’histoire. Car à part nos amis asiatiques (japonais & coréens notamment), rares sont les films européens traitant ou adaptant à l’écran des sujets aussi “sérieux”, surtout en les traitant version comics.
    Et bien que je sois loin de l’avis de ce fan,qui a avoué au réalisateur, après la séance, “que le film lui avait rappelé le même genre de ressenti que lors de la vision d’un Akira…” (hey buddy, il faut pas pousser mémé aux orties, tout de même !! Seriously: AKIRA, QUOI !!! c’est comme Ghost In The Shell = INTOUCHABLE !!)


    Donc non, The Prodigies ne vous fera surement pas ressentir les mêmes émois que les bijoux d’Otomo ou d’Oshii, mais un film franco/européen avec une aussi bonne qualité graphique, autant de dynamisme dans l’animation, de travail avec l’auteur, de références et surtout de sincérité et de boulot, ça mérite qu’on lui donne une chance !

    Et puis si le film ne vous transcende pas, mais qu’au moins il vous interpelle et/où déroute vos neurones de geeks, je crois que l’équipe aura réussi son pari: nous sortir de la réalité et nous proposer de l’originalité, une fresh touch et ça, c’est pas donné à tout le monde !

     

    Pour finir, un merci @ à Mr Charreyron pour sa proximité avec le public, ses blagues de geek-wtf ET la jolie dédicace ^^ (bonne chance pour décrocher l’Audi !)
    Et à lui à toute son l’équipe et : keep up the good work, guyz !

    À noter: The Prodigies sera présenté hors-compétition au Festival d’Annecy
    (du 6 au 11 Juin prochain)

     

    *BONUS*
    Cadeau n°1: Les 6 premières minutes du film !

     

    Cadeau n°2: Le clip officiel du single « I Cannot Think » du groupe Outlines (*spoilers inside*)

     

    (Sources)
    Le trailer du film sur KissMyGeek
    Le site officiel
    The page FacebookLa fiche du film sur Allociné
    La page du film au prochain Festival d’Annecy
(Crédits photos de l’avant-première aixoise: Alice pour KissMyGeek)

     

    High-Tech Jeux Vidéo 4

    [Test] Razer Tron Gaming Mouse and Mat

    Il y a quelques temps, j’étais à la recherche d’une nouvelle souris orientée gaming. Mon choix s’est tout naturellement portée vers la marque Razer qu’on ne présente plus et en particulier sur le kit Tron (fan boy, tout ça). Celui-ci comporte une souris ainsi qu’un tapis aux couleurs du film et coûte environ 130€. Après quelques semaines d’utilisation, je suis en mesure de vous dire ce que j’en pense.

    La souris.

    Et voilà la bête !


    On commence tout d’abord avec ses caractéristiques :

    • 7 boutons Hyperesponse
    • Capteur laser de 5600 dpi
    • Ultrapolling (réponse 1 000 Hz / 1ms), pour une parfaite réactivité
    • Conception ambidextre
    • Effets lumineux et sonores au démarrage et à la fermeture
    • Alertes lumineuses
    • Câble USB tressé de 2 mètres
    • Compatible PC/Mac

    Ce qui frappe dès le départ est son aspect visuel. Sa forme aplatie et élancée ainsi que les bandes bleues rappellent très bien les Lightcycles du film. C’est une franche réussite. La souris est parfaitement symétrique, les gauchers y trouveront parfaitement leur compte. On retrouve donc 7 boutons : les deux principaux intégrés dans la souris qui sont très silencieux ainsi que deux de chaque côté, en caoutchouc et très faciles d’accès. La molette quant à elle est en caoutchouc et crantée et se révèle assez précise.

    Des courbes élancées et agressives, oui oui, je parle bien d'une souris là.

    La souris est très agréable au toucher et contrairement à d’habitude, son revêtement est en plastique. On regrette juste le fait qu’elle soit trop aplatie, nous obligeant à poser le poignet ce qui peut s’avérer un peu désagréable. Cependant elle se rattrape par sa légèreté.

    Sous la souris, on retrouve 4 patins en téflon qui sont petits, bombés et qui ont l’air très résistant. Rien à reprocher sur la glisse. On retrouve aussi le capteur laser de 5600 dpi (on ne fait pas mieux) avec un temps de réponse de 1 ms qui assure une sensibilité de dingue. J’ai testé quelques FPS et je peux vous assurer qu’elle fait son boulot, et bien.

    Le soucis du détail même en dessous de la souris.

    Concernant le câble, je n’aime pas trop qu’il soit tressé, déjà il garde les plis qu’il avait dans la boîte, mais en plus il s’accroche facilement sur les bords du bureau. Le port USB n’est pas plaqué or mais a l’air très solide.

    Mais ce qui fait de cette Razer Tron une souris hors du commun, ce sont tous les effets intégrés. En effet, dès que vous la mettrez sous tension, les bandes bleues s’allumeront et vous entendrez un son rappelant les bruitages du film. Mieux encore, la souris possède un petit capteur qui laissera des traînées lumineuses sur le tapis. Dans le fond, ça ne sert à rien, mais ça épate les potes et dans l’obscurité ça le fait grave.

    C'est dans l'obscurité que la Razer Tron révèle sa vraie nature.

    Y'a pas de doute, côté design, c'est réussi.

    Le tapis.

    Bienvenue sur La Grille !


    De forme rectangulaire et dur, le tapis reprend le design de La Grille, le monde virtuel dans Tron. On retrouve donc les bandes bleues ainsi que les alvéoles de la souris. Visuellement, c’est très beau. De taille moyenne (110 x 61,3 x 33,5 mm), il pourra être trop petit pour certains joueurs mais pour ma part il me convient parfaitement. Il procure une très bonne glisse et ses 4 coins antidérapants sont très efficaces : il ne bouge pas ! Rien à redire donc.

    C'est beau, hein ?

    En bonus, une petite vidéo qui vous montre les effets visuels et sonores !

    Le logiciel.

    Téléchargeable sur le site de Razer, le logiciel permet de configurer totalement la souris. Vous pouvez assigner une action à chaque bouton, créer des profils et des macros, créer une plage de sensibilité allant de 100 dpi à 5600 et régler les lumières. Ici non plus, rien à redire, tout est parfaitement intuitif et très bien expliqué.

    Une interface épurée, ergonomique et pas dégueu.

    • Le visuel et les effets intégrés
    • Sa légèreté
    • Sa sensibilité et sa précision
    • Sa conception ambidextre
    • Sa prise en main aisée
    • Le tapis ne bouge pas
    • La glisse parfaite

    • La souris est trop plate et peut faire peiner le poignet
    • Le câble USB tressé

    Vous l’avez remarqué, il y a bien plus de points positifs. Cela fait deux semaines que je la possède et je ne pourrai pas m’en passer. Razer a effectué un super boulot pour le visuel, tout fanboy de Tron devrait forcément craquer. Les gamers, puisque c’est majoritairement à eux qu’elle s’adresse, y trouveront majoritairement leur compte même si on pourrait lui reprocher d’être trop aplatie et donc de fatiguer quelque peu le poignet. Mais bon, on trouve très vite la position adéquate et sa légèreté et sa bonne prise en main rattrapent le tout. Ajoutez à ça un capteur laser de très bonne facture et vous obtenez un très bon objet. Le prix est certes élevé, mais prenez en compte que c’est un objet de collection bien foutu, beau et avec une très bonne prise en main. Je recommande !

    La souris est disponible sur le site de Razer au prix de 99,99€ et de 129,99€ accompagnée du tapis.

    Le site Razer français.

    End of line.

    Interviews 2

    [ITW] Artoyz / Michael Rouah

    ITW-artoyz

    Chose promise, chose dûe ! Faisant suite à mon article sur les art-toys, voici donc l’invité de l’interview de ce vendredi sur Kiss My Geek: Michael Rouah, alias ‘ze big boss’ d’Artoyz (oui, vous savez, ce lieu de perdition où nous, addicts de toys, trainons avec un sourire niais, nous languissant d’amour pour des petites babioles à tirage limité…)
    Retour, avec lui, sur cette success-story française, mais aussi sur le phénomène du designer-toy (et un peu de geekisme aussi ! vous nous connaissez: on va pas s’en priver !)

      En savoir plus

    Jeux Vidéo 3

    Warhammer 40.000 : Oh My Space Fucking Marine God !


    Pour ceux qui nous suivent régulièrement et qui me connaissent un peu, ça ne sera pas une surprise de vous dire que j’attends Warhammer 40.000 : Space Marine avec grande impatience. Depuis l’année dernière et notamment durant l’E3 2010, THQ et Relic nous offrent de-ci de-là quelques screens et infos au compte goutte. Mais rien de bien lourd.

    Avec l’approche de l’E3 2011, on sent que l’équipe de production sort de l’ombre et s’apprête à mettre le paquet. Quoi de mieux pour attirer la curiosité post-convention que de nous bombarder deux news énormes : le contenu du coffret collector, et une vidéo qui en dit plus que toutes les précédentes ?

    J’en suis encore toute émoustillée…


    Commençons donc par l’édition collector.

    Pour 99,99€ sur consoles et 79,99€ sur PC, elle comprendra en plus du jeu :

    • une réplique du sceau de pureté du Capitaine Titus,
    • un mini artbook,
    • l’OST,
    • ainsi qu’un ensemble de 25 cartes de collection.



    C’est cher pour ce que c’est me direz-vous, et je ne peux qu’être d’accord, notamment quand on voit pour le même prix des collectors comme celui de The Witcher 2 sortis il y a quelques jours à peine.

    A savoir que comme pour ce dernier (et là aussi c’est une stratégie qui se banalise), THQ prévoit un éventail de contenus exclusifs liés aux précommandes, différents selon l’enseigne que vous choisirez :

    – chez Amazon vous bénéficierez du Traitor Legion Pack (armures des légions Iron Warriors et Emperor’s Children),
    – chez Game, de l’Emperor’s Elite Pack (armures des chapitres Space Wolves et Black Templar),
    – à la Fnac, du Golden Relic Chainsword (arme des Space Marines),
    – chez Micromania du Golden Relic Bolter (arme de tir),
    – et chez Steam vous pourrez  looter l’armure rouge et os du chapitre Blood Ravens en plus du jeu Darksiders (PC).


    On termine la news par ce dernier trailer alimenté de commentaires du staff et qui m’a personnellement mise sur le cul. Les graphismes en jettent, l’ambiance est là… Plus qu’à espérer que le gameplay aussi ! Vous remarquerez la finesse relative qui se dégage de ces images… De quoi combler la fan d’hémoglobine et de Gears of War que je suis ! On ne peut que souhaiter qu’il soit d’une qualité égale ou supérieure à son modèle, ici plus qu’évident.




    Rappelons que Warhammer 40.000 : Space Marine est prévu pour le 6 septembre sur PC, PS3 et Xbox 360.


    Sources et images via JVCom & GameTrailers.


    Jeux Vidéo 4

    6 artworks Diablo III qui feront saigner tes yeux


    Diablo III ! Que tous les fanboys se lèvent et brandissent le poing higher in the sky ! Aujourd’hui, j’ai envie de partager avec vous mes petits coups de coeur en terme d’Artworks sur Diablo III et un bonus en fin d’article ! Pour ceux qui se poseraient la question concernant la date de sortie du troisième opus de ce hack n slash fantastique. Sachez que Blizzard n’a pour l’instant dévoilé aucune date fixe, tout est dans les suppositions et les périodes de lancement. Il y a de grandes chances pour le titre sorte fin 2011  mais si jamais il prenait un quelconque retard le titre sortira début 2012 au plus tard.

    Encore une fois, prenez votre mal en patience et bavez sur ces artworks sortis tout droit des Enfers.


    Une des features qui m’attire le plus dans Diablo III est bel et bien le pvp. D’après les infos que j’ai chopé sur le net, ça sera du teamdeath match 3v3 ou 4V4, pas optimisé pour le e-sport mais très fun à jouer.

    Découvrez juste en dessous, une vidéo de présentation du système de pvp !




    Bonus !


    Voici une petite vidéo de présentation qui est sortie il y a quelques semaines présentant les classes « followers » en pleine action. Enjoy !




    Un avant-goût du système de personnalisations runiques !




    Si vous souhaitez en savoir plus sur les pierres runiques, n’hésitez pas à vous rendre sur le site officiel Diablo III ainsi que sur la page officielle Youtube Diablo III pour découvrir toutes les animations des Pierres Runiques !

    Qu’est ce vous pensez de Diablo III et du système de runes ? Vous l’attendez à fond ou finalement pas du tout ? Si vous avez des artworks à partager n’hésitez pas !

    Sociologeek 17

    [Sociologeek] : Reborn

    Sociologeek, je l’ai construit et façonné pour raconter un peu ma vie. Mes envies, mes attentes, mes joies, mes peines, mes coups de gueule, mes moments de bonheur etc ….

    Mais aujourd’hui je me rend compte que je parle beaucoup de ce que je fais, mais pas tellement de qui je suis. Et je vais un peu détourner le Sociologeek d’aujourd’hui à cette fin.


    Thérapie par l’écrit.


    Je me suis toujours sentit incompris. Toujours. Non pas parce que les gens qui m’entourent n’ont pas les mêmes références que moi, et qu’il est difficile d’avoir une conversation sur les choses geeks qui m’intéressent avec des non-initiés, mais plus parce que je me suis toujours sentit différent. Pas meilleur ou pire qu’un autre, mais différent. J’ai toujours pensé que ça serait difficile pour moi de véritablement me confier, me livrer à quelqu’un qui me comprenne, et j’avais abandonné cet espoir. Le fait est qu’aujourd’hui j’ai loin d’avoir le physique d’un footballer. 1m69, 112 kilos, une chevelure aléatoire et un air je-m’en-foutiste. Et j’ai décidé de changer tout ça. J’ai essayé tout du moins. J’en suis parvenu à la réflection que je ne pourrais m’entendre qu’avec d’autres geeks, et avait décidé de délaisser les gens « normaux ». Mais au final quelle perte quand je vois les gens intéréssants non-geeks qui constituent mon entourage. Alors pour une fois, j’ai décidé de changer en commençant par une chose éssentielle : mon allure. Alors certes, le coiffeur + un bon coup de rasoir ne me changeront pas tant que ça. Je me suis engagé récemment dans une démarche très difficile, perdre les kilos que j’ai accumulé pendant ma scolarité parisienne (100% Junk Food, 100% Alcool a gogo). Et la tache est dure : 45 kilos à perdre pour revenir à mon poids de forme.


    J’ai donc décidé de me faire aider, pour la simple et bonne raisons que je ne savais pas comment m’y prendre, que faire, et quelles étaient les habitudes à perdre. Je me suis rendu à l’hopital de chez moi, pour prendre RDV avec un service spécialisé. On m’avait dit beaucoup de bien de ce service, psychologues, diététiciens, et autres spécialistes. Mais j’était loin de me douter que ces personnes là allaient me changer, et de façon surprennante, me changer en bien.

    Moi qui pensait aller bien, être bien dans ma tête, même si différent, moi qui pensait que je n’avais pas de soucis à me faire et que de continuer sur la voie qu’était la mienne me suffisait, et bien c’est quelque chose que je peux dire depuis, j’ai envie d’évoluer, parce que je ne suis pas si différent des autres.


    RDV en Psychologie. J’ai tout simplement chialé. Chialé devant l’humanité de la psychologue, qui n’a, à aucun moment posé un quelconque regard accusateur, ou essayé de me juger. Un regard sain, humain, compréhensif, et profondément honnête. J’ai débité ma vie en long en large et en travers, pour me rendre compte par moi-même que je voulais la même chose que tout le monde : être heureux.

    Et j’ai changé. Presque grandit. Moi qui m’était enfermé dans l’idée que j’était différent et que je ne souhaitait pas devenir quelqu’un d’autre. Et bien j’en ai maintenant envie, car c’est un défi intéréssant. C’est intéréssant car je ne me repose jamais sur mes lauriers, et c’est pourtant ce que je faisait avec mon train train quotidien, ma routine. Et cet effort de changement, de se dire que je peux faire 15 fois plus que ce que je fais actuellement, ça m’a révélé que je n’était pas si différent que ça. J’était presque enfermé, limité. Et aujourd’hui je part découvrir un monde qui m’était étranger, presque hostile. Et je vais le croquer ce monde là.


    C’est peut-être aussi ça grandir, se dire qu’on peut mieux faire, qu’on peut aller au delà de ses objectifs, qu’on peut accomplir des choses par notre simple volonté. Se dépasser pour mieux profiter.

    Alors oui, peut-être que je découvre celà un peu tardivement, que beaucoup ont vécu cela en sortant de l’adolescence, et peut-être que je n’avait pas envie de sortir de la mienne. Mais aujourd’hui, je peux réellement le dire, j’ai des défis devant moi, des conseils avisés sur qui je suis et qui je peux devenir, et je pèse mes mots en disant que je renais. Je suis vivant.


    VULCAIN !