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[Test] Dragon Ball Fusions

Dragon Ball Fusions

Du Dragon Ball, du RPG, une centaine de personnages jouables et des fusions à la pelle. Sur le papier, Dragon Ball Fusions est un petit bijou pour les amateurs du manga de Toriyama. C’est donc tout sourire et les cheveux bien dressés sur la tête que j’ouvre ma 3DS pour me lancer dans l’action.

Avant de démarrer Dragon Ball Fusions, je jette un oeil au CV du développeur: Ganbarion. Au menu:

  • une floppée de jeux One Piece, la plupart uniquement sortis au Japon
  • Pandora’s Tower, un action RPG sorti sur Wii et visiblement apprécié par la critique
  • Wii Fit U

Autrement dit, difficile de savoir à quoi s’attendre sur ce Dragon Ball Fusions qui peut autant hériter des bons gênes de Pandora’s Tower que des traits héréditaires moins glorieux de Wii Fit U. Seul moyen de le savoir, s’y coller.

 

Dragon Ball Fusions 1

 

Fuuuuuuuu…

Après avoir créé votre personnage grâce à l’outil de création quasi-identique à celui de Dragon Ball Xenoverse, l’intrigue se dévoile. Vous et votre acolyte, répondant au doux nom de Pinich (et au faciès qui laisse clairement penser qu’il n’est pas un mec sympa), avez réuni les sept boules de cristal afin de demander à Shenron de créer un championnat regroupant tous les meilleurs guerriers de l’Univers. Après quelques secondes de lag de la part de Shenron, qui manifestement n’est pas convaincu par la pertinence de la demande, celui-ci annonce que le voeu est réalisé. Et vous voilà plongés dans un monde interdimensionnel regroupant les différents lieux et personnages emblématiques de la licence Dragon Ball.

 

Dragon Ball fusions 3

 

Et sur cette grosse entourloupe déguisée sous une histoire de championnat interdimensionnel débute votre histoire. Comme pour Dragon Ball Xenoverse, l’utilisation de l’argument « spatio-temporel » permet de s’affranchir de tout problème de cohérence tant dans le temps que dans l’espace. Ici, tous les personnages et tous les lieux peuvent se rencontrer. Quoique dans Xenoverse, cette astuce est bien desservie par le scénario, Dragon Ball Fusions nous entraîne dans un mic-mac indigeste.

 

Dragon Ball Fusions 2

 

Vous l’aurez compris, ce qui pêche dans Dragon Ball Fusions, c’est son scénario. Et pour un jeu de combat, ce ne serait pas forcément un problème. Mais ici, il s’agit d’un RPG… Et un RPG sans un scénario qui tient la route est alors simplement: un jeu de combat au tour par tour ! Maintenant que l’erreur est rectifiée, et que le genre de Dragon Ball Fusions est cerné, le test peut continuer.

 

…sioooon!

Comme son titre l’indique, le jeu fait honneur aux fusions. Qu’elles soient simple technique de combat, comme la fusion de Trunks et Son Goten, ou plus permanentes en utilisant des bracelets de fusion, vos personnages peuvent être fusionnés afin d’en former de plus puissants et plus surprenants à chaque fois. Si vous aviez rêvé de pouvoir fusionner Cell et Freezer pour en sortir le méchant le plus puissant de l’Univers, c’est désormais possible ! Et les accros de DBZ y trouveront alors une quête interminable: réaliser toutes les fusions les plus improbables ou surpuissants possibles entre les personnages !

 

Dragon Ball Fusions 4

 

A vous ensuite de créer une équipe de cinq combattants, et de vous lancer dans les combats proposés par le scénario, ou simplement en tabassant les PNJ qui se promènent sur la carte. Et la partie combat est l’atout majeur du jeu. Dragon Ball Fusions propose des combats au tour par tour, où vos cinq guerriers affrontent une équipe adverse dans une arène. Les actions de chacun des combattants sont régies par un ATB (Active Time Battle) collectif: le visage de chacun d’entre eux évolue sur une flèche en bas de l’écran, le visage atteignant l’extrémité droite étant le prochain à attaquer. Et toute la stratégie naît de cet ATB collectif. En frappant vos adversaires, vous les faites reculer dans  l’ATB. En les expulsant hors de l’arène, ils repartent à zéro. A vous de trouver la bonne tactique afin de garder la main sur l’attaque et priver au maximum vos adversaires de leurs actions.

 

Dragon Ball Fusions 5

 

On retrouve alors les attaques au corps à corps, les kikohas, et de nombreuses techniques spéciales comme le fameux Kamehameha, le Canon Garric ou encore le Genkidama. Tous les moyens sont bons pour exploser vos adversaires ou les envoyer voler vers vos partenaires afin de les voir rebondir sous l’effet d’un coup de pied retourné. Tout le système de combat repose sur ce flipper de coups de pieds et les sorties de ring. Et l’on prend un malin plaisir à essayer de profiter au maximum de la position des combattants sur le ring.

 

Dragon Ball Fusions 6

 

Côté défense, il est possible de contrer une attaque en sélectionnant sur une roue octogonale (« octogonale, euh… y’a huit côtés ») le côté choisi par l’attaquant, et en priant pour que celui-ci ait sélectionné le même côté. Avec l’IA cependant, c’est souvent aléatoire et son raisonnement manque de logique. Ajoutez à tout cela une « Fusion ultime » où vos 5 combattants fusionnent pour une attaque puissante mais pénalisante sur l’ATB, et vous aurez de quoi alimenter de nombreuses heures de combats, en solo ou en multi.

 

Boules de Dragon

Entre chaque combat, tout est fait pour que vous souhaitiez retourner dans un autre combat. La carte est divisée en secteurs, chacun constitué de blocs de roches volants sur lesquels vous retrouverez villes, lieux et maisons de vos héros préférés. Mais entre ces lieux, la carte est à l’image du scénario: vide et sans intérêt. Voler d’un endroit à un autre est donc un calvaire que vous essayerez d’éviter en vous téléportant directement aux endroits importants. Et les allers-retours sont nombreux car vous ne pourrez vous soigner que sur les lieux « sécurisés ».

 

Dragon Ball Fusions 7

 

Visuellement, le jeu pourrait choquer les fans par le choix d’afficher les personnages avec une tête légèrement plus grosse que la normale lors des dialogues. Il pourrait aussi choquer par cette censure inutile qui fait, par exemple, que l’épée de Trunks est remplacée par un bâton en bois. Mais ce qui me choque, c’est l’absence de 3D. Je sais, vous n’êtes qu’un joueur sur quatre à l’utiliser parmi les lecteurs de KMG… Mais pour un jeu de 3DS, c’est le comble! Il existe une fonction sur la console permettant au joueur de choisir d’utiliser ou non la 3D, il est donc incompréhensible en 2017 que la 2D soit imposée par le jeu lui-même! 

 

Le mot de la fin

Dragon Ball Fusions surfe sur le rêve de tout amateur de DB de voir un jour sa licence adaptée dans un RPG digne de ce nom. Mais comme d’autres auparavant, il rate son objectif. Par son Univers et sa multitude de personnages, il fait de l’oeil aux fans de la licence. Mais telle une trop belle promesse, il cache en réalité un scénario vide. Le jeu est sauvé par son système de combat jouissif alliant tactique, fusions et coup spéciaux. Finalement, Dragon Ball Fusions est à l’image de son titre: une fusion entre un bon jeu tactique et un mauvais scénario. Wii Fit U et Pandora’s Tower, vous dites? Comme un air de famille.

 

On a aimé :

  • Dragon Ball, pour le fan service
  • Fusions, puisqu’il y a de quoi faire avec tous les persos
  • Le système de combat addictif en mode tactical RPG !

On a moins aimé :

  • Le scénario, clairement
  • L’absence de 3D!!!
  • Le level design tristement vide

Craquez vos PO si :

  • Vous collectionnez tout ce qui touche à DB
  • Vous avez envie d’un tactical RPG Dragon Ball
  • Vous n’avez aucun autre jeu à faire en ce moment

Quittez la partie si :

  • Vous aimez les RPG
  • Vous aimez les jeux de baston
  • Vous aimez la 3D de la 3DS

Dragon Ball Fusions – Ganbarion – Bandai Namco 

3DS 
39,99 €
Le test a été effectué sur une version offerte par l’éditeur.

fusion

A droite: Un scénario sans queue ni tête. A gauche: Un système de combat addictif... FUUUUU-SION! Dragon Ball Fusions apparaît !

5
Note Globale:
5

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