Chroniques Jeux Vidéo 5

[1H1O] Bayonetta

Une Histoire, Une OST.

Salutations, lecteurs, et bienvenue pour le 3e 1H1O, la rubrique mêlant récit et OST de jeux vidéo ! Au programme aujourd’hui, un jeu auquel j’ai joué 30 min, soit le temps de la démo, et en écoutant l’OST, comme je regrette de ne pas encore l’avoir fait en entier. Ce jeu entre dans mes prochains achats, pas d’autres choix ! Bayonetta est un beat’em all, sorti en 2010 chez nous sur Xbox 360 et PS3. La bande son est réalisée par Hiroshi Yamaguchi, notamment connu pour son travail sur l’OST d’Okami. Un pur nectar pour les oreilles. On y va !

C’était une jeune femme pleine d’entrain. Elle venait d’achever son entrainement, et était fin prête pour la guerre. Elle avait attendu ce moment si longtemps. C’était ce que chaque élève attendait, elle avait maintenant les armes nécessaires à son combat. On vint la voir tandis qu’elle flânait en ville, rêvant de ses prochaines aventures. On la convoquait au quartier général, très probablement pour sa première mission ! Son coeur s’emballa, et elle fila vers le transport le plus proche. Mysterious Destiny

Elle s’imaginait déjà sur le champ de bataille, découpant allègrement des hordes d’ennemis, dansant, virevoltant à travers ces idiots qui ne méritaient que le châtiment. Son train la déposa devant le quartier général. L’ampleur du bâtiment lui fit comprendre l’importance de ses responsabilités. Elle pénétra à travers le porche de l’entrée, prête à tout pour servir son pays ; elle avait déjà imaginé tous les scénarios possibles. Elle s’empressa de monter au 57e étage de l’immeuble, celui des Elites, qui dirigeaient cette guerre d’une poigne de fer. Riders of the Light

Peu avaient ce privilège, celui d’incorporer les Elites, être sous leur commandement était donc extrêmement gratifiant. Elle s’approcha timidement d’un très grand homme qui portait une armure signée du sceau des Elites. Elle expliqua sa présence en ces lieux, et l’homme l’escorta vers une vaste pièce, au fond de laquelle trônait un bureau majestueux, orné de dorures et arborant également le sceau des Elites. L’homme annonça sa présence, et se retira. Elle s’avança vers le bureau, et la chaise jusque là visible de dos se retourna. Un géant au visage buriné l’invita à s’approcher. Il la dévisagea et sourit. Il avait entendu parler d’elle, comme la meilleure nouvelle combattante de la capitale. Il avait des projets pour elle, car il connaissait son potentiel. Il lui tendit une enveloppe scellée, et la salua poliment, avant de la raccompagner dehors. Elle n’avait pas ouvert l’enveloppe, mais elle se doutait qu’elle contenait de grandes choses. Fly Me to the Moon.

Son escouade survole le champ de bataille : les cadavres jonchent le sol des deux côtés, et le combat dure encore. Le bruit des balles est assourdissant, l’odeur de la poudre empeste, et elle se sent presque mal à l’aise. Son heure approche, et elle va bientôt être larguée. On l’envoyait chercher les plans d’une arme mortelle, mis à l’abri dans un bunker sous une dune. Cette mission n’allait pas être de tout repos, ainsi rassemblait-elle toutes ses forces. On les parachuta, sa nouvelle vie avec. Tel fut le début de son aventure.

Une arme. Puis des dirigeants. Puis les têtes. Puis la nation. Tous tombèrent. Ce fut l’oeuvre d’une vie, au prix de milliers d’autres, qu’elle se délecta d’ôter pour l’honneur de sa patrie. On l’érigea en légende, prêtresse des Grands Dieux sur Terre, et digne successeur des guerriers qui avaient en leur temps défendu bravement le pays et fondé les Elites. Les gens s’inclinaient sur son passage, les rues se faisaient silence lorsque son voluptueux corps déambulait gracieusement sur les pavés. Le rêve d’une vie, accompli. One of a Kind

Bien longtemps après ses exploits, et encore si belle. Elle aimait se retrouver seule avec elle-même, dégustant le meilleur Scotch que le tenancier cachait sous son comptoir, spécialement pour elle. Elle avait bien évidemment pris sa retraite, mais il lui plaisait encore de raconter ses aventures à quiconque en avait envie. Elle était comme ça, plus jeune. Les souvenirs sont impérissables, décidément. The Gates of Hell.

Kapow! Lectures

[Kapow!] Spider-Man : Fear Itself


Ce mois-ci dans Spider-Man, le début du tie-in de Fear Itself dédié au Tisseur, le dénouement de l’attaque de l’Anti-araignée et la première mission du nouveau Venom.

New York est en proie à la panique, à la peur et ce de manière incompréhensible. Des émeutes se forment, certains se font lyncher, les plus forts résistent, mais pour combien de temps ? Peter Parker a peur lui aussi, il n’a aucune nouvelle de sa tante, mais il ne peut pas aller la trouver, il a des responsabilités et New York a besoin de lui. Enfin, quand Vermine ne se met pas en travers de son chemin.

Si je ne me goure pas, c’est le premier tie-in de Fear Itself à montrer le bout de ses pages (mais bon, j’ai pas franchement encore été voir dans les autres parutions) et ça me plait pas mal pour le moment. Je ne sais pas si c’est parce que Panini n’a pas synchronisé les évènements entre la revue Fear Itself et ce tie-in, mais je ressens bien plus le sentiment de peur dans ce Spider-Man et pour l’instant ça me plait bien. Bon, d’accord, je n’arrive pas vraiment à m’en soucier pour la Tante May puisqu’il s’avère que la vieille est (hélas) increvable. Chris Yost s’en sort vraiment pas trop mal, même s’il utilise pas mal de stéréotypes pour servir son récit ( un père de famille endetté qui va perdre sa maison, un chef d’entreprise sur la sellette pour cause de magouille ou un chauffeur de taxi Iranien). Des stéréotypes certes, mais quoi de mieux pour refléter les problèmes de notre époques ? Vivement la suite !



Vous avez demandé un taxi ?


Suite et fin du run dédié à la vengeance de l’Anti-Araignée sur la famille Jameson. Nous avions laissé Spidey dans une situation assez compliquée puisqu’en plein combat avec le Scorpion nouvelle version, sur une fusée, qui risque d’exploser, voilàvoilà. Au sol, c’est pas beaucoup mieux puisque J.J. Jameson est sous le feu des insectoïdes d’Alistair Smythe ainsi que toutes les personnes qui lui sont chères : son père, sa femme et même Robbie, le rédacteur en chef du Daily Bugle. Peter aura définitivement besoin des Vengeurs sur ce coup. Mais pire encore, pour vaincre son ennemi, il devra sacrifier un de ses pouvoirs…

Décidément, depuis qu’il a repris les choses en main Dan Slott fait un excellent boulot, parvenant même à redonner à la revue Spider-Man toute sa splendeur. Chaque nouvel épisode est riche en rebondissements et garde un rythme frénétique. Si Peter a la situation dont il a toujours rêvé, il n’en reste pas moins aussi malmené et j’attends de voir les répercussions de la perte de ce fameux pouvoir ! En parler plus serait un outrageux spoiler, tout comme dévoiler qui va mourir dans cet épisode ! Eh oui, Peter ne pourra pas être partout à la fois… Pas grand chose de plus à redire, tout y est quasi parfait avec une mention spéciale à la dernière planche qui vous prendra aux tripes.



Spidey perd un pouvoir, oui mais lequel ?


Pour finir, Dan Slott s’intéresse au nouveau Venom qui n’est autre que Flash Thompson ! Celui-ci doit effectuer 20 missions top secrètes en portant sur lui le symbiote, seul moyen pour qu’il puisse marcher (le pauvre Flash a perdu ses deux jambes en Irak). Seul problème, si le symbiote commence à prendre le contrôle, Flash est tout bonnement abattu. Va-t-il se comporter en parfait soldat et héros ? Ou laisser un peu de place à son dangereux co-équipiers ?



Le nouveau Venom a la classe, mais est-il sous contrôle ?


En bref, encore une fois une très bonne parution de Spider-Man, Slott est en train de marquer le coup une bonne fois pour toute, tandis que le Tie-in Fear Itself qui débute ici s’avère des plus intéressants à suivre.

Concours Lectures 5

[Concours] Résultats : Gagnez 2 places pour Angoulême !


Vous avez été une trentaine à participer, et ça y est, nous avons les résultats !

Les deux personnes qui remportent une place pour le Festival d’Angoulême sont :


42-pseudodespretentieux

et

Evrel


Toutes nos félicitations à eux, nous allons les contacter par mail pour leur expliquer comment retirer leur contremarque.

A tous les autres, merci d’avoir tenté  votre chance, et nous vous donnons rendez-vous sur Kiss My Geek pour le prochain concours !


Un dernier remerciement à la Caisse d’Épargne et à EspritBD de nous avoir proposé ce concours.


Jeux Vidéo 1

Les /trollface vidéos de la semaine


Voici deux vidéos qui ont illuminé ma journée d’hier.

La première est un top 10 des plus gros fails vidéoludiques de l’année, dégotée par notre Comte Von Zvarovich d’amour et commentée par Jack et Geoff de Game Fails. C’est tout simplement énorme et ma préférence va sans retenue au #3 :






La seconde vidéo est une compilation de frags mise sur pied par un petit plaisantin qui s’est amusé à tuer ses ennemis (le plus souvent des n00bs) sur Battlefield 3 de la façon la plus inventive possible. C’est salaud, c’est lâche, c’est cruel, mais c’est tellement bon ! Avec la bande-son et les meme faces qui vont bien, forcément, on kiffe. Merci à notre Empathy national pour le lien !




On espère que vous vous serez bien marrés bande de p’tits saligauds ! N’hésitez pas à partager avec nous vos vidéos du même cru, et à nous dire celles que vous avez préférées !


Jeux Vidéo 1

La timeline de Zelda révélée !


Nintendo a sorti il y a peu un ouvrage nommé Hyrule Historia, contenant des artworks inédits, info à tout va, etc… mais surtout, il révèle enfin la chronologie officielle de tous les Legend of Zelda !

Ta da da daaaaaaaaa (imitation foireuse de l’ouverture d’un coffre) :



Vous en rêviez ? Nintendo l'a fait !


Alors, qu’est-ce qu’il faut en retenir ?

Cela n’étonne personne, Skyward Sword est le début de tout. S’en suit Minish Cap est l’arrivée de Vaati que l’on retrouve dans la suite directe Four Swords. Logique jusque là. Puis arrive le légendaire Ocarina of Time et c’est ici que tout bascule puisque selon les actions de Link, ce sont trois chemins possibles qui s’ouvrent et laissent place aux autres opus :

Premier chemin :

Si à la fin d’Ocarina of Time, Link bat Ganon, que Zelda le renvoie dans le passé pour empêcher Ganondorf de mettre son plan à exécution, ce sont Majora’s Mask, Twilight Princess et Four Swords Adventures qui s’enchaînent. En effet, Ganon sera exécuté après que Zelda ait eu vent de ses manigances (comme raconté dans Twilight Princess) et Link partira chercher la fée Navi et se perdra dans Termina dans Majora’s Mask.

Second chemin :

Si Link bat Ganon et que Zelda le renvoie 7 ans dans le passé, le royaume d’Hyrule continuera à vivre paisiblement mais sans Héros du Temps. Ce qui fait que lorsque Ganondorf fera sa réapparition, les Dieux décideront d’inonder le royaume comme nous le retrouverons dans The Wind Waker et ses deux suites Phantom Hourglass et Spirit Tracks.

Troisième chemin :

Enfin, imaginez que Link perde contre Ganondorf à la fin d’Ocarina of Time. Le Gerudo récupérera les trois morceaux de la Triforce et la suite nous est conté dans A link to the past !

Voilà qui est un petit peu capillotracté, je l’avoue. A mon humble avis, Nintendo n’avait aucune intention de former une véritable unité entre tous les épisodes et n’a établit cette chronologie que pour satisfaire les fans.

Et vous, qu’en pensez-vous ?

Divers 12

Geeks vs. Nerds


C’est la grande mode des infographies. Ça en énerve certains mais ça en amuse d’autres.

En voici deux qui opposent les geeks aux nerds.

Elles sont intéressantes une fois qu’on les mets en opposition car elles montrent à quel point la définition et la perception de l’un et de l’autre ont bien évolué depuis qu’être geek (hipster-like) est devenu à la mode ! 😉

La première infographie date de l’année passée, tandis que la seconde vient tout juste d’être diffusée.






Pour ma part si je suis clairement geeke dans la première (qui correspond à mes yeux beaucoup plus à la vraie différence geek / nerd), je n’aurais jamais cru dire ça mais je suis clairement plus du côté des nerds dans la seconde 😛

Que pensez-vous de ces deux infographies ? Où vous reconnaissez-vous sur chacune d’entre elles ?



Via Webactus et DailyInfographic.

Kiss My Stirp 3

Kiss my Stirp #28 : Zel-double

Kiss my Stirp #28 : Zel-double

Kiss my Stirp #28 : Zel-double
Salut, et bonne année !

Pour bien démarrer 2012, comme je suis encore plein d’allégresse et de joie, je vous baboule deux stirps pour le prix d’un. Joie et bonheur, ils concernent Zelda.
Et plus précisément un des trucs les plus COOLS qui existent dans la série : le grappin. Devenu DOUBLE depuis Twilight Princess, comme si c’était déjà pas assez génial comme ça.

Kiss my Stirp #28 : Zel-double

A propos de Fay : je crois qu’elle brise le record de compagnon le plus casse-noix de la série, jusque-là détenu par Navi. OUI, JE SAIS QUE MON BOUCLIER EST MAL EN POINT, y a une foutue jauge sur l’écran.

Kiss my Stirp #28 : Épilogue
Épilogue

Je tiens à préciser que la blague sur Link qui « doit être vert » est parfaitement involontaire.

Divers Jeux Vidéo

Super Street Top 5 – Chkao Edition (2011 version)

Super Street Top 5 - Chkao Edition - 2001 version

Super Street Top 5 - Chkao Edition - 2001 version

J’ai toujours rêvé de faire un titre à rallonge comme celui-là.

Bref, en 2011, qu’ai-je retenu de geek et de marquant ? Honnêtement, peu de choses. Pas la faute à une année plate et sans saveur, loin s’en faut. Simplement, pour des détails qui n’intéresseront personne, vivre de façon normale m’aura été difficile en 2011. TROIS JEUX seulement achetés sur toute l’année ?? Vivement 2012.

En plus, mes collègues et patrons de Kiss my Geek vous auront parlé mieux que moi de toutes les séries, tous les jeux, tous les comics, les films et les bidules réellement incontournables de 2011. Alors, de quoi parler, franchement ?

De 2011, finalement, il y a des choses dont, je me doute, on fera peu de cas, ou qui n’auraient théoriquement pas forcément leur place sur KmG. Mais qu’importe. On va voir du pays, du WTF, et du pas toujours drôle. Prêts ?

Et je ne parlerai pas de Kirby, même si on aura eu trois jeux de la bouboule rose cette année, pour mon plus grand bonheur ♥ Enfin, remarquez que le cinquième de ce top en est pas loin.




# 5 - My Little Pony : Friendship is Magic


OK, c’est bon, vous avez le ton de ce top. Ça va être comme ça tout du long, sachiez-le.

MLP : FiM, c’est la machine à WTF que personne ne pouvait voir venir. La série, dirigée par Lauren Faust, le mec derrière les Super Nanas, démarre comme on pourrait s’y attendre de la part de la licence Petit Poney : des bons sentiments, une intrigue cousue de fil blanc, des poneyz dans un monde magique et une méchante qui sait rire de façon maléfique. Cependant, la dénommée Pinky Pie, qui a son (ses) mot(s) à dire durant les épisodes, fait office d’introduction loufoque à l’esprit qui habitera de plus en plus la série. On avancera de situations WTF en délires scénaristiques. Et on aura même droit à une explosion sonique arc-en-ciel (ici en version Guile’s Theme)




Dans la veine d’un Animaniacs ou d’un Freakazoid, en moins ouvertement timbré, le D.A inspirera l’Interweb qui piochera allègrement dans ses scènes étranges et ses personnages douteux. L’un d’eux, surnommé Derpy Hooves et n’apparaissant qu’un bref instant dans le premier épisode, fera l’objet d’élucubrations fantaisistes sur la toile… avant de revenir plus tard, affublé des caractéristiques imaginées par ces doux dingues de fans. Magic !
Ces fans d’équidés multicolores s’auto-proclameront « bronies« , contraction de « bro » (comprendre « frère », au sens de « pote ») et de « ponies« . Rien à voir avec une pâtisserie chocolatée. Finalement, le public pour ce dessin animé sera éloigné de celui estimé en début de diffusion, puisqu’on passe d’une théorique masse de petites filles gavées au rose bonbon à une horde bien réelle de mecs plus âgés cherchant leur dose de WTF décalé.

En bref, les poneyz sont devenus au moins 20% plus cools d’un coup. Et du WTF comme ça, moi j’aime. A noter aussi un jeu amateur en développement où les poneys se mettent des sabots dans les dents, nommé MLP : Figthing is Magic, foutrement bien réalisé et témoignant de l’engouement n’importe-quesque que génère la série.

My Little Pony : Friendship is magic est connu chez nous sous le nom de My Little Pony : les amies c’est magique et est diffusé sur TiJi et Gulli depuis le 26 août (cette date me rappelle quelque chose, je refuse d’y voir une coïncidence). Vous pouvez le regarder en cachette de vos potes et de votre famille.




# 4 - Touhou Project 13 : Ten Desires


Treizième (!!!) volet canonique de cette série de doujin games de danmaku, ou manic shooters (définition plus loin dans ce texte), Ten Desires apporte ce qu’on attend d’un Touhou :
un gameplay encore différent du volet précédent. Ici, crever vous permettra de passer en mode « trance », vous rendant insensible aux tirs ennemis et vous permettant de ratisser large parmi vos assaillants avant de réellement disparaître de l’écran. Ce mode d’attaque peut se déclencher également sur commande, du moment que la jauge au bas de l’écran est suffisamment remplie. Spécial, mais pas forcément désagréable. Couplé à une relative plus grande facilité globale, ce système fait que Ten Desires est peut-être le plus indiqué pour débuter avec Touhou. La série, où l’on tire à tout va, et en effet connue pour…
DES BOULETTES PAR MILLIERS. C’est, comme toujours avec la bande à Reimu, héroïne traditionnelle du jeu, un festival de projectiles vomi sur l’écran, où l’esquive est primordiale, les réflexes obligatoires et le sang-froid de rigueur. On est tout de même loin de l’enfer proposé par Subterranean Animism, le onzième épisode, mais ne vous attendez pas non plus à vous balader. D’autant que ZUN, le concepteur, a encore une fois inventé des schémas et principes vicieux pour ses patterns de boulettes.
de nouvelles ennemies, donc de nouveaux sujets à exploiter pour les fans. Touhou Project, c’est aussi une base massive de fans, assortie d’une somme inimaginable de productions à la gloire de la série. Fan arts, doujins mangas, musiques (des albums entiers, et c’est loin d’être rare), animations, figurines, peluches et bien plus que je ne pourrais lister… Chaque nouvel épisode relance la machine, qui ne s’essouffle de toute manière jamais.

Ten Desires n’est pas une révolution pour Touhou, mais personne n’en parlerait, alors je me dévoue.

Touhou Project : Ten Desires de la Team Shangai Alice est à aller découvrir sur tout bon site d’import spécialisé.




# 3 - Puella Magi Madoka Magica


En début d’année était diffusé sur les chaînes nippones un véritable OVNI animé. Également appelé Mahō Shōjo Madoka Magika, on pourrait le résumer de la sorte : quand Evangelion revisite Sailor Moon.
Reprenant à première vue le cadre standard du genre Magical Girl, Madoka propose une vision bien plus noire que ce à quoi le sujet prête d’habitude. Les jeunes guerrières sont rapidement confrontées à un système pervers, une escalade dans le désespoir et la démence. Cela commence réellement dès l’épisode 3, avec un évènement tragique inattendu qui fera définitivement basculer le ton employé.

Toujours dans cet esprit de prise à contre-pied, tout l’intérêt de la série vient du fait qu’il ne faut PAS que l’héroïne principale, du moins celle qui donne son nom à l’anime, devienne magical girl. Les raisons resteront nébuleuses jusqu’au fantastique avant-dernier épisode.

Alors l’héroïne est une chouineuse hors-pair et un aimant à baffe, mais les autres personnages sont intéressants (à commencer par ce fourbe de Kyubey, animal mignon exauçant le vœu de toutes celles qui acceptent de devenir magical girls), l’histoire tellement spéciale qu’elle en est prenante, et la réalisation au top, avec de véritables moments de grâce dans l’animation et une représentation graphique débridée. Juste, regardez les scènes créées par les sorcières. Regardez-les.

Puella Magi Madoka Magica, produit par les studios Shaft, n’a à l’heure actuelle aucun éditeur en France. Gageons qu’avec la renommée de  la série, cela ne saurait traîner.




# 2 - Le Japon "bousculé"


Voilà, là c’est le passage pas drôle.

Le 21 mars 2011, un séisme d’une magnitude exceptionnelle de 8,9 sur l’échelle de Richter se produit à une centaine de kilomètres au large de la préfecture de Miyagi. Les conséquences, on les connait, et dans le genre désastreux, elles se débrouillent. Des villes rasées, ou pas loin, par des vagues gigantesques, des victimes par milliers, un bordel sans nom dans la centrale nucléaire de Fukushima, ou carrément les terres nipponnes décalées de plusieurs centimètres.

Le Pays du Soleil Levant a su se montrer fort là où quelque autre pays aurait paniqué et se serait lamenté. Presque un an après, les ennuis ne sont pas terminés. Simplement, les médias internationaux en parlent moins, voire plus du tout. Il y a sans doute un tas d’enjeux économiques et politiques qui ont subi de graves répercussions suite à cette catastrophe et qui m’échappent totalement. Cependant, le Japon, c’est un peu le pays qui me fait rêver, qui vous parle certainement beaucoup, qui a été le berceau de nombre de nos passions passées et présentes. Et futures, espérons-le. Donc oui, la situation continue de m’inquiéter. Je peux toujours espérer naïvement que tout cela se rétablira « définitivement » en 2012. Avec un nouveau séisme de magnitude 7 dès le 1er janvier, on ne peut pas dire que la nouvelle année démarre bien…




# 1 - Nintendo, que se passe-t-il ?


OK, c’est bon, le passage pas marrant est fini, vous pouvez revenir.
Maintenant, on va passer à une autre situation qui fait pas rire (feinte). Enfin, y en a que ça amuse.

Nintendo, je t’ai pas compris cette année-ci. Rien que ta présentation de la Wii U, c’était l’apocalypse de la communication. Pour une entreprise qui a donné une grande leçon de marketing aux concurrents en transcendant les marchés portable ET de salon avec des machines inférieures techniquement, ça la fout un peu mal. Si déjà moi, j’ai pas pigé du premier coup, j’imagine mal pour le « grand public » qui peine à distinguer DS et 3DS. Ça peut donner de grandes choses, hein, la Wii U. Il aurait juste fallut être plus clair dès le début. Après, les actionnaires qui y percutent autant en jeu vidéo que je ne peux me la raconter en point de croix, ben y sont tout confus et paf, l’action chute. D’ailleurs, soit sympa : fais comme tu as toujours fait, n’écoute pas les économistes ignares et va où tu le sens, ça te réussit bien.

Ensuite, la 3DS. Je veux bien que Big N veuille éviter de vendre ses consoles à perte comme n’hésitent pas à le faire ses voisins Sony et Microsoft, mais tout de même… Ce n’est pas tant le tarif à la sortie qui est gênant, c’est le fait de revenir aussi vite sur son prix. Yamauchi n’aurait jamais toléré un tel aveu d’échec dans le positionnement (ni un tel prix, d’ailleurs). Idem pour le second stick : un bon « y en a pas, faites sans » un peu autoritaire, c’est pas mal parfois. Hey, t’es Nintendo, explique un peu ! Et puis, ton Street Pass, c’est juste LA bonne idée de la console. Les acquéreurs ont du s’en rendre compte tout seuls, tant la feature a été à peine évoquée. Pourquoi ne pas communiquer dessus ? Ton public raffole de ce genre de trucs, tu le sais bien.
Le tir a été corrigé depuis, et la 3DS imprime des thunes maintenant avec ses Mario rutilants et son Street Pass amélioré, mais c’est quand même étrange de trouver l’angle juste aussi tard.

Alors la situation financière est pas top. Est-ce la raison des concessions catastrophées évoquées un paragraphe plus haut ? On t’a déjà annoncé mort au moins dix fois dans ton existence, Nintendo. A chaque fois, tu n’as pas seulement survécu, tu as carrément donné une leçon de vie au marché. Prêt à nous refaire le même coup ? J’attends.

J’arrête de parler directement à Nintendo, les pontes de là-bas ne me liront pas de toute façon, et je suis finalement mal placé pour donner des leçons de marketing -je m’y connais à peine plus qu’en point de croix-. Juste, je veux une année 2012 en meilleure forme.

Fin du top 5, placé sous le signe du « mais pourquoi ? » et de l’inquiétude désordonnée.
Et puis avant de partir, je cale un bonus, le trailer qui annonce du bon pour 2012. du beat’em up furieux et jusqu’au-boutiste. Et c’est pas Asura’s Wrath.




Bonus : Metal Gear Rising


Vous prenez Metal Gear, vous ENLEVEZ Metal Gear, et vous mettez la dose de Bayonetta à la place. Awesome. (allez directement à 1:42 pour bien capter)