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[Loading] Koroeskohr : L’histoire du FPS


Aujourd’hui Koroeskohr nous revient avec un [Loading] de taille puisqu’il va causer histoire du FPS ! Du haut de ses 16 ans son article m’a (une fois de plus) mis une grosse claque dans la gueule. GG.


Ah, le FPS. Un style de jeu si particulier qui a su envoûter des millions de joueurs à travers le monde. Bien que très masculin, il n’en reste pas moins que la gente féminine est présente ! J’en prends pour exemple les filles qui crient lors d’une partie de Call of Duty. C’est tout de même fréquent, non ? Ah ce sont des enfants ? Au temps pour moi.

Enfin !

Il était une fois l’histoire de deux hommes, Steve Colley, et Jim Bowery qui, respectivement, développèrent les premiers jeux du genre, j’ai nommé Maze War et Spasim. Ils sortirent tous deux en 1974, et étaient déjà faits pour le jeu en réseau. Ils ont été considérés comme révolutionnaires à l’époque, et ce n’était que le début. Comme quoi le Medal of Honor dans ta console ne date pas d’hier.



Le jeu Maze War, où le joueur adverse était représenté par un oeil.


1980. Une belle époque, j’en suis convaincu. C’est à ce moment qu’Atari décide de sortir sur bornes d’arcade Battlezone. L’effet 3D était généré par un simple enchevêtrement de lignes droites donnant l’illusion du relief. Le public en redemande, c’est à partir de là que le genre fait parler.

La première démocratisation du genre aura lieu sept ans plus tard, par la sortie sur Atari ST de Midi Maze. Encore une fois, le network gaming sera mis en avant grâce aux ports Midi de ces consoles.

Et là, c’est le drame. Wolfenstein 3D. WOLFENSTEIN 3D, QUOI ! Je crois que je réveille des souvenirs parmi certaines personnes.

Ce jeu, sorti en 1992, pose les fondements du genre. En effet, on incarne BJ Blazkowicz, un soldat Allié,qui tente de s’échapper d’un château Nazi durant la seconde guerre mondiale. Ça me rappelle vaguement quelque chose. M’enfin.

Wolfenstein 3D, donc, est sorti depuis sur sept plates-formes différentes. Le souvenir perdure, le genre avec. Son originalité a résidé dans le fait qu’il a été le premier à reprendre des faits historiques réels afin d’en tirer un jeu. Je doute que cela ait été approuvé par tout le monde, mais cela lui fit une bonne publicité.



On continue dans du phat stuff avec Doom, oui mesdames et messieurs ! Ce jeu est probablement l’un des plus influents dans toute l’histoire du jeu vidéo ! Se battre contre des hordes de démons, d’esprits, ou contre le Diable lui-même… Rrr, à soulever la table sans les mains ! Et ceci fut possible un an après Wolfenstein 3D, soit en 1993. Ce jeu a évidemment été controversé. Les thèmes sataniques, la grande violence, et toutes les choses bien crades qu’on peut extraire d’un monstre éventré à coups de pistolet ont quelque peu choqué, se faisant ainsi appeler un « simulateur de massacre » (traduction approximative) ; les deux auteurs du massacre de la Columbine High School en 1999 auraient apparemment été de fervents joueurs, et on commença à se poser des questions quant à la violence dans les jeux.

Sinon ; pour vous donner quelques chiffres, Doom c’est 10 millions de téléchargements en une année, c’est un terme à part entière pour désigner le type de jeu (le doom like), un film, 10 jeux sur la franchise… C’est grand. C’est aussi le premier jeu à utiliser le LAN : aventure en coop, deathmatches endiablés, les prémices de nos jeux d’aujourd’hui !



Petite ressemblance avec Wolfenstein, non ?


On continue avec une avancée dans le réalisme en 1994, premièrement grâce à Rise of the Triad du studio Apogee. Ce jeu ouvre les portes de l’immersion par la possibilité de détruire les sources de lumière, de casser les vitres, de sauter, ou encore de marquer les traces de balles dans les murs.

Deuxièmement, nos bons amis du studio Bungie sortent le jeu Marathon qui offre au joueur la possibilité de regarder dans toutes les directions. Une révolution, n’est-ce pas, puisque les jeux précédents ne permettaient que certains angles, et que sur un unique plan horizontal pour certains.

Sinon, Duke Nukem, ça vous parle ? Ça devrait, en effet ! Duke Nukem 3D, un FPS édité par le studio 3D Realms, sort en 1996 sur PC. On y incarne donc Duke, envoyé par le gouvernement pour stopper une invasion alien. L’originalité dans ce titre résidait dans la diversité des armes et du bestiaire, ainsi que l’apparition du viseur, et d’une vue à la troisième personne. Peut-être le saviez-vous, mais avant Duke Nukem 3D, il y eut deux autres opus, qui étaient des jeux de plates-formes !



Cette même année, on a pu voir apparaître sur nos machines le premier FPS entièrement réalisé en trois dimensions, j’ai nommé Quake. Le moteur de ce jeu a ouvert la voie à Half-Life, ou encore Resident Evil 2 par la suite. Enfin, il a pour la première fois ouvert les portes du multiplayer en online, grâce aux balbutiements d’Internet ! Personnellement, j’étais fraichement né, et j’étais loin de tout ça… Pourquoi, maman, papa, pourquoi ? Ah, souvenirs, comme ce modem qui criait à la mort quand on l’allumait…

Allez, je vous sens trépigner d’impatience, vous voulez du nom qui fait trembler, qui donne des frissons… Goldeneye… *brr*

Eh oui. En effet, 007 Goldeneye, en 1997, a été le premier succès en matière de FPS sur console. On s’en souvient tous pour son mode multijoueur vraiment excellent, pour la précision des contrôles, et pour son histoire tout de même passionnante. Ce jeu a été plébiscité à sa sortie, il est adulé aujourd’hui, ce qui fait de lui l’un des plus grands FPS de l’histoire.

Décidément je vous gâte aujourd’hui. Vint ensuite Half-Life en 1998, suivi de Unreal. Le premier est devenu une référence grâce à son scénario des plus spectaculaires, qui a su prouver qu’un FPS pouvait en avoir un (intéressant je dis bien). Il a eu une suite que l’on connait tous, Half-Life 2, tout aussi aimé que le premier opus. Le second titre n’a pas réellement marqué en lui-même. Ce qui reste de lui aujourd’hui est l’Unreal Engine, qui est toujours l’outil le plus répandu pour la création de FPS.



Voici ensuite une des plus grosses bombes au niveau de la franchise, je veux bien sur parler de Medal of Honor, en 1999. Il met en scène un soldat Allié durant la seconde guerre mondiale. Tiens, j’ai l’impression d’en avoir déjà parlé. Peu de nouveautés après tout, juste un remix de tout ce que j’ai dit avant, avec un nombre de jeux différents absolument aberrant, de l’ordre d’une trentaine… Pour l’anecdote, le Guinness Book of Records 2008 a attribué à la série le titre de « Franchise comptabilisant le plus de ventes ».

Un nouveau millénaire amène forcément de nouveaux jeux spectaculaires, comme le fut Halo : Combat Evolved. Sorti en 2001, ce jeu des studios Bungie est aujourd’hui une référence du FPS sur console. Microsoft a casqué méchamment pour avoir l’exclusivité, et finalement, je ne pense pas qu’il ait eu à le regretter après ça. Deux mots : Master Chief.



Je souhaiterais maintenant vous parler d’un FPS qui n’a pas réellement été une icône, mais qui me tient à coeur : Red Faction. Non, ce jeu n’a pas été le précurseur d’une longue série. Non, il n’a pas généré des millions et des millions de bénéfices. Ce jeu a juste su être extrêmement captivant. L’histoire se déroule sur Mars. Ultor, le dictateur sur place, expérimente ses nano-robots sur des mineurs (qui minent, pas des enfants), et dissémine une grave maladie par ce biais. La Red Faction, un rassemblement de mineurs, résiste, et tente de défaire Ultor de ces méthodes barbares.

Un mode multijoueur était présent, même si je me souviens que j’étais vraiment très mauvais. Mais on s’amusait 🙂

La grande particularité de ce jeu était le Geo-Mod. C’était une feature qui permettait au joueur de détruire tout son environnement avec les armes explosives ou les excavatrices que l’on pouvait conduire au cours de la campagne. Malheureusement, elle n’a pas été utilisée au mieux, elle faisait vraiment gadget : on ne pouvait pas détruire les portes bloquées ou un abri en béton permettant d’aller activer un interrupteur, donnant au jeu une linéarité plus que repoussante. Mais bon, quand on aime, on ne voit que les bons côtés !

Ça y est, je pense que je parle à énormément de monde à présent. Attaquons nous à la plus GROSSE BOMBE FPS DE L’HISTOIRE ! Call Of Duty, sorti en 2003 sur les consoles de la génération GameCube-PlayStation-Xbox, a explosé des records de vente à sa sortie ! Mais ce titre n’a évidemment pas été le succès le plus flagrant puisque sont venus plus tard, sur consoles de nouvelle génération la série Modern Warfare. Je dis « série » car ce sont ceux qui ont été développés par Infinity Ward, au lieu de TreyArch précédemment, et également grâce à l’über-puissance des deux titres qui ont tout simplement cartonné !

Modern Warfare 2 a, au jour de sa sortie, réalisé 310 millions de dollars de chiffre d’affaires, explosant ainsi le record détenu par GTA IV. Mais il a été aujourd’hui battu par Halo Reach, et Black Ops !



Je finirai sur le jeu qui a poussé le réalisme à son paroxysme, qui a su recréer une ambiance réelle, où l’immersion était immense, le dénommé Crysis. Ce jeu développé en 2007 a malheureusement beaucoup laissé de côté le scénario pour se concentrer sur le réalisme : en effet, il est possible d’y interagir avec absolument tout. On peut découper des arbustes avec une arme et ramasser le bout de tronc tombé afin de s’en servir de projectile, on peut casser les murs d’une maison, tout est vraiment fait pour pousser le joueur à devenir le personnage. Cela est permis grâce au CryEngine2, digne successeur du premier du nom, utilisé dans le jeu Far Cry.

Ceci a toujours été l’un des rêves les plus fous des joueurs, et même si les prémices de cette technologie s’inspirent du Geo-Mod, elle n’en reste pas moins quelque chose de nouveau qui change notre perception du jeu.

Pour conclure, je dirais que le FPS est le genre qui a surpris le jeu vidéo lui-même. C’est celui qui a su faire le plus de progrès depuis sa création, et il n’a pas fini de nous surprendre. L’histoire reste encore à écrire, nous la faisons tous les jours en jouant à nos jeux préférés, et c’est pour ça qu’il faut passer au moins une heure par jour sur sa console. Sinon l’histoire n’avance pas, m’voyez.

Sur ce, je vous remercie d’avoir prêté attention à mon Loading malgré tout assez conséquent, et vous dis à bientôt car j’en ai encore d’autres dans la tête 🙂


Le grain de pixel d’Eskarina :

[Loading] est une rubrique publiée tous les jeudi, et c’est la vôtre. Elle a pour but de publier sur le blog les écrits / dessins / etc. de nos lecteurs. N’hésitez pas à nous faire parvenir vos tests, strips, coup de cœur et de gueule si vous voulez les faire partager sur Kiss My Geek ! Vous pouvez nous envoyer tout ça à eskarina@kissmygeek.com et à oujiz@kissmygeek.com.


Kiss My Stirp 6

Kiss my stirp #2 : Ho ho ho !

Les fêtes de Noël sont passées, et le barbu sapé en rouge le plus célèbre de la planète a sans doute bien fait son job.
Tout le monde a été servi, même tous les héros vidéoludiques, dans leurs repères bigarrés.

Hum… tous ?

C'est trop Noël sur Kiss My Geek !

Faîtes pas trop les fous demain !

Dans Ton Cinéma

[DTC] Sorties de la semaine

DTC 28 décembre 2010


Bon cette semaine parmi tous les films d’amour j’ai dû couper dans le vif.


Nous sommes la nuit (Dennis Gansel)
On dirait une pub pour Chanel ou je rêve ?

Nous sommes la nuit (Dennis Gansel)

J’avais été plutôt intriguée par le trailer qui ressemble à une pub pour parfum siliconée. Et disons qu’il vaut mieux s’arrêter à sa première impression si on veut voir ce que le film donne. En effet, la filmographie de Gansel est peu fournie ou du moins peu flatteuse… Restons-en donc au constat suivant : Nous sommes la nuit est un film de vampires avec du sexe, de la dentelle et du sang. Ça ne se refuse jamais ! Et ça peut même cacher de bonnes surprises.

L’histoire débute avec une marginale vivant de ses vols à la tire, Lena, 20 ans. Un soir  lors de l’une de ses virées, elle entre dans un club underground et rencontre Louise, la propriétaire. Cette femme, bien évidemment belle et mystérieuse, est à la tête d’un duo de vampires : Nora et  Charlotte. Bien évidemment les donzelles sont lesbiennes (quitte à attirer le public masculin) : Louise tombe instantanément amoureuse de Lena et la mord lors de leur première nuit. Cette dernière va découvrir rapidement les avantages de sa vie désormais éternelle. Liberté, luxe et volupté deviennent son quotidien à travers un enchaînement de fêtes et de soirées. Plutôt cool hein ! Mais chacun sait que la vie de vampire finit toujours par s’avérer moins fun qu’on le croit ; notamment quand Lena comprend que la soif de sang qui croît en elle a un prix…

En somme c’est une histoire plutôt classique, un conte moderne de la femme vampire mais dans un contexte qui n’en reste pas moins peu original. Si c’est un genre plutôt prolifique (et surtout dernièrement où c’est revenu très à la mode) le traitement se promet toutefois un peu plus « trash ».

A voir…



Site officiel

Sources et images via Allociné


Jeux Vidéo Loading 1

[Loading] Axiol : The Humble Indie Bundle #2



Aujourd’hui vous n’avez pas droit à un [Loading], mais à deux ! Tout ça grâce à l’offre exceptionnelle du Humble Indie Bundle #2 dont Axiol nous a demandé de vous faire la promotion au plus vite. Et à raison ! Pour les curieux, à l’époque c’était John Scarr lui-même qui nous avait parlé du HID#1. Jolie coïncidence puisque c’est aussi lui qui nous tient le [Loading] du jour !


Vous avez envie de jouer à de bons jeux indépendant, mais également de faire plaisir à des oeuvres de charité ? Vous allez peut-être pouvoir mixer les deux.

Comment ? Grâce au Humble Indie Bundle #2. Quoi qu’est-ce ? Il s’agit d’un pack de cinq jeux (mais pas que, vous verrez plus loin… ) : Braid (de la plate-forme assez originale avec la gestion du temps, un must), Cortex Command, Machinarium (un point&click fort joli), Osmos (un jeu zen et très poétique comme on en fait peu) et Revenge of thé Titans (un tower defense qui a l’air des plus énergiques). Et, pour faire plaisir à votre porte-feuille (ou pas), vous payez ce que vous voulez pour tout ça ! Encore mieux, vous pouvez choisir comment est réparti l’argent qui vous dépensez. Vous pouvez le répartir entre les devs, l’Electronic Frontier Foundation, la Child’s Play Charity et pourquoi pas, un petit pourboire pour les organisateurs de l’action.

Mais encore mieux, vu le succès, pour tout ceux qui mettront plus de $7.48, vous recevrez également les jeux qui étaient présent dans le premier Humble Indie Bundle, l’année dernière : World of Goo (faut encore le présenter ? ), Aquaria (beau, un must have), Gish, Lugaru HD, Penumbra Overture et Samorost 2. Ça vous fait 11 jeux !

Pour couronner le tout : tous ces jeux sont DRM-Free et compatible Windows/Mac/Linux. Que demander de plus ?!

C’est vraiment une action qui me tient à cœur et je trouve que pour un cadeau de Noël, c’est une bonne idée. Car je pense qu’il soutenir le jeu indé, car c’est de là que viennent les meilleures surprises. Et c’est aussi un moyen de prouver aux éditeurs qu’il n’est pas nécessaire de bourrer les jeux de DRM pour qu’ils soient rentables (le tout ayant déjà rapporté plus que si tout était vendu séparément).

Au passage, il y a des petites stats sur le site avec, entre autres, les meilleurs contributeurs, avec, pour le moment, en tête, un certain grflwitz avec $3,141.59 ! Qui fera mieux ? Et vite, il ne reste pas longtemps pour en profiter !


Le grain de pixel d’Eskarina :

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[Loading] John Scarr : Grandeur et décadence de la série Golden Axe

Loading Golden Axe


Cette semaine nous recevons pour son premier [Loading] John Scarr, l’un de nos premiers lecteurs, accroc aux jeux old school ! Il commence ici avec la première partie d’un dossier qu’il consacre à Golden Axe. En ce qui me concerne, puisque c’est l’un de mes meilleurs souvenirs de jeux vidéo, c’est un grand plaisir de lui laisser la parole !


Première partie

Golden axe premier du nom

Golden Axe


Golden kwa ?

Un musclé à moitié à poil, torse huilé et grosse épée en mains, une amazone aux formes généreuses avec son deux pièces rouge et ses sortilèges de feu, et enfin un nain barbu avec un casque à cornes et une hache à double tête plus grande que lui.

Non je ne vous parle pas de Conan ou d’une illustration de Frank Frazetta mais bien de Golden Axe, un jeu de beat them all à l’arme blanche sorti en 1989 sur la borne d’arcade Sega system 16 puis sur Megadrive et Master-system la même année. Je vous propose de retracer l’histoire de la série rapidement sur KMG, de son apogée jusqu’à ses tentatives de renouvellement foutage de gueule.

J’ose espérer que cela vous donnera l’envie d’essayer ce qui fut autrefois un véritable petit bijou mais aussi un jeu qui fit le sacrifice de mes nombreux mercredis après midi lorsque je n’étais qu’un gosse.

J’ai personnellement joué à Golden Axe (arcade et Megadrive), à Golden Axe 2, Golden Axe 3 et enfin Golden Axe : The revenge of Death Adder (le meilleur de tous à mon avis).


Comme un véritable film de bagarre :

Golden Axe met en scène un « grand méchant », Death Adder dont le nom et le character design resteront célèbres. Ce dernier, avide du pouvoir détenu dans la golden axe, enlève et massacre les villageois locaux à l’aide de sa monstrueuse armée. Mais trois héros eux-mêmes victimes du tyran ne l’entendent pas de cette oreille et comptent bien donner une bonne leçon au grand vilain Death Adder.


Golden Axe


Vous l’aurez compris, l’intrigue et le scénario ne sont pas les points forts de Golden Axe. Néanmoins nous verrons que son système simple et bien réalisé feront de lui un jeu ayant marqué certains esprits.

Golden axe propose donc de choisir parmi trois héros eux-mêmes victimes du grand méchant, chacun avec leurs caractéristiques propres mais avec des mouvements et des contrôles en commun. Cela a permis aux joueurs d’avoir à l’époque la possibilité minimale de « choisir » et par la suite de conserver un attachement à un ensemble de personnages qui reviendront plusieurs fois dans la saga. Mais mieux encore, dès la version arcade de 1989, Golden Axe intègre un mode coopératif qui lui permet d’être encore très agréable à parcourir entre amis aujourd’hui.

Nos trois guerriers vont disposer d’une touche pour sauter, une pour frapper et d’un troisième bouton entièrement dédié à un système de magie. On pourra également courir, faire un saut avec élan, de même que des attaques sautées, en course ou en appuyant sur le saut et l’attaque simultanément.

Chaque personnage dispose de sa propre barre de magie qu’on peut remplir sur différents levels à l’aide de potions récoltées en frappant des gnomes. La magie apporte des effets graphiques rafraichissants à l’écran et permet de donner une plus grande distinction aux trois personnages.

Parlons-en d’ailleurs des trois héros de la saga !


Golden AxeAxe Battler : Le guerrier à la Conan, version brun et slip bleu, il dispose d’une barre de magie allant jusqu’au niveau quatre. Il dispose de la magie de la terre. Sa mère fut tuée par Death Adder.

Tyris Flare : Un des personnages ayant eu droit a un grand nombre de fan arts sans doute du fait de son physique, elle dispose d’une épée et de sorts de feu particulièrement puissants, vu qu’ils peuvent atteindre le niveau six. Elle perdit ses parents à cause de Death Adder.

Gilius Thunderhead : Le nain barbu à la hache à deux mains, il dispose d’une barre de magie allant jusqu’au niveau trois. Il est néanmoins souvent choisi du fait de la portée de sa hache, un peu plus grande que les deux autres. Lui lutte pour venger son frère.



Krom !

Au niveau du gameplay Golden Axe se démarque à l’époque par sa prise en main particulièrement simple et qui permet tout de même une variation dans les différents types d’attaques qu’on peut réaliser. Il allie à cela un système de magie basique mais agréable. On trouvera en effet des petits nabots avec un sac, qui au cours des levels ou des phases bonus peuvent droper des potions magiques (qui vont faciliter notre survie) ainsi que des rôtis qui vont eux rétablir notre énergie. La progression se fait en scrolling horizontal, et l’on peut se déplacer sur l’écran dans n’importe quel sens, ce qui est en soi au cœur de la façon de combattre (plus on a d’espace, plus on a l’avantage, moins il y a d’espace et plus il y a d’ennemis plus on en bave).


Golden AxeGolden Axe


A dada :

Autre petit intérêt dans Golden Axe, la possibilité de chevaucher diverses montures fantastiques : au programme deux types de dragons et le célèbre « Chicken Leg », une sorte de cuisse de poulet géante. Oui, rose et jaune, et qui donne des coups de queues.


Golden Axe


Les messants :

On rencontrera également dans nos périples différents types d’ennemis, qui sont d’ailleurs souvent occupés à maltraiter la population locale. Même si ce n’est guère visible en 2D, Golden Axe se veut avant tout sanglant et sombre, bien inspiré par l’univers des films d’action fantastiques de son époque.
Ces gros vilains sont, comme dans la plupart des beat them all, divisés en « henchmen » dont les couleurs changent au fur et à mesure des niveaux et en gros bonhommes plus méchants. On retrouve évidemment les idiots de base qui se composent d’un moustachu et de son collègue bossu armé d’un gourdin à pointes mais aussi des bonnes femmes à la hache et les redoutables squelettes. Pour les plus gros, on aura à faire à des chevaliers en armure modélisés à la « classique fantasy », des géants manipulant le marteau et enfin le Death Adder.


Golden Axe


Chaque ennemi de base dispose d’un panel de coups et d’animations propres, souvent assez identiques à ceux des héros ce qui ne vous laissera pas à l’abri d’une charge, d’un saut ou d’un tabassage en règle si vous n’avez pas le bon timing.


Golden AxeGolden Axe

Les gros bras font figure de boss et mini boss et peuvent vous saisir pour vous projeter en l’air lorsque vous tentez de les contourner. Ils donnent des coups de boucliers ou se replacent sans cesse. Ils sont particulièrement résistants et difficiles à vaincre, même malgré la faible IA de l’époque.

Les animations des chevaliers et de Death Adder sont d’ailleurs assez agréables à l’œil et le design de ces derniers, inspirés des dessinateurs de fantasy de l’époque, me plaît toujours autant et a marqué de nombreux fans de la série. Death adder est une sorte de géant avec un casque cornu caractéristique, un physique à la 300 et une allure martiale sans aucune délicatesse. Simple, efficace et attachant, du gros bourrin comme on en fait plus.


Golden Axe


Une note sur la bande son :

Les sounds effects sont, sur la version arcade, pas trop mal. Les bruits des épées et des diverses morts de vos adversaires sont assez convaincants, hélas ceux-ci sont modifiés dans la version Megadrive et donnent un rendu assez mitigé et désormais bien dépassé.

Quant à la musique, même si on ne verse pas dans la beauté d’un Final Fantasy VI ou d’un Streets of Rage, elle demeure tout de même agréable et comporte des thèmes dont l’oreille peut assez aisément se souvenir. Preuve en est des quelques remix de fans qui démontrent, avec des instruments modernes, de la qualité des compositions de l’époque. Le thème final de Death Adder est remarquable de même que la toute première musique « Wilderness » ou la plus dynamique « Battlefield », le tout est particulièrement entrainant et réussi et s’intègre parfaitement au jeu et à son ambiance. Bref malgré le peu de diversité permise par un jeu de 1989, on ne ressentira pas un sentiment d’horreur à l’écoute des bandes sons originales du jeu (contrairement à bien des titres ayant hélas fort mal vieillis).





En résumé ce qui m’a plu dans le Gameplay de Golden Axe, et qui certainement doit justifier son succès de l’époque, c’est le mélange de toutes ces petites choses anodines et simples mais agréables. On entre de suite dans le vif du sujet, par un gameplay de prise en main rapide mais qui demande tout de même du temps pour atteindre un bon niveau. Une difficulté bien dosée, qui nous laisse à la fois apprécier toute la simplicité des commandes tout en ne nous prenant pas pour des cons au niveau du challenge du jeu.


Golden Axe


On ajoute à cela des petits éléments attachants et stratégiques comme les potions par exemple et les gnomes qui les droppent, qui sont une ressource rare de même que les montures. Et c’est toute cette petite stratégie des potions et des montures qui va se retrouver au cœur du jeu en coopération : il s’agit de savoir qui va ramasser les potions ou qui va prendre la barre de vie supplémentaire. Il va falloir d’ailleurs tirer parti des différents profils pour agrémenter ces choix (exemple ;  c’est souvent Tyris qui va ramasser les potions afin d’atteindre des niveaux plus élevés d’efficacité vu que c’est la seul à lancer des sorts du dernier niveau).

On comprend alors bien la qualité arcade du titre et son succès immédiat sur les bornes à cette époque.


Golden AxeGolden Axe


Les personnages du jeu sortent de la borne d’arcade et se mettent à courir après les joueurs (fin arcade du titre).

Le portage sur Megadrive la même année que la sortie arcade va amener une version presque identique. Elle est cependant moins riche en animations et plus simple que son ainée (les big guy perdent par exemple la capacité à projeter les personnages, et les chevaliers sont moins réactifs lorsqu’on les charge, aussi le fait de pouvoir s’ajouter de la vie). Elle intègrera cependant un niveau supplémentaire et un mode survie (nommé duel) qui consiste à combattre des vagues successives d’ennemis ou à émasculer son camarade de jeu.

La première version arcade, célèbre, comptera donc de nombreux portages plus ou moins réussis, parmi un nombre impressionnants de machines et ce dès 1989 pour certaines : Megadrive, Master system, Commodore 64, Amiga, Zx Spectrum, Amstrad, Atari St, Pc Engine.

Bref, ça fait un sacré tas de machines, mais déjà à l’époque le multiplateforme et le portage vont créer parfois des horreurs. Soit la machine sur laquelle le jeu fut porté n’était pas assez puissante (défigurant donc complètement l’image), soit le jeu est modifié (retirant le mode deux joueurs par exemple sur Master System). C’est la version Megadrive qui va sans doute le moins souffrir du portage arcade mais on retire les quelques animations de torture et le peu de pixels rouges qui giclent et on rend les Big-guy plus faciles à vaincre, les effets sonores vont quant à eux souffrir également du portage.



Golden Axe
La version commodore 64, Tyris est euh verte ?



Golden Axe
La version Master System, pas trop mal... Mais on perd tout l'intérêt du multijoueur.


Il me semble qu’il n’existe pas de différences entre les versions Pal/Us/Jap en ce qui concerne la version Megadrive. Contrairement aux modifiés Contrat Hard Cops, Streets of Rage et Shinobi. Sachant qu’à l’époque on pouvait modifier un sprite pour augmenter la taille d’une jupe jugée trop courte (c’est le cas de Blaze dans street of rage) ou parce que le héros ressemblait trop à Schwarzy ou Stallone.

Voilà, je crois que c’est déjà suffisamment long ! Merci à ceux qui auront pris la peine de lire jusqu’au bout. Je parlerai la prochaine fois de Golden Axe II et Golden III, si on m’y autorise !


Bonus : un petit Cosplay et quelques images de ce à quoi pouvait ressembler la boîte !


Golden Axe


Golden Axe


Golden Axe


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