Pas mal de réchauffé cette semaine, mais comme on dit, des fois c’est meilleur comme ça ! Et une petite exception française que je vous laisse découvrir par vous-même…

Robin des Bois (Ridley Scott)
On pourrait presque croire que Maximus a fait un saut dans le temps pour troquer sa tunique contre un arc. Presque !
Ridley Scott ne se mouille pas beaucoup pour sa nouvelle super-production : son acteur fétiche, un personnage usé jusqu’à la moëlle, une histoire de gentils contre de gros méchants… En somme, rien de très original ni de vraiment convaincant pour faire déplacer nos petites fesses jusqu’aux salles obscures.
Mais rendons à Ridley ce qui est à Ridley : Monsieur est l’un des plus grands cinéastes de tous les temps et il faut lui reconnaître qu’il sait faire de pitchs fades ou déjà vus de véritables chefs-d’œuvres (qui aurait imaginé que de l’escapade de deux amies serait né « le » Thelma et Louise ?).
Attendez-vous ainsi à voir dans ce Robin des Bois une version « réaliste » (pour ne pas dire « historique »), exercice dont raffole le réalisateur. Le but de Scott est clairement de donner un aspect humain à la légende de Robin des Bois. Ici, vous découvrirez comment Robin Longstride (Russel Crowe) va rallier à sa cause une bande de maraudeurs pour lutter contre l’incapacité du nouveau roi à gouverner l’Angleterre. Sous le spectre de Richard Cœur de Lion qui représentait un âge d’or disparu, Robin s’entiche de Lady Marianne (Cate Blanchett) et de toute une troupe d’hommes courageux qui vont s’affairer à redonner un sens au mot « Justice ». C’est ainsi qu’il devient des Bois et gagne le statut de légende…
A notre grand dam, notons que le casting technique très proche de celui de Gladiator ne gardera toutefois pas Hans Zimmer pour la musique puisqu’il lui a été préféré Marc Streitenfeld (American Gangster, Mensonges d’Etat). Par contre, on retrouvera avec plaisir notre méchant préféré du moment, Mark Strong, qui nous a déjà récemment ravis dans Kick-Ass et Sherlock Holmes !
A voir sans hésitation si vous voulez un film épique et un happy end. Parfait pour se détendre le week-end !

Freddy – Les Griffes de la nuit (Samuel Bayer)
Il aurait été difficile de penser à quelqu’un d’autre que Jackie Earle Haley pour jouer Freddy Krueger. Après son rôle dans Watchmen, l’acteur semblait tout indiqué pour incarner la sale gueule assoiffée de vengeance nous ayant tous marqués étant petits… Oui, parce que Freddy c’est avant tout une légende du cinéma d’horreur, une véritable référence ancrée en plein dans notre génération. C’est pourquoi c’est toujours avec une grande appréhension que l’on voit arriver dans nos salles des remakes de ce classique et fondateur du grand frisson cinématographique. Alors que va donner cet énième épisode de la vie de Freddy ?
Commençons par le réalisateur : Samuel Bayer. Si son nom ne vous dit rien, c’est normal. Il s’agit en effet ici de son premier grand film en tant que tel (on n’évoquera pas l’obscur Max sur lequel j’ai trouvé bien peu d’infos).
Quant au scénario, rien d’affriolant, il ne fallait pas s’attendre à moins. Une fois de plus, on retrouvera donc de pauvres victimes, jeunes, belles, et pas si innocentes que ça traquées par un Freddy Krueger qui n’a du sexy Wolverine que les griffes.
J’avoue ne pas trop savoir quoi attendre de ce film, hormis qu’il reviendra sur les origines de sa « métamorphose » et du « mais pourquoi est-il aussi méchaaaaaaant ? ». Bhein oui, vous savez bien qu’en Amérique les bad-guy ne le sont jamais sans raison !
Et si ce film est un remake du grand succès de Wes Craven, ne vous attendez pas à y retrouver l’humour noir dont ce dernier faisait preuve : ici, Freddy sera plus sombre que jamais… Faut savoir faire trembler les chaumières.

8th Wonderland (Nicolas Alberny, Jean Mach)
Le dernier film de la semaine est un petit français ! Très peu médiatisé quoi qu’encensé par la critique (souvent, ça va de pair), il entre en plein dans la polémique du « jusqu’où internet peut-il aller dans la création d’états politiques virtuels » ?
Il narre ainsi comment des millions de personnes du monde entier, blasées par la façon dont la planète est régie, décident de s’unir pour améliorer tout ça en fondant le premier pays virtuel par le biais du net. Ils lui donnent le nom de 8th Wonderland et votent chaque semaine par référendum une motion différente. Toutefois, quels peuvent être les impacts de telles décisions virtuelles sur le monde réel, et notamment lorsqu’elles se font réactionnaires ? Cela peut-il amener à un quelconque terrorisme ? Ce sont les questions que se posent l’ensemble des autres États, inquiets devant l’ampleur que prend 8th Wonderland. Toutefois, ils sont confrontés à un problème bien concret : comment s’opposer à un pays qui n’a rien de réel ?
Voici donc le scénario -plutôt original- mis en place par ces deux réalisateurs bien de chez nous. Ce tournage, fait en France, a toutefois tout d’une petite production « à l’américaine » et pourrait bien nous surprendre, notamment avec un casting de têtes qui ne demandent qu’à être (re)connues… Je vous invite à regarder la bande-annonce pour constater tout ça !


















