Jeux Vidéo 4

Le premier Leelh Group : mes impressions



Hier siégeait aux studios 3Dduo le premier Leelh Group, et j’ai eu le plaisir d’y être conviée. Le Leelh Group est à différencier du Leelh Bar, comme m’a expliqué le CCM du WMORPG Leelh Kanjy, parce qu’il y aura « moins de bière, et plus de discussion ». C’est donc armée de mon carnet que je m’y suis rendue, curieuse de voir ce que cela donnerait.


Sur place, nous avons été accueillis par le Game Designer en chef Sha, le Level Designer SeBoun, le CCM Kanjy et leur souffre-doul… stagiaire, pardon ; Tobby. Le but de la rencontre était de faire une table ronde avec un ensemble de personnes extérieures au studio et suivant le projet Leelh pour discuter des principaux points de Game Design du jeu, et notamment ceux qui posent problème, afin de recueillir nos avis. Le partage et la discussion étaient donc au centre de cette soirée.

Quand je suis arrivée, tout le monde était déjà là. En plus de la blogueuse Eowyne, on pouvait compter 4 joueurs prêts à mettre leurs convictions de playtesteurs en avant, dont Eels, le vieux de la vieille qui ne loupe pas un rendez-vous.



Voici dans les grandes lignes ce dont nous avons parlé :

  • L’arrivée imminente de quatre Maîtres de Jeu qui vont venir mettre de la vie dans Leelh en organisant des évènements qui vont dynamiser la communauté et le role-play. Un pivot essentiel pour Leelh puisque, rappelons-le, il s’agit d’un Jeu de Rôle online où le roleplay est une « obligation » pour chaque survivant. Cette annonce fait donc plaisir et n’augure que de bonnes choses pour la suite de l’aventure.


  • La feature du jour et de la nuit a beaucoup été discutée. Surtout de la nuit en fait. En effet, le jeu est constitué de cycles de 8 heures environ qui alternent 6 heures de jour pour 2 heures de nuit. La nuit est en quelques sortes la partie « hardcore » du cycle : en plus d’un visibilité réduite, vous rencontrerez des monstres plus hargneux, votre barre de stress augmentera plus facilement, etc. En contrepartie, c’est une période idéale pour un loot de meilleure qualité et un gain d’xp supérieur à la normale. En somme, c’est le moment où il faudra choisir entre prendre des risques pour une juste récompense, ou au contraire rester terré chez soi en attendant le retour du soleil. Sha a mis l’accent sur le fait que chaque cycle a une partie d’aléatoire dans sa durée. Ainsi, jamais une journée ou une nuit ne dureront respectivement 6 ou 2 heures pile. Du coup, si tous les soirs vous ne pouvez vous connecter que de 19 à 20h, jamais vous ne vivrez une même période du cycle. Tout a été pensé, donc, pour les casuals autant que pour les core-gamers.


  • La survie passant également par l’alimentation, le système de nourriture a été évoqué. A savoir que dans Leelh on distingue nourriture industrielle (trouvée en grande quantité dans les entrepôts, mais peu rassasiante) à la nourriture naturelle (dénichée plus difficilement, mais plus efficiente). Ce qui est intéressant, c’est qu’une fois qu’on a trouvé de la nourriture, peu importe sa provenance, on ne peut pas être totalement rassuré. En effet, chaque chose comestible a une date de péremption (pour la nourriture industrielle) ou une chance de nous intoxiquer, de nous provoquer une indigestion. Toutefois, grâce à différentes compétences, vous pourrez analyser ces denrées pour en déduire la qualité. Ici, une longue discussion a été établie entre le staff et les invités. Le plus important dans Leelh est de survivre, et d’agir en groupe. Il est donc évident qu’un joueur ayant décidé de verser dans l’art du combat pourra plus facilement aller ramasser de la nourriture sans craindre les dangers de l’environnement, toutefois il ne pourra pas consommer ce qu’il aura trouvé sans danger pour sa santé s’il ne recourt pas aux connaissances d’un autre joueur, plus faible physiquement, mais qui connaît chaque secret de la nourriture industrielle et naturelle. De nombreuses idées ont été échangées : pourrait-on pouvoir camoufler l’analyse d’une denrée ? Voire en modifier les information de péremption ? Doit-on laisser l’analyse d’un aliment visible à tous une fois que la compétence a été utilisée par un joueur sur l’item, ou bien cela est-il trop peu réaliste ? Oui, car l’un des buts de Leelh, et Sha nous l’a rappelé à plusieurs reprises, c’est d’être le plus réaliste possible tout en restant fun. Il faut donc trouver un juste milieu que parfois nous avons tendance à oublier quand une idée nous semble géniale, mais qu’une fois dans la pratique elle présente bien trop d’inconvénients au niveau du gameplay, lui ôtant tout son aspect amusant…


  • Les maladies faisaient également partie du programme, notamment celles évoquées plus haut : l’intoxication et l’indigestion. Liées à l’ingestion de nourriture, le joueur a plusieurs solutions pour y pallier, comme se faire vomir. Cette feature qui peut prêter à rire n’a pourtant rien de saugrenu et ajoute une difficulté supplémentaire à l’acte d’alimentation, et les compétences d’analyse. La principale inquiétude était de savoir si les maladies étaient assez handicapantes, ou au contraire trop peu fun.


  • Le sujet ayant porté le plus à polémique était : la monnaie. En effet, il n’y a pas de monnaie dans Leelh, uniquement du troc. Toutefois, il semble manquer à ce système d’échange une valeur stable qui aurait le rôle de référent. Puisque l’équipe créatrice du jeu se refusait à introduire l’argent, les pièces d’or ou autres caps comme solution, il fallait trouver un petit truc différent. C’est ainsi qu’ils ont pensé à l’eau. L’eau aurait un double avantage : celui de représenter une monnaie à la valeur stable mais avec la particularité d’être consommable pour regagner des points de vie. Comme des potions en quelques sortes. Deux écoles se sont alors vite affrontées : ceux qui prônent le troc comme une valeur centrale du jeu et qui regretteraient l’arrivée de l’eau puisqu’elle risquerait de le reléguer à un second plan, et ceux au contraire qui voient dans cette idée un système secondaire intéressant qui pourrait permettre de répondre plus facilement à l’offre et à la demande. Débat à suivre, donc.


  • Enfin, le dernier thème et non des moindres : la mort. Certainement l’une des features les plus difficiles à mettre en place dans un MMORPG puisqu’elle détermine l’un des points cruciaux les plus important du gameplay. En gros, le problème est de savoir si l’on veut rendre la mort pénalisante, ou pas. Dans un jeu comme Leelh où la survie est au centre de l’expérience du jeu, il était évident qu’elle devait l’être. Une autre des préoccupation de game design ajoute toutefois ici une difficulté aux choix à faire à ce niveau. En effet, le staff de Leelh veut que ce soit le joueur qui a le plus de jours de survie derrière lui qui soit potentiellement le plus puissant. En parallèle, il se refuse à donner plus d’avantages aux joueurs qui jouent beaucoup, par rapport à ceux qui se connectent peu, mais régulièrement et qui peuvent donc accumuler autant de jours de survie que les « gros » joueurs. Les types de mort dans les MMO sont tellement nombreux qu’il leur faudra certainement du temps avant de se fixer sur une décision. Ce qui est certain c’est que leur volonté est de faire quelque chose de différent et de pénalisant tout en restant fun. Il faudra craindre la mort sans avoir envie d’arrêter le jeu une fois celle-ci survenue. Un défi de grande ampleur, donc. J’ai hâte de voir ce que le staff se décidera à mettre en place !


Pour conclure : chaque personne présente pendant cette soirée a pu y aller de son avis, de son idée, et il était vraiment plaisant de voir à quel point nous étions écoutés et nos avis pris en compte. Le crayon à la main, les membres de l’équipe écoutaient chacune de nos propositions, en les critiquant ou en les appuyant et, surtout, en les notant de côté pour l’évolution du jeu. Un véritable rêve de gosse pour tous les joueurs qui étaient là, et un plaisir partagé par un staff avide de nouvelles idées et de retours de la part de sa communauté. Une réussite donc. A répéter !

Merci à Kanjy pour son Powerpoint surréaliste, à Sha et SeBoun pour leurs algorithmes, et au reste du staff pour sa gentillesse et ses pizzas.


Loading 2

[Loading] JP : Les Invincibles



Je reviens donc cette semaine avec encore une série dans la musette, mais cette fois-ci je vous rassure, ce sera beaucoup mieux que la dernière fois…

En mal de nouvelles séries à découvrir, je me suis penché un peu sur ce qui se faisait chez notre douce France. Quelle surprise alors de tomber par hasard sur Arte en zappant qui passe une série française et pas un énième documentaire sur la découverte de quelque artefact au fin fond de la Patagonie, nan une vraie série comme on les aime et cette série c’est Les Invincibles.

Je m’en vais vous sortir le pitch :  quatre copains, la trentaine toute fraîche, décident de se lier par un pacte, le soir même ils larguent leurs copines respectives et de se tenir à un code pour profiter de leur jeunesse. A lire comme ca, on dirait le scénar d’un teen-movie américain, mais il n’en est rien, bien au contraire.



Qui l'eût cru ? Les Invincibles est diffusé sur Arte !


Bizarrement, cette série donne un souffle nouveau à la scène française (bien qu’il s’agisse d’une reprise de la série du même nom au Québec) avec beaucoup de punch dans les scénars, pas véritablement de temps morts (la bande-son joue pour beaucoup). Les acteurs, chacun dans leur styles(le BCBG, le musicos, le cadre avec la bonne situation et un bon geek des familles), jouent, pour ma part, à la perfection les psychologies de leurs personnages. On entre bien dans la petite histoire de ces quatre garçons, qui voulaient tenter de changer leur vie, mais finalement tout cela va se retourner contre eux petit à petit, pour un final dantesque… Les scènes sont entrecoupées de petites scénettes faites en bande dessinée (style peu convaincant par ailleurs), qui narrent l’histoire de façon un peu bizarre, en transformant les personnages en super héros (d’où le nom des Invincibles).

Je ne peux que conseiller cette série de notre beau pays, même si quelques défauts peuvent être notés : la réalisation est vraiment excellente (par un des chanteurs de la Chanson du Dimanche), les acteurs de même, mais surtout la bande-son que j’ai tout de suite acheté sur Itunes (David Bowie, The Babyshambles, la Chanson du Dimanche,…). Contrairement à The Pacific, foncez ! C’est Tonton JP qui vous le dit !


Le grain de pixel d’Eskarina :

[Loading] est une rubrique publiée tous les jeudi, et c’est la vôtre. Elle a pour but de publier sur le blog les écrits / dessins / etc. de nos lecteurs. N’hésitez pas à nous faire parvenir vos tests, strips, coup de cœur et de gueule si vous voulez les faire partager sur Kiss My Geek ! Vous pouvez nous envoyer tout ça à eskarina@kissmygeek.com et à oujiz@kissmygeek.com.

Comme post-face à cet article, je vous invite à voir la web-émission J’irai loler sur vos tombes où l’un des quatre acteurs principaux a été invité il y a quelques semaines.


Jeux Vidéo 3

Des nouvelles de Leelh !



Les p’tits gars de 3Dduo nous donnent régulièrement de leurs nouvelles, et cette fois-ci ils nous font partager leur tout dernier trailer ainsi qu’une nouvelle page de BD pour un tuto plus ludique que d’ordinaire pour leur WMORPG : Leelh. Enjoy !


[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=5vaIGqbK-Lk[/youtube]


Un tuto sous forme de BD... Le rêve du geek !
Interviews Jeux 3

Croisades d’Unnord 2010 : leur bilan à eux !



Une fois n’est pas coutume, nous avons pu discuter des Croisades d’Unnord avec leur organisateur en chef afin de recueillir ses impressions à chaud (ou presque) sur l’évènement. C’est ainsi que Bruno a aimablement répondu à toutes nos questions et que nous les partageons ici avec vous, pas plus tard que maintenant !


KissMyGeek : Bruno, bienvenue à Kiss My Geek ! C’est la première fois que nous publions une interview en semaine, en dehors du rendez-vous hebdomadaire qui leur est normalement fixé. En effet, plus qu’un portrait, nous aimerions discuter avec toi de ton bilan des Croisades d’Unnord puisque tu en es l’organisateur en chef ! Du coup, tu te doutes que ton avis sur l’évènement nous rend curieux…. Ton nom sera sûrement inconnu de la plupart de nos lecteurs donc, pour commencer, pourrais-tu nous parler un peu de toi, et des associations ou évènements auxquels tu contribues ?

Bruno : Je suis un étudiant en école d’ingénieur a Lille (Hei, lieu des Croisades). J’ai 23 ans et je fais partie de 2 associations étroitement liées. La première : la Guilde des Stratèges qui est une commission du bureau des élèves de l’école et qui se consacre à permettre à tous de jouer (cartes et plateaux) lors des pauses déjeuner ainsi que de co-organiser les fameuses Croisades avec l’association du même nom (la deuxième, donc) dont je suis également président cette année.


KMG : Si nous t’avons proposé cette interview, c’est en grande partie parce que nous avons pas mal parlé des Croisades d’Unnord sur le blog. Pourrais-tu rappeler à nos lecteurs en quelques mots en quoi consiste cet évènement ? Et quel est son but ?

B. : Les Croisades d’Unnord c’est une grosse convention de jeu qui se déroule chaque année depuis 15 ans le weekend de Pâques à Hei (Lille), avec entre 500 et 1000 visiteurs sur 3 jours en 24h/24. Sur place on propose des tournois de jeux de cartes (V:tes, L5R…), de figurines (SDA, Heroclix…) et surtout une grosse trentaine de tables de JDR avec scénariii inédits !!!

Pour ceux qui ne sauraient pas exactement ce qu’est le jeu de rôle, on pourrait le comparer à du théâtre d’improvisation. Les joueurs jouent des personnages qui évoluent dans une histoire (scénario) qui est racontée par le Maître du Jeu (Ndlr : aussi affectueusement appelé Meujeu, GM, ou tout simplement Tout Puissant). Tous les choix et actions que les joueurs décident de faire influent sur le scénario et impliquent quelques changements sur la suite de la partie. Contrairement à un jeu vidéo, tout les cas de figures que l’on peut imaginer sont possibles et on ne suit pas un fil conducteur pour achever une aventure.



KMG : Comment les Croisades d’Unnord sont-elles nées ?

B. : Oulah c’est que les Croisades ont un certain âge ! A l’époque il était d’usage dans les écoles post-bac de Lille d’avoir un club de JDR… Et un jour (il y a 15 ans) tous ces clubs ont décidé d’organiser un événement digne de ce nom avec tous les rôlistes qui seraient intéressés.


KMG : Comment toi et les autres bénévoles gérez-vous la mise en place de cet évènement, et notamment votre budget ?

B. : En premier temps on négocie avec l’école pour les locaux : le plus dur à trouver pour une convention. Ensuite, on utilise tous nos réseaux de connaissances et d’habitués pour obtenir des scénarios de JDR. Eh oui c’est pas évident de trouver des scénarios certifiés, jouables ET inédits ! Il faut aussi trouver des arbitres bénévoles capables d’organiser des tournois de jeux que nous ne maîtrisons pas forcément : par exemple nous accueillons des tournois de figurines qui sont organisés par des personnes autres que le staff officiel.



KMG : Nous ferais-tu un bilan des Croisades 2010 ? Comment s’est passée cette session ?

B. : De ce qui m’est revenu, les joueurs ont eu la bonne idée de ne mourir que sur table. Donc aucun souci de sécurité. Sinon on a eu beaucoup de sourires, de rires et de « on reviendra ». Donc : coooooooool !

Un petit hic toutefois : l’absence de soutien de la mairie qui nous a refusé la Licence 2. Conséquence : pas de petite bière pour la partie de JDR…


KMG : As-tu des idées pour l’année prochaine ? Des défis ? Des regrets sur de petites choses que tu comptes améliorer ?

B. : Pour l’an prochain : pareil mais mieux ! Plus sérieusement, faut revoir la notation pour les JDR afin de rediscuter les récompenses des joueurs et MJ. Il était d’usage qu’une partie conséquente de nos orgas circule parmi les tables pour donner une appréciation de la prestation des joueurs et des maitres du jeu. Cette année, la disponibilité des orgas n’as pas permis d’assurer un arbitrage digne et constant dans sa qualité. Nous avons donc choisi de récompenser les joueurs par le hasard…

Bref ; on réfléchit encore pour réussir ça mieux l’an prochain.

KMG : Avant de nous quitter, voici le petit jeu de fin. Tu n’y échapperas pas ! Chaque interviewé de Kiss My Geek possède un super pouvoir de geek. Par exemple, Oujiz peut se mettre AFK toutes les 2 secondes, que ce soit IRL ou IG ! Et toi, quel est ton pouvoir ?

B. : Maitriser les 5 arguments incontrables qui permettent de répondre à toutes les questions !!! A savoir « parce que » « pourquoi pas » « jaune » « hyperbolique » « chocapic ». Pour les sceptiques, essayez et vous verrez que votre interlocuteur cessera de poser plein de questions.


Évènements 10

Kiss My Geek sera sur le plateau d’Inside Ankama à la Convention 5 !



Vous le savez, nous en avons déjà parlé, Kiss My Geek sera présent à l’Ankama Convention 5 qui a lieu ce week-end à Paris Porte de Versailles. Ce que vous ne saviez peut-être pas, par contre, c’est qu’il nous a été proposé d’intervenir sur le plateau d’Inside Ankama où un épisode sera tourné en direct !

Donc voilà, nous avons le plaisir et la joie de vous le confirmer : vous pourrez nous retrouver, Oujiz et moi, en tant qu’intervenants sur le plateau live d’Inside Ankama ce dimanche 18 avril à 13h, en plein cœur de la Convention !

Je ne peux pas encore vraiment vous révéler le sujet que nous aborderons avec la team de l’émission, mais vous devez vous douter que ce sera un tantinet geek !

Je ne terminerai pas cet article sans adresser un gros merci à Maxime, Davy, Klem et Florence qui a pensé à nous pour le pass presse. Oui, vous avez bien lu, vous aurez votre petit reporter spécial sur place pour prendre plein de photo et grappiller de l’info pendant que je serai « tranquillement » sur le stand DOFUS.

Encore une fois, n’hésitez pas à passer nous faire un coucou, ce sera un grand plaisir pour nous de vous rencontrer !

Cinéma Dans Ton Cinéma 4

[DTC] Sorties de la semaine



Comme on dit, « En avril, ne te découvre pas d’un fil(m) » et pour cause : ce mois-ci est plutôt chargé ! Après le Choc des Titans on attend Kick Ass et Iron Man 2. Un mois plein de référence geekes ! Mais en attendant tout ça, voici les sorties sympa de la semaine.



Une affiche plutôt inquiétante. Comme chaque film de Besson dernièrement, en fait.

Adèle Blanc-Sec (Luc Besson)

Que les désespérés de l’ancien Luc Besson (Léon, Le 5è élément) tendent l’oreille. Il se pourrait bien qu’il nous revienne, dans un sursaut de lucidité. En effet cette semaine sort un de ses nouveaux films qui devrait nous sortir des bourbeux et honteux souvenirs d’Arthur et les Minimoys. Cocorico ? Peut-être pas, et c’est ce que nous allons voir…

Le film éponyme nous plonge au début du XXè siècle et campe une jeune journaliste qui n’a pas froid aux yeux ; Adèle Blanc-Sec. Son seul but : embarquer pour l’Égypte afin d’y faire des découvertes à ramener en France. C’est ainsi qu’elle envoie à Paris un œuf dont éclot… un ptérodactyle vieux de 136 millions d’années. Mais ce n’est que le début des rencontres surprenantes ! Momies et autres affreuses créatures seront au rendez-vous dans un univers mêlant poésie, onirisme et humour.

Sachez que ce film n’est que le premier d’une trilogie mais n’est pas, certains l’auront déjà démasqué, une œuvre originale de Besson. En effet, il s’agit d’une adaptation de la BD du même titre créée par Jacques Tardi (Le Cri du Peuple). Une base de travail et d’inspiration sûre, donc, et particulièrement reconnue dans le milieu du neuvième art !

Reste à voir toutefois ce que le papa du Grand Bleu fera de tout ça. La bande annonce laisse sceptique mais les effets spéciaux et le retour au fantastique adulte du cinéaste français nous donnent envie d’espérer.

A savoir également qu’il s’agit du premier grand rôle de Louise Bourgoin, la Miss Météo complètement déjantée de Canal +.

N’hésitez pas à nous donner vos impressions !

Site officiel


Y'a de l'idée : faire à chaque fois la même affiche pour ses films, ça permet de faire des économies !

Green Zone (Paul Greengrass)

Quand j’ai vu l’affiche de Green Zone aux arrêts de bus, j’ai cru qu’il s’agissait d’une pub pour un coffret DVD de la trilogie Jason Bourne. Et en fait nan. Rien à voir. Ou presque ! Et c’est ce qui explique ma confusion ; Green Zone est le dernier film de Paul Greengrass, le réalisateur de la-dite trilogie !

Et donc, non, je le répète : ce film n’a rien à voir avec Jason Bourne. Pourtant l’affiche pourrait laisser croire le contraire, d’autant que deux des titres de la trilogie y sont placardés… Bref.

Vous l’aurez saisi : le gars ne se renouvelle pas complètement par l’affiche, le thème et l’acteur, puisque l’on retrouve Matt Damon dans un film qui promet de sentir la poudre noire et le complot.

Le décor change toutefois un peu puisqu’il nous situe cette fois en plein Bagdad du début XXIè siècle. Dans ce contexte historique, un regroupement de militaires américain a pour mission de trouver des armes de destruction massive censées être stockées dans le désert iraquien. Ça ne vous rappelle rien ? En tout cas, tout ceci serait trop simple si ces hommes ne découvraient pas que derrière cette mission se cachait un prétexte et toute une mascarade digne des plus grande machinations. Vous avez tous compris : l’histoire tourne autour de l’occupation américaine en Irak et de la façon dont le gouvernement provisoire instauré par l’administration Bush s’est constitué d’amis loyaux du Président plutôt que de personnalités efficaces et capables sur le terrain. Au milieu de tout ça, beaucoup d’incompréhensions reflétées à travers ce long-métrage : pourquoi n’avoir placé personne à la tête du gouvernement irakien qui sache parler arabe ? Pourquoi n’avoir pas engagé des spécialistes de la reconstruction sociale d’après-guerre ?

Adapté d’un livre de Rajiv Chandrasekaran (Dans la zone verte : les américains à Bagdad), ce film d’histoire contemporaine qui pose beaucoup de questions auxquelles les spectacteurs devront trouver leurs propres réponses.

On sent ici que Greengrass confirme dans ce nouveau film (qui porte presque son nom) sa véritable vocation de cinéaste militant. C’est ainsi qu’il avait déjà parlé de sujets sensibles comme le 11 septembre et la guerre civile irlandaise avec ses précédents Vol 93 et Bloody Sunday. Mais avec les sujets traités toujours sous ce même angle (celui de la victime) ne cède-t-il pas à la facilité ? Greengrass ne se protège-t-il pas un peu trop grâce au politiquement correct qu’on pourrait presque assimiler à de la démagogie ? Il faudra voir Green Zone de ses propres yeux pour en juger…

Site officiel


A voir également :

Le Chasseur de primes avec Jennifer Aniston et Gerard Butler est une comédie américaine décérébrée comme on les aime en fin de semaine, quand on a le cerveau trop ramolli pour se taper un vrai film, mais qui fera toujours sourire. En somme, si vous avez envie de passer un moment agréable sans vous prendre la tête, foncez voir cette légèreté d’Andy Tennant (Hitch, Anna et le Roi) qui promet quelques scènes mêlant grand spectacle (quelque explosions pour contenter Monsieur) et humour potache (pour Madame, vous l’aurez compris). Le pitch est plutôt simple et met en scène un chasseur de prime qui se voit confier la mission de traquer son ex-femme, une journaliste qui s’est soustraite à la justice. Le rêve pour lui : un job gagné d’avance et qui en plus va lui permettre d’exercer une petite vengeance personnelle… Mais les choses se compliquent quand il constate que celle-ci est poursuivie par de dangereux criminels sur lesquels elle enquêtait pour son métier. Bon, je ne vous cache pas que malgré un scénario vu et revu, je reste attachée à ces deux acteurs et que c’est pour ça que j’en parle ici. A voir si vous avez déjà tout vu donc. Ou à regarder en DVD entre filles. Et, oui, un jour on reverra Butler dans un vrai film, j’en suis convaincue.