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[Test] Gears of War 4

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Cinq ans après le troisième opus (parce que Judgment n’a jamais existé), Gears of War rempile avec un quatrième épisode sur One et sur PC. Alors, doit-on /fear le nouveau Gears ?




Epic Games est mort, vive The Coalition !


Je ne vous apprendrai rien en vous disant qu’il y avait une grosse attente au sujet de Gears of War 4, licence culte de la Xbox.

Une attente teintée d’inquiétudes puisque que ça n’est plus Epic Games derrière les commandes ! En effet, le studio a vendu sa licence à Microsoft Studios en 2014. En outre, Gears of War 3 s’étant pourvu d’une “vraie” fin, on avait une double dose (les vrais savent) de questions au sujet d’une nouvelle suite !

Suite à son achat, Microsoft a confié le développement à Black Tusk Studio et leur a débauché Rod Fergusson, le producteur exécutif des 3 premiers Gears. Ouf, on souffle ! Fergusson renommera d’ailleurs le studio en “The Coalition” pour faire référence à la faction in-game the Gears la “Coalition of Ordered Governments” = COG = l’écrou, LE symbole de Gears.

La boucle est bouclée, penchons-nous donc sur ce nouvel opus !


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La suite du reboot du retour


Gears 4 est à la fois une suite et un reboot. Mais le changement de studio se ressent davantage dans la forme que dans le fond : en effet, dès les premiers instants, manette en main, on retrouve les sensations de Gears of War. Soulagement – les fans s’y retrouveront !

Le jeu est toujours aussi lourd et bourrin, sanguinolent. Ce qui veut dire pas ou peu de renouveau dans le gameplay – à mes yeux un avantage puisque j’attends de Gears qu’il fasse du Gears. Certains pinailleurs pourront toutefois crier à la flemmardise.




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Les changements s’opèrent surtout du côté de la narration, des personnages et des environnements.

À ce sujet, faisons un rapide rappel de l’histoire : à la fin de Gears 3, Marcus Fenix et ses compagnons de la CGU mettent fin à l’invasion Locuste. A priori donc, les humains étaient tranquilles.

A priori seulement.

Gears 4 vous plonge 25 ans après le 3. Les humains doivent rebâtir un nouveau monde : malheureusement, la solution employée pour pulvériser les Locustes à la fin de l’épisode 3 provoque une pénurie d’énergies fossile et une météo très capricieuse (à base de tempêtes de ouf qui te balancent des tornades et des éclairs mastoc). Les humains ont donc dû trouver d’autres formes d’énergie et se servent de robots pour construire des villes entières très “utopiques” qui n’iront pas sans rappeler Rapture dans Bioshock. Notamment à cause de son design très steampunk.

Ici vous n’incarnez plus les vieux briscards de la première trilogie, mais la nouvelle génération dont le héros n’est autre que JD Fenix, le fils de Marcus. Deux acolytes l’accompagnent : Del et Kait. JD et Del ont quitté la CGU après être tombés en désaccord avec leurs méthodes. La CGU, appelons-les « les gentils des premiers épisodes », ont en effet pris des mesures très restrictives suite à l’extermination des Locustes. Afin de protéger les citoyens des dangers du nouveau monde, bien sûr. Suite à ce virage un peu fasciste, JD et Del ont préféré déserter et passent maintenant le plus clair de leur temps à aider des petits villages. Comme celui de Kait, leur amie. Pour cela, ils vont piller les villes de la CGU en cours de construction et redistribuent les matériaux, façon Robin des bois des temps modernes. Ouh les vilains.

Toutefois, un de leurs pillages va mal tourner et, sans vous spoiler, ils vont vite se rendre compte qu’une nouvelle menace va à nouveau s’abattre sur l’humanité.

Bien que l’histoire soit basique, elle en reste suffisante pour servir le propos (on parle de Gears, pas d’un film de Lynch).




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Les personnages de cette nouvelle série ont le mérite d’être rafraîchissants – c’est sûr que ça n’a rien à voir avec la team de vieux briscards qu’on avait dans les anciens épisodes, mais au moins ils ont osé le changement. Les dialogues sont toujours ponctués d’humour et bien sûr le fan service n’est pas oublié avec quelques apparitions de guest stars

Visuellement, le jeu est magnifique. Le level design n’est certes pas foufou mais les décors sont sublimes. C’est bien simple, la dernière fois que j’ai vu des décors aussi beaux, c’était dans Uncharted 4 (ouais). De même, conséquence de l’histoire, on nous change des paysages déjà vus des anciens épisodes où tout n’était que paysages de guerre. Ici au contraire, la terre “revit”, on a donc énormément de terrains très verdoyants et on en prend plein la gueule.

Côté gameplay, pas énormément de renouveau. Quelques nouvelles armes et de nouvelles possibilités pour tuer vos ennemis mais rien de transcendant. On alterne les phases de marche / dialogue / combat. La trilogie classique de Gears of War. Le tout reste donc très prévisible  puisque la plupart des zones de combat ont le même level design : de grands espaces avec des couverts pour vous planquer (la base du gameplay de Gears). Dès que vous arrivez dans une zone avec cette configuration, pas de surprise, vous savez que ça va bastonner.


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Cette critique rejoint celle sur le level design que je qualifiais de « pas foufou » : en effet, quand tu arrives dans une zone où tu peux déjà prédire si un combat va se lancer ou pas, ça veut dire qu’on a perdu le piment de l’imprévu… Le comble pour un jeu d’action ! Néanmoins Gears nous a toujours habitués à ça, c’est donc difficilement imputable à cet épisode précisément.

Côté nouveautés annoncées par le studio, parlons un court instant de la météo qui devait avoir un impact sur le jeu. Au final pas tant que ça : de temps en temps on doit affronter une tempête et éviter les éclairs et les débris qui volent – grosso modo ça s’arrête là… J’ai trouvé ça un brin dommage que ça n’aille pas plus loin.


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Heureusement quelques scènes de gameplay secondaire viennent changer les idées régulièrement avec des courses poursuite en moto par exemple. Ça marche super bien et ça m’a là aussi rappelé de très bons moments d’amusement que j’ai eu dans Uncharted 4.

Il y aussi un mini mode Horde intégré au scénario où vous devez défendre une place fortifiée en construisant des tourelles / barrières, etc. Le but est de résister à plusieurs vagues de monstres. J’ai un peu moins aimé ce mode-là qui est sûrement bien plus amusant en coop qu’en solo.




Ah, ça va couper chérie


Malgré ses quelques petits défauts, j’ai adoré Gears of War 4. Tout simplement parce que je m’y suis beaucoup amusée. Mais cet amusement a un prix : un petit 7-8h de jeu pour finir la campagne solo c’est court, très court. La licence nous avait habitués à quelques heures supplémentaires !

Toutefois, on sait que le plaisir de Gears ne se cantonne pas au solo. J’ai entendu énormément de bien sur la campagne en duo et surtout sur le mode online Horde, qui est un peu “le” truc que tous les fans de Gears attendent. Malheureusement je n’ai pas d’abo Xbox Live Gold, donc je n’ai pas pu le tester.

Un petit mot sur l’OST : ça n’est plus l’excellentissime Steve Jablonsky à la baguette, mais le non moins prestigieux Ramin Djawadi, MONSIEUR Game of Thrones. On a donc droit à une OST différente (bien qu’elle revisite en partie le thème musical récurrent auquel Jablonsky nous avait habitués) mais très réussie à mon goût (Chase n’est pas d’accord, mais c’est moi qui publie le test, donc !).

C’est dans ce genre de choix – le débauchage de Rod Fergusson et ici le choix de Djawadi qu’on sent que Microsoft a mis le paquet pour plaire aux fans et amorcer un changement en douceur.

En bref : on sent que le jeu a été soigné et fait dans le respect et la continuité du travail mené par Epic Games sur les 3 premiers opus, tout en apportant sa touche. Si certains lui reprocheront d’être un peu trop convenu, ça reste à mes yeux un pari réussi pour Microsoft et The Coalition. J’ai hâte de voir la gueule du 5, en espérant qu’on n’ait plus à attendre 5 ans mais à revenir sur un rythme de croisière de 2-3 ans auquel Epic Games nous avait habitués !



On a aimé :

  • La continuité vis à vis de la première trilogie
  • Des graphismes réussis
  • Un gameplay toujours aussi bourrin et jouissif

On a moins aimé :

  • Un scénario un peu convenu avec un plot twist mou du slip
  • La météo pas aussi impactante qu’on l’aurait imaginé
  • Une durée de vie à la limite du raisonnable

Craquez vos PO si :

  • Vous aimez Gears of War 1, 2 & 3
  • Vous souhaitez découvrir la série des Gears
  • Vous cherchez un bon jeu d’action sanglant

Quittez la partie si :

  • Vous cherchez un jeu poétique
  • L’idée d’une suite à Gears 3 vous fait hérisser les poils
  • Vous n’êtes pas prêt à dépenser vos sous pour une expérience solo qui ne dépassera pas les 8h de jeu


Gears of War 4 – The Coalition – Microsoft Studios

Xbox One/PC

69,99€

Le test a été effectué sur une version offerte par l’éditeur.


Du Gears comme on l'aime

Gears of War 4 a été soigné et fait dans le respect et la continuité du travail mené par Epic Games sur les 3 premiers opus, tout en apportant sa touche - pour le coup bienvenue. C’est donc un pari réussi pour Microsoft et The Coalition !

8
Note finale:
8

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