Séries 2

Séries : grandes femmes pour petits écrans

rosie

Cet article est un cri d’amour, un hurlement de fangirl, aux personnages féminins de séries qui m’inspirent tant.

Souvent secondaires, ces rôles crèvent pourtant l’écran, volant parfois même la vedette au premier rôle (trop généralement masculin). Je parle de ces femmes qui cassent les clichés par leur personnalité, leur savoir-faire, leur humour, leur parcours, ou même tout simplement leur look. Ces femmes, parfois (presque toujours ?) créées par des hommes, qui ne sont pas de simples lieux communs. Qui ne sont ni la vierge, ni la mère, ni la putain, mais qui sont tellement plus complexes. Tellement plus réelles, en somme. Et qui redonnent, surtout, un peu espoir dans le fait qu’on verra peut-être bientôt la fin de ces poncifs à l’origine de tant d’inégalités encore trop présentes dans nos quotidiens.

Cet article est bien évidemment basé sur mes visionnages personnels qui sont loin d’être exhaustifs. Donc n’hésitez pas à ajouter dans les commentaires vos coups de cœur et recommandations !


Kim WexlerKim Wexler (Rhea Seehorn) – Better Call Saul

C’est ce personnage qui m’a donné envie de me lancer dans la rédaction de cet article. Kim mériterait d’être le personnage principal de la série (elle l’est d’ailleurs en quelques sortes) : avocate battante, femme intelligente, toujours fidèle à Saul (pour le meilleur, mais surtout pour le pire) et avec une double personnalité presque troublante… En effet, elle a beau défendre la veuve et l’orphelin, elle est irrémédiablement attirée par les « sales coups » de Saul. Elle prend très clairement son pied à monter quelques arnaques avec lui. Cette palette de personnalités en fait un personnage complexe qui ne se laisse jamais abattre, même après tous les coups de couteau reçus dans le dos. Naviguant dans un milieu masculin, elle se bat avec férocité pour survivre, coup dur après coup dur. Une femme qui ne lâche rien – on aime ça !

#QOTD : « You don’t save me. I save me. »


Dana ScullyDana Scully (Gillian Anderson) – X Files

C’est sûrement l’un des plus « vieux » exemples de la pop culture liée au petit écran qui donne une image différente de la femme. Pourtant très souvent sexualisée en dehors de la série, il ne faut pas se fier à l’image de surface que peut dégager Dana Scully : petite rousse sexy malgré elle, collée dans les pattes de Fox Mulder… Très vite elle se révèle être un personnage implacable, froid, scientifique, d’une finesse et d’une intelligence qui serviront très souvent le duo. Et surtout, elle est loin de se laisser démonter par son entourage masculin. Un personnage qui montre qu’une petite rousse peut tout à fait tenir tête aux hommes en noir, et leur mettre un peu de plomb dans la cervelle.

#QOTD : « The truth is out there. But so are lies. »


StarbuckStarbuck (Katee Sackhoff) – Battlestar Galactica

C’est un personnage que beaucoup trouvent agaçant mais que j’adore… Initialement masculin, Starbuck devient femme dans la version post 2000 de la série. Véritable garçon manqué, cigare aux lèvres (comme son homonyme à l’époque), c’est tout simplement le meilleur pilote de sa flotte. Une femme qui n’a pas peur de botter des culs et qui se contre-fiche des apparences. Ce qui se traduit parfois par un personnage qui agit avant de réfléchir… Malgré ça j’ai toujours eu beaucoup d’attachement pour elle tant elle détonne dans le milieu très masculin de la série où les autres personnages féminins sont soit hyper-sexualisés, soit complètement insupportables…

#QOTD : « Me in a dress is a once in a lifetime opportunity. »

BuffyBuffy (Sarah Michelle Gellar) – Buffy la tueuse de vampires

Impossible de ne pas citer Buffy dans cette liste. Femme iconique de la pop culture parce qu’elle casse le cliché de la pom-pom girl superficielle et fragile, on ne remerciera jamais assez Joss Whedon de l’avoir créée. J’en vois certains grimacer, et c’est souvent ce qu’évoque le nom de Buffy. Mais cette série en double lecture est à l’image de son personnage : ne vous fiez pas aux apparences… L’écriture de Whedon offre à Buffy et à ses compagnons une évolution de la personnalité qui a accompagné de nombreux adolescents et qui reste encore aujourd’hui unique en son genre.

#QOTD : « Strong is fighting. It’s hard and it’s painful and it’s every day. It’s what we have to do, and we can do it together, but if you’re too much of a coward for that, then burn. »


Peggy OlsonPeggy Olson (Elisabeth Moss) – Mad Men

Voilà un personnage que je trouvais détestable au début de mon visionnage de cette (formidable) série : Mad Men. Jeune secrétaire naïve, un peu niaise même, au physique pas trop avantageux, à la voix agaçante… Peggy a tout du cliché de la cruche. Et pourtant. Elle va prouver au fur et à mesure des saisons qu’il ne faut pas se fier aux apparences. De petite secrétaire insignifiante, elle va devenir (spoiler !) l’une des femmes les plus influentes de l’entreprise publicitaire. De jeune provinciale naïve, elle devient une créative impitoyable. Une histoire initiatique des plus inspirantes qui expose de façon parfois très brutale la place des femmes dans une société pas si lointaine…

#QOTD : « A pretty face comes along and everything goes out the window. »


Leslie KnopeLeslie Knope (Amy Poehler) – Parks & Recreation

Ridicule, maniaco-dépressive, control freak, bornée… et surtout très attachante. Leslie est une véritable workaholic, savoureux mix entre un tyran et un marshmallow. Si elle vous persécute, c’est pour votre bien. Et surtout pour celui du bureau des Parcs et Loisirs. Sorte d’héritière de Michael Scott (The Office US), on est heureux de voir une telle héroïne faire vivre cette série hilarante, exutoire de nos frustrations de la vie de bureau. Gravite autour d’elle une galerie de personnages croustillants qui la font passer du statut de fille bizarre à celui de femme bien. On en redemande.

#QOTD : « I believe that assault should be legal if the person is a jerk. »


LeelaLeela – Futurama

Véritable kick-ass girl, Leela est sûrement le membre d’équipage le plus solide de Futurama. Sans elle, Fry serait déjà mort un nombre incalculable de fois. On se délecte de chaque situation scabreuse que Leela parvient à sauver de justesse. Et on remercie Groening au passage de toujours penser à placer quelques personnages féminins forts dans son casting masculin souvent résolument idiot (et c’est pour ça qu’on adore).

#QOTD : « Well, we lost to all our opponents. Even that team that turned out to be us in the mirror. »


XenaXena (Lucy Lawless)- Xena, la guerrière

Héroïne iconique de la pop culture (et de la culture LGBT !) Xena est, comme son nom l’indique, une guerrière. Et c’est pour ça qu’on la kiffe ! Brillamment interprétée par Lucy Lawless, elle a nourri notre imaginaire lié au petit écran. Courageuse, couillue même, elle n’a jamais peur de mener au combat sa troupe d’acolytes. Épaulée de Gabrielle, les deux femmes secouent les clichés et montrent qu’elles n’ont pas besoin d’hommes pour manier le fer mieux que personne. Souvent décrite comme une icône féministe pour toutes ces raisons (et bien d’autres encore), ai-je vraiment besoin d’en dire plus pour justifier sa présence dans cet article ?

#QOTD : « All right. The rules of survival. Number one: if you can run, run. Number two: if you can’t run…surrender, and then run. Number three: if you are outnumbered, let them fight each other…while you run. Number four… »


LoisLois (Jane Kaczmarek) – Malcolm

Lois n’est certainement pas la mère qu’on aurait voulu avoir. Par contre c’est certainement celle qu’on aimerait être ! Elle montre qu’il est possible d’être pleine d’amour pour ses enfants, tout en ne faisant preuve d’aucune pitié. Toutefois, quand on regarde la troupe qu’elle a à charge, on ne peut que compatir… Toujours au bord de la crise de nerf, ce personnage de mère complètement dépassée par sa situation familiale rocambolesque nous fait rire aux éclats. Elle pourrait se laisser abattre et pourtant : Lois ne s’avoue JAMAIS vaincue. Elle est une véritable incarnation du proverbe « la fin justifie les moyens » : si ses méthodes seraient sûrement vivement critiquées par les experts de l’éducation positive, nous, on les trouve particulièrement jouissives !

#QOTD : « Once upon a time, there was a little boy that made his mom so crazy she decided to sell him to a circus. »


Nota bene : il est certains personnages que j’aurais aimé ajouter à cette liste mais que je n’ai volontairement pas intégrés. J’ai tenu à ne lister que des personnages de séries, et non des personnages de séries eux-mêmes tirés d’une autre oeuvre (souvent, un livre ou une BD). C’est pour ça que vous ne verrez pas apparaître de personnages de Game of Thrones ou encore The Walking Dead. Petite exception faite pour Buffy qui est une retranscription du film du même auteur.

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2 Comments

  • Reply
    Benjamin
    28 Nov 2018 2:48

    Salut,

    Je dirais que je suis assez d’accord sauf sur Battlestar. Le côté Hyper Sexualisé de la blonde met en avant la faiblesse de l’Homme donc c’est important pour moi.
    Tu pourrais regarder Killjoys qui est une série B mais qui se laisse regarder avec une héroïne qui pourrait t’intéresser par rapport à l’article.

    • Reply
      Eskarina
      30 Nov 2018 1:40

      Merci pour tes recos Benjamin 😉
      Pour « la blonde » de Battlestar, j’imagine que tu parles de « Numéro 6 ». Je comprends ton point de vue mais, rien à faire, je reste dérangée par la sexualisation féminine comme révélateur de faiblesse masculine…

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