Dans Ton Cinéma 2

[DTC] Sorties de la semaine

DTC 16 Novembre 2010



Cette semaine on parle des retraites, de Darwin et du sans-abrisme… mais nan partez pas !


Création (Jon Amiel)
L’affiche semble indiquer que Jennifer Connelly soit le singe…

Création (Jon Amiel)

Si le britannique Jon Amiel peut sembler inconnu, il nous a pourtant habitué à des films très plébiscités et à gros budget, où l’action prend le penchant sur tout le reste : Haute Voltige et Fusion en sont le parfait exemple. Mais dans un style totalement différent, je ne peux pas non plus ne pas vous citer l’excellent Copycat. Tout ça pour dire que si ce Monsieur reste discret, ses films ont néanmoins marqué les esprits.

Avec Création, il se penche sur le genre de la biographie en s’intéressant à la vie de Charles Darwin et la façon dont il a mis au point sa théorie sur l’évolution, l’une des plus importantes qui a changé la face de l’Histoire et la vision de nos ancêtres sur le monde. Encore aujourd’hui, le créationnisme est un sujet très sensible, notamment aux États-Unis dans certains cercles de pensées -très restreints je vous rassure-. Si j’étais vilaine je vous renverrais vers ce superbe épisode de South Park ou celui de The Big Bang Theory. Tout ça pour vous dire que si un tel long-métrage peut sembler plutôt anodin ici, il l’est moins Outre-Atlantique.

L’histoire de Darwin est justement intéressante à cause de la polémique qui l’a entourée, tiraillé entre ses découvertes et le mode de pensée de son époque. C’était notamment le cas avec sa femme, très pieuse et en opposition totale avec ses recherches.

Ce film est une adaptation de la biographie intitulée Annie’s Box, écrite par l’arrière-arrière petit fils de Darwin, Randall Keynes, et qui s’était alors servi des correspondances et journaux intimes des membres de sa famille pour écrire son récit.

Ajoutons que ce sont Paul Bettany et Jennifer Connelly qui donnent vie au couple. Pour l’anecdote, ils en sont aussi un dans la vraie vie !


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RED (Robert Schwentke)
C'est moi ou Malkovitch a vraiment une tête malsaine ?

Red (Robert Schwentke)

Toi le fan de Bruce Willis, tu es resté sur ta faim après sa trop brève apparition dans Expandables ? Tu commences à en avoir marre de te remater la trilogie de Die Hard pour la trois-cent quatre-vingt-septième fois ? Oui, toi qui me souris parce que je parle de trilogie en évinçant volontairement le 4ème opus de la série. Toi qui ne te rassasies plus du rythme d’un navet par an que nous offre Willis depuis maintenant une paire d’années. Hé bien sois jouasse, car c’est demain que sort Red !

Qu’est-ce que ça veut dire ? Retraités Extrêmement Dangereux.

Non, non ne fuis pas ! Car derrière ce titre annonçant un nanar de plus se cache en fait un film d’action tinté de comédie comme on les aime et pour lesquels notre Bruce est le meilleur. Ne pars pas non plus perdant car tu pourras compter au casting de superbes têtes d’affiches comme Helen Mirren, Morgan Freeman, John Malkovich ou encore Karl Urban (Eomeeeeeeeeeer ♥_♥) !

Le pitch du film ? D’anciens agents secrets mis au placard avec l’âge et qui veulent revenir sur le devant de la scène. Explosions et scènes décalées sont donc au menu !

Toi le fan de blockbusters décérébrants mais dont l’humour et la mise en scène rocambolesque, les cascades à gogo ou encore les dialogues débiles donnent du charme ; Red ne te décevra pas !


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No et moi de Zabou Breitman est inspiré du roman du même nom écrit par Delphine de Vigan et pourrait être une jolie surprise. Ce film retrace la rencontre entre Lou, une enfant plutôt précoce du haut de ses treize ans, et une jeune femme sans-abri de 18 ans du nom de Nora sur laquelle elle doit faire un exposé pour son école. Un lien étroit se tisse entre elles, à tel point que Lou décide d’aider No en lui proposant de vivre chez elle. Pour une fois, c’est un film français que j’aurais bien envie de voir !




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Dans Ton Cinéma 4

[DTC] Sorties de la semaine



Cette semaine, ne loupez pas le train !


Cette affiche me fait définitivement trop penser à celle de Fast & Furious…

Unstoppable (Tony Scott)

Malgré des films de légende comme True Romance ou Le Flic de Beverly Hills 2 (bhein quoi ?), Tony Scott a toujours été plutôt discret, notamment en ce qui concerne la promo de ses longs métrages.

C’est donc de façon plutôt inattendue que son nouveau film à suspense débarque sur les grands écrans.

Unstoppable c’est en quelques sortes un remix de Speed mais sur chemins de fer . Il  raconte en effet la collaboration d’un ingénieur (Chris Pine) et d’un chauffeur de train (Denzel Washington) qui vont devoir arrêter à travers une course contre la montre un train lancé à pleine vitesse et transportant des produits toxiques menaçant une ville tout entière…

On peut s’attendre à 90 minutes de grand spectacle avec un rythme soutenu qui vous tendra comme un string !

Pour les fans de sensations fortes encore dubitatifs et qui trouveraient que ça manque de sexe à pile, la présence de la très iconique Rosario Dawson (Sin City, Boulevard de la mort) dans le rôle de la superviseure des travaux finis devrait les convaincre…

Et pour la ménagère de 50 ans qui nous lit très certainement, ajoutons que c’est inspiré de faits réels ! De très loin, mais quand même (oui parce qu’à la base c’était juste une histoire de train sans conducteur qui a traversé 3 contés avant d’être arrêté.



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Un remake du Boulet ? Peut-être...

Date Limite (Todd Phillips)

Si comme moi vous avez aimé Very Bad Trip, allez donc jeter un œil à la nouvelle facétie de Todd Phillips.

Il donne cette fois le beau rôle à Robert Downey Jr. (Sherlock Holmes) et à Zach Galifianakis. Ce dernier était d’ailleurs l’une des vedettes de la comédie sus-mentionnée !

Dans ce road-movie orienté comédie on suit l’histoire de Peter Highman (Downey Jr.) qui s’apprête à être père et qui doit rejoindre sa femme au plus vite. Mais un concours de circonstance le mène à devoir faire de l’autostop auprès d’Ethan Tremblay (Galifianakis), un acteur en quête de reconnaissance qui est tout son contraire et qui va le mener dans une virée  complètement à travers tous les États-Unis…

On imagine donc aisément un long-métrage typiquement américain orienté comique de situation où un personnage charismatique et débrouillard devra traîner un boulet énervant mais sur le compte duquel il finira certainement par s’attendrir.

Malgré un scénario que l’on peut deviner prévisible (j’espère tout de même me tromper et être surprise), les deux arguments de poids de ce film restent le brio de Todd en matière de mise en scène humoristique, ainsi que la présence de Robert.

Rien que par curiosité, ça vaudra très certainement la peine !



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A voir également :


Saw 3D (normalement le dernier de la série -ha ha-) de l’intarissable Kevin Greutert, à mater juste pour la frime et pour le cri de Chester Bennington (Linkin Park) reconnaissable entre tous. Franchement, j’ai rien de plus à dire… Encore une histoire de faux innocents coincés contre leur gré dans une cave où un inspecteur de l’hygiène virerait autiste et d’où ils n’auront le droit de sortir que s’ils acceptent de se gratter le prépuce sur une râpe à fromage victime -bien entendu- d’un stade d’oxydation très poussé (et si vous êtes une femme ? Dommage !). Ah attendez, je voulais en placer une bonne avant de vous laisser. Ouais parce que ce Saw est le 7è opus de la liste. Alors c’est clair qu’ils ont bien fait de l’appeler Saw 3D, parce que Chaussette, juste après Saucisse, ça l’aurait définitivement pas fait (que celui qui n’a pas compris ma super blague relise la phrase à voix haute en imitant Sophie Favier).



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Évènements 6

[Migration] Don’t panic ; we’re moving !



Vous le savez, nous préparons la 2.0 du blog avec soin. Oujiz vous en parle depuis un moment et les choses avancent à leur rythme. C’est-à-dire ; lentement, mais sûrement. La première étape vers cette nouvelle version de KissMyGeek.com est une migration de nos données vers un serveur mutualisé sur lequel nous aurons la main.

Pourquoi ?

Jusque là, notre BDD, les droits et données relatifs au blog étaient gérés par des admins bénévoles de chez Rhubarbe, épaulés par notre ami Ulrick qui nous a donné de nombreux petits coups de main techniques depuis la création du blog en février.

Ce qui est bien avec le bénévolat, c’est que c’est gratuit. Ce qui l’est moins, c’est que les bénévoles ont une vie ! Et du coup, nous ne pouvions pas décemment exiger d’eux une réponse immédiate lorsque nous avions des problèmes techniques. Pour un site de moindre importance, au final ça n’est pas très grave. Mais pour un projet que nous voulons faire évoluer au mieux, cela peut devenir problématique.

C’est précisément dans cette quête de stabilité et de qualité qu’il est devenu évident que nous devions évoluer vers un service professionnel (OVH pour les curieux), et donc payant, pour l’hébergement du blog.

Ce qui est bien avec le professionnel, c’est qu’on a un recours immédiat en cas de souci technique. Ce qui l’est moins, c’est que cette qualité a un prix et que cela implique un investissement financier plus qu’humain.

Ce joli pavé pour remercier d’abord les admins de Rhubarbe et Ulrick, qui ont toujours mis la main à la pâte quand on était en galère et ce malgré nos mails paniqués. Mais aussi Gormak qui va nous apporter un énoooorme coup de main sur cette procédure.

Ensuite, pour vous prévenir que cette migration va provoquer un « down » et que vous allez perdre l’accès à votre blog préféré. Si tout se déroule comme nous l’espérons, nous estimons la durée de cette maintenance de demain jusqu’à lundi prochain au plus tard.

Lorsque le blog sera à nouveau disponible, de votre côté il n’y aura aucun changement visible.

Et là vous allez me dire « Tous ça pour ça ? »

Hé bien oui ! Même si les modifications ne vous sauteront pas aux yeux, elles seront pour nous vitales. Non seulement cette migration nous/vous offrira un meilleur service global, mais surtout elle nous permettra une gestion complète de l’administration du site par nos soins, sans avoir à passer par un tiers (qui jadis était Ulrick, si vous avez bien suivi).

Une fois tout cela fait, nous pourrons nous pencher sérieusement sur la 2.0 !

Bien évidemment, pendant cette période de trou noir, notre Twitter et notre page Facebook restent actifs ; n’hésitez pas à y switcher pour continuer de communiquer avec nous et de vous tenir au courant de l’actualité.

Nous vous remercions d’avance pour votre compréhension et vous disons à très bientôt, pour de nouvelles aventures !

Jeux Vidéo 3

[Test] Super Meat Boy : You hate to love it.


YO ! Tout d’abord, toutes mes excuses pour mes lenteurs de publications. En ce moment c’est Beyrouth au taf ainsi qu’au niveau de mes projets persos, pas mal de choses à faire. Aujourd’hui, quoi de mieux pour m’excuser que de vous parler de Super Meat Boy ?

Absolutely nuthing. (Hello, les franglais haters ! )

Super Meat Boy c’est un peu comme découvrir qu’on avait un mars caché derrière son oreiller, se rendre compte que finalement même étant le petit dernier de la famille il nous reste quand même de l’eau chaude le matin… Je pourrai continuer toute la journée comme ça.

Super Meat Boy est un Must Have et vous allez comprendre pourquoi juste après le jump !

En savoir plus

Interviews 2

[ITW] Frédéric Forest, créateur d’Ex Illis

Ex-Illis

A l’occasion du Monde du Jeu, nous avions pu avoir un aperçu du jeu de plateau Ex Illis. Lors de mon déplacement au Canada, j’ai eu la chance de pouvoir rencontrer Frédéric Forest, anciennement level designer sur Assassin’s Creed et aujourd’hui Président de Bastion, studio créateur du jeu. En plus d’une visite de leurs locaux de Québec j’ai pu m’entretenir avec lui au sujet de ce jeu original mêlant figurines et jeu vidéo. L’interview a été enregistrée vocalement mais si ceci est une retranscription écrite, je vous ai laissé un lien vers le fichier audio en fin d’article, n’hésitez pas à aller le télécharger ! Un gros merci à Frédéric et à Alexandre qui ont rendu cet échange possible, ainsi qu’à mon stagiaire de Red Dead qui était là également pour l’occasion.


  • Kiss My Geek : Frédéric Forest, vous êtes le président de Bastion. J’aimerais commencer cette interview par une présentation rapide de votre personne !

Frédéric Forest : Je suis président directeur créatif du studio Bastion. Mon passé professionnel est avant tout dans le domaine du jeu vidéo mais j’ai toujours été un joueur de jeux de plateau, comme consommateur, et un gros fan de tout ce qui est wargame, jeux de figurines, etc. C’est en faisant le mélange de ces deux mondes-là qu’on en est arrivés au concept de Bastion.


  • KMG : Pouvez-vous nous parler de la création du studio ?

F.F. : Nous étions de grands fans de jeux de figurines mais nous le trouvions trop niché. Nous voulions approfondir le concept communautaire qui sortait du marché traditionnel. L’une des grandes barrières étant que dans tous les jeux traditionnels on demande aux joueurs d’être à la fois arbitres et joueurs. Nous voulions permettre une entrée dans le monde du jeu de figurines plus simple grâce à l’informatique. On s’est donc posés avec une équipe mixte venant à la fois du wargame et du jeu vidéo pour créer Ex Illis.


  • KMG : Depuis combien de temps le jeu est il en production ?

F.F. : Le studio existe depuis environ deux ans et demi et les premiers tests bêta datent d’un an. Aujourd’hui nous sommes vraiment en version commerciale avec plusieurs itérations. La version d’aujourd’hui est bien rodée, solide et bien entourée avec le site web, l’encyclopédie, le forum, etc. Tout ça commence à être bien ficelé.


  • KMG : Combien êtes-vous sur le projet ?

F.F. : Une petite dizaine. Notre équipe nécessite plusieurs domaines d’expertise ; la création des logiciels, des figurines, etc. Du coup nous sommes plutôt hétéroclites, ce qui est très stimulant puisque ça nous permet d’apprendre des deux milieux et de développer des techniques pour aller plus loin.


  • KMG : Votre équipe artistique travaille-t-elle sur place ?

F.F. : Tout à fait. Notre directeur artistique, Thierry Husser, est un peintre reconnu dans le milieu de la figurine. Il a fait ses classes chez Rackham en France. Son expertise nous sert dans la direction artistique du projet. Pour tout ce qui est travail de sculpture on a été chercher des gens travaillant  sur le modeling 3D en jeu vidéo puis on a mis en place un processus pour passer du modèle 3D au modèle figurine. C’était très intéressant puisqu’on a pu mêler technique traditionnelle et infographique, et garder notre identité visuelle unique.



Ex-Illis
Les locaux d'Ex Illis, petits mais bourrés d'inventivité !


  • KMG : Si vous deviez résumer le concept Ex Illis à un néophyte du jeu de plateau ?

F.F. : Ex Illis est un jeu de figurine du tyle « hobby », c’est à dire que ce sont des figurines en plastique à coller et à peindre dont les joueurs vont faire collection par nombre de 50 ou de 100. C’est comme un gros jeu d’échecs. La grosse particularité d’Ex Illis étant qu’on utilise un logiciel pour résoudre les actions ; le plateau, les figurines, etc. font partie de l’aspect tactique du jeu. C’est à partir de cela que l’on décide des angles de charge, des cibles de tir, des zones à contrôler, etc. Et quand on est prêt à jouer l’action, on donne notre ordre au logiciel qui exécute le tout.

Cela permet plusieurs choses intéressantes. D’abord, cela rend le jeu très accessible ; on peut jouer immédiatement sans avoir lu 300 pages de règles. Cela évite également aux gens d’être arbitres et joueurs en même temps. Du coup les parties sont très fluides, familiales, faciles d’accès même pour les gens jouant peu aux jeux de figurines.

D’un autre côté, le fait d’utiliser un logiciel nous permet d’aller très loin dans la profondeur des règles. C’est à dire que chaque figurine a près de 40 statistiques qui vont évoluer au cours de la partie. On est capables d’avoir une granularité très pointue, avec des dés 100 nous permettant d’utiliser des algorithmes poussés. On peut ainsi aller loin sans que cela n’embourbe le jeu puisque l’on n’a pas besoin de connaître LA règle obscure qui arrive tous les mercredis soirs de pleine lune : rien n’est oublié. Du coup, même pour le joueur très orienté stratégie ça devient intéressant puisqu’il va pouvoir pousser cela à fond tout en se laissant aller au niveau de sa connaissance profonde des règles.

Encore un aspect intéressant d’Ex Illis ; le concept de réalité augmentée. Chaque figurine a sa propre vie sur les serveurs et garde une mémoire d’une partie à une autre. Elle va gagner de l’expérience, des niveaux, on va la spécialiser, etc. Nous allons bientôt sortir un système économique avec de l’or, des magasins, un système d’entraînement des troupes, etc. Cela nous permet d’aller très loin dans la rejouabilité. Avec une petite collection et même si on joue souvent avec les mêmes personnes, puisque les personnages évoluent d’une partie à une autre la durée de vie du jeu reste conséquente.


  • KMG : Justement, que vanteriez-vous auprès des joueurs plus habitués aux jeux de plateau ?

F.F. : On est sur le marché depuis assez longtemps pour constater que les joueurs accrochant le plus à Ex Illis sont les plus éclectiques dans leurs goûts ludiques. Il n’y a pas que les joueurs de wargames, il y a aussi ceux qui font du MMORPG, des jeux plus tactiques, etc. Ex Illis nous permet de faire la synergie de ces différents styles de jeux à l’intérieur d’un même système, et c’est ce qui nous rend unique aux yeux de cette tranche du public.


  • KMG : Vous avez travaillé dans le jeu vidéo avant de fonder Bastion ; dans quelle mesure cette expérience professionnelle vous a-t-elle influencé pour la création d’Ex Illis ?

F.F. : Cela m’a influencé au niveau des algorithmes et des mécanismes de jeu qui sont plus poussés et complexes dans leur résolution. On a tous des jeux fétiches qui nous influencent, tant vidéo que plateau, et qui ont eu leur part dans la conception d’Ex Illis. Les gens qui joueront et qui ont une culture de gaming assez large vont les retrouver. Par exemple, il est certain que tous les wargames traditionnels ont eu leur impact, comme Warhammer et les jeux Rackham. Du côté jeu vidéo je pourrait citer tous les Final Fantasy Tacticts, Diablo, Heroes of Might & Magic, etc. C’est la combinaison de ces influences-là qui fait d’Ex Illis un jeu unique.



Ex-Illis
Frédéric Forest, créateur du studio Bastion.


  • KMG : Pour en revenir au background du jeu ; vous avez fait le choix de vous baser sur l’histoire européenne. Pourquoi ?

F.F. : Quand on a commencé à écrire Ex Illis, on savait qu’on voulait créer un univers fantastique. Mais la génération qui a grandi avec les elfes et les orques, et qui a aujourd’hui entre 25 et 35 ans, en a assez de tout le temps retomber dans ces classiques-là. Nous nous sommes donc demandé ce que l’on pouvait faire qui s’adresserait à ce public qui connaissait la fantasy mais qui voulait aller un peu plus loin. Mêler l’histoire au fantastique est donc venu de façon assez naturelle. Nous voulions quelque chose de riche, de profond, et qui aille plus loin que tous les clichés que nous connaissons. C’est en se basant sur diverses influences telles que George R. R. Martin ou Neil Gaiman que nous nous sommes confortés dans le désir de raconter une uchronie pour adultes.


  • KMG : En faisant un tel choix au niveau du contexte, visiez-vous plutôt le marché européen ?

F.F. : Oui et non. Il faut savoir que dans la mentalité nord-américaine, lorsqu’on parle du moyen-âge forcément on considère ça comme un tronçon commun puisque l’Amérique n’avait pas encore été colonisée. C’était en quelques sortes encore chez nous. Ce qui est certain c’est qu’on a beaucoup de régionalisme en France. On a plus de 32 factions en jeu, tant régionales que politiques. Il est sûr qu’en Bretagne, on joue la Bretagne. Mais même les joueurs nord-américains s’intéressent à l’histoire liées aux factions.

Ce qui est intéressant c’est que les joueurs poussent leurs recherches pour savoir lesquels de nos factions ou personnages sont historiques ou fantastiques. C’est aussi là que le Wiki a tout son intérêt puisqu’il nous permet d’intégrer les ajouts des joueurs, que ce soient des images de leurs figurines, leurs stratégies et leurs textes narratifs (fluffs) dont les français sont notamment très productifs.


  • KMG : Parlez-nous encore un peu de vos influences, on sent que l’univers littéraire et graphique d’Ex Illis en est très nourri.

F.F. : Il y a de grands courants littéraires et artistiques, notamment au niveau de la fantasy très typée de la fin des années 70′ et 80′, qui ont été très utilisés par notre génération. Aujourd’hui  on cherche justement plutôt le contre-cliché, le tangible et le réaliste. Plutôt que de se passer dans des plaines imaginaires, on sait ici que ça se passe en Champagne, en Loire, en Angleterre. Mais puisque ça va puiser dans des éléments qui ne sont pas historiques, il s’agit vraiment d’un travail de recherche pour avoir quelque chose de solide et de cohérent, tout en gardant l’aspect magique de la chose qui sort de l’ordinaire.


  • KMG : Ce qui m’a frappée quand je me suis intéressée à Ex Illis c’est l’importance que vous accordez à votre communauté, notamment par le biais des forums. Quels sont les principales qualités du jeu que celle-ci vous rapporte, et les défauts sur lesquels vous travaillez ?

F.F. : On a choisi le slogan « Wargaming 2.0 » pour les forums, justement. Le fait qu’on ait une plateforme informatique nous permet de faire des updates très rapidement grâce au feedback des utilisateurs. Nous sommes très présents sur les forums pour suivre les problèmes, améliorations et suggestions intéressantes rapportés par les joueurs et pour en discuter avec eux, les implémenter, le tout gratuitement et le jour-même dans le monde entier. Ça nous permet d’être beaucoup plus proches de notre communauté, et surtout de diffuser l’information plus facilement. C’est aussi très pratique pour le balancing. Le jeu est jeune et chaque nouvelle sortie est importante, change le gameplay. Grâce à cette interaction avec le public nous pouvons nous assurer d’être là où nous devons être, que les règles restent cohérentes, profondes, tactiques et stratégiques.

Il arrive bien entendu que certaines choses nous échappent, ou que l’on pense bien faire alors qu’au final le résultat est médiocre. Mais nous avons des membres très vocaux dans la communauté prêts à nous le faire savoir. Nous en discutons alors avec eux et nous préparons différentes pistes pour mettre en place des solutions. Par exemple le mécanisme de tir a été ajusté en fonction des feedbacks de la communauté ! Il s’agit donc d’un processus dans lequel la communauté est très impliqué, d’où le 2.0.


  • KMG : Cette présence communautaire permanente n’ajoute-t-elle pas trop en pression ?

F.F. : Oui et non… C’est peut-être culturellement très francophone de dire que les bonnes engueulades font partie de la vie mais, pour nous, il est important de nous assurer que nous pouvons distinguer la tendance de fond générale de la personne en désaccord qui parle très fort, mais qui au final est toute seule. Seuls le temps et la discussion nous permettent de voir si un point pose vraiment problème à la communauté tout entière, ou seulement à certains de ses membres isolés. En outre, étant nous-mêmes joueurs d’Ex Illis nous avons toujours nos propres idées sur les problèmes soulevés. Nous jouons et testons toujours tout très régulièrement. Il  y a toujours beaucoup de playtests faits en internes avant qu’ils ne soient mis en application. C’est la combinaison de tout ça qui nous permet de faire la part des choses entre ce qui doit vraiment être intégré et ce qui peut encore attendre.



Ex-Illis
La table de tests du studio... On n'imagine même pas les heures que l'équipe a dû passer devant !


  • KMG : Quelle est votre communauté de joueurs la plus active ? L’européenne ou l’américaine ?

F.F. : On est à peu près à équivalence. Ils sont toutefois un peu plus nombreux aux États-Unis. On a notamment des foyers de communauté intéressants qui commencent à se développer en France, surtout au niveau de l’Est, de Paris et du Lyonnais. Tranquillement, les gens se regroupent pour jouer. Le côté réseau social permet également de se retrouver facilement pour faire foisonner les communautés.


  • KMG : Quelles ont été les principales difficultés de la production ?

F.F. : Nous avons dû apprendre énormément de choses à beaucoup de niveaux différents. Nous avons commencé Ex Illis de rien et aujourd’hui nous distribuons des kits plastique pour des figurines très détaillées de plus de 30 centimètres de haut. Nous avons dû beaucoup travailler sur la qualité de ces produits, et cela se ressent quand on regarde nos premières sculptures par rapport aux plus récentes. Je pense qu’on peut y voir une belle amélioration.

L’autre difficulté, étant un jeu nouveau, était de savoir définir ce qu’Ex Illis était, et ce qu’il n’était pas. Il fallait rester toujours bien centrés sur nos objectifs. Pour nous Ex Illis est avant tout un jeu de plateau avec support informatique, et non l’inverse. On ne gère donc pas d’intelligence artificielle, de jeu en réseau, etc. Nous voulons mettre l’emphase sur le plateau.

L’aide et les suggestions de la communauté ont été d’un énorme intérêt à tous ces niveaux-là. Pour nous tout ce qui compte c’est que les gens aient du plaisir en jouant à Ex Illis.


  • KMG : Quels sont vos projets pour Ex Illis… et pour Bastion ?

F.F. : Il y a plein de projets ! Toutefois pour Bastion notre cheval de bataille reste Ex Illis et nous comptons y mettre toute notre énergie. Avec les joueurs sur les forums nous allons pouvoir définir un certain ordre de priorités quant aux idées que nous voulons développer pour le jeu.

Par exemple nous réfléchissons à un système de campagnes qui permettrait de relier les parties entre elles. Nous voulons aussi travailler sur un système économique, de scénarios, etc. Nous venons de lancer un module de réseaux sociaux avec la possibilité d’avoir des amis, une messagerie interne, la possibilité d’organiser des tournois, et plein d’autres choses.

Nous surveillons toujours les réactions de la communauté pour changer éventuellement l’ordre de nos priorités. L’essentiel pour nous est de continuer à faire évoluer le jeu avec les feedbacks des joueurs et de continuer à sortir des nouveautés pour en faire un jeu chaque fois plus complet et plus fun.  


Un gros merci à Frédéric et à Alexandre qui ont permis cette interview. Nous souhaitons beaucoup de succès à Ex Illis qui se promet être un wargame innovant et particulièrement passionnant ! Et pour les intéressés, voici le lien vers l’interview audio complète.

Cinéma 3

Hollywood is Dead !



Le vendredi, c’est zombie ! Et Gormak le sait puisqu’il nous a renvoyés vers ce superbe site où foisonnent des affiches de films cultes entièrement zombifiés : Indiana Bones, Living Dead Strike Back, The Gloomies ou encore Cadavatar font partie de ces parodies décalées qu’on ne se lasse pas d’admirer. Je vous laisse à ces détournements complètement… BRAIIIIIIIIINS !




































Dans Ton Cinéma 1

[DTC] Sorties de la semaine



Cette semaine, des hommes couillus à l’affiche (ou pas) !


Non, cet homme n’est pas coincé aux gogues.

Buried (Rodrigo Cortés)

Buried est le premier film à « gros » budget du très espagnol Rodrigo Cortés. Si son nom est pour l’instant peu connu du grand public, il se pourrait que ce jeune talent du cinéma creuse son trou puisque dans son CV il peut se vanter d’avoir réalisé le court-métrage espagnol le plus primé de l’histoire, 15 days, qui a gagné pas moins de 57 prix !

Cela lui permet ici de mettre à la tête d’affiche de son thriller le très convoité Ryan Reynolds dans la peau de Paul, un entrepreneur qui se réveille dans un espace clos sous une tonne de terre avec 90 minutes d’oxygène et, pour s’en sortir, un téléphone portable à moitié chargé.

Avec ce scénario à la Saw saupoudré du talent hispanique indéniable en matière de suspense, Buried pourrait être une belle surprise du cinéma indépendant. En tout cas, les échos qui sont sortis des différents festivals auxquels il a été présenté sont plutôt favorables !

A essayer si vous n’êtes pas claustrophobes.











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A voir également :


Jackass 3D (Jeff Tremaine) parce que même si c’est la troisième fois, ça fait longtemps qu’on n’avait pas vu les âneries de Knoxville et Cie sur grand écran, et encore moins en trois dimensions… Et puis vous connaissez mon proverbe ; plus c’est con, plus c’est bon !



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Sources et images via Allociné

Interviews 7

[ITW ~ Spécial Halloween] Élian Black’Mor & Carine-M.


En plein contexte d’Halloween nous vous offrons une interview très spéciale… Aujourd’hui c’est l’étrange Élian Black’Mor et sa charmante compagne Carine-M. que nous recevons… ou plutôt qui nous reçoivent, autour d’une tasse de thé et de leur univers aussi étrange qu’excitant à découvrir. Laissez-vous envouter par ces deux personnages hors du commun et leur passion, l’art sous toutes ses formes. Dragons, vampires et monstres saugrenus, préparez-vous à vivre un presque 31 octobre hors du commun !


  • Kiss My Geek : Bonjour Élian Black’Mor ! Et bienvenue dans l’antre de Kiss My Geek… Je fais comme si je ne m’adressais qu’à une seule personne mais en réalité, derrière le pseudonyme d’E.B.M. se cachent deux univers pour deux artistes différents. Pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?

E.B.M. & C.M. : Bonjour ‘Kiss my Geek‘ !

E.B.M. : Ben… En fait… C’est une exclu pour Kiss my Geek ; je ne m’appelle pas Élian Black’mor ! Après 5 ans d’imposture je ne supporte plus le poids de ce mensonge et je vous l’avoue tout net, mon véritable nom c’est… Hé, hé, aïeeeeee !

C.M. : Mais euuuuuh, leur dis pas ! Élian Black’mor c’est trop classe ? Un peu vantard, certes, mais classe quand même non ? T’as de la chance de t’appeler black’mor… Ça aurait pu être pire, t’aurais pu t’appeler Carine… M.

E.B.M. : Ok j’suis ‘Maudit’, ce sacré pseudo me colle à la peau depuis la création du premier carnet des Dragons Oubliés… Il est venu comme une évidence quand il s’est agit de me trouver une signature, un indice… J’ai regardé ma carte d’identité, et croyez-le ou non, mais derrière mon prénom y en avait un second… Élian. Belle info non ? Pour ce qu’il est de mon nom, de son nom (enfin des 2), on trouvait qu’un nom de pirate ce serait plus classe alors ce fut Black’mor. Et l’avantage avec un nom pareil c’est qu’il nous permet d’embarquer facilement pour une traversée onirique qui nous va bien pour développer nos univers communs.

C.M. : Et disons le tout net, d’embarquer à dos de dragon ! Soyons honnêtes avec vos lecteurs c’est bien là le sujet principal de ses premières mésaventures. Un personnage mythique et des créatures mythiques énnooOORME !!!


  • KMG : Peut-on vous demander comment vous vous êtes rencontrés, et d’où vous est venue l’idée de travailler ensemble ?

C.M. : J’avais pas le choix il m’a forcée… Ouille !
E.B.M. : Hé oh, pas d’accord… Je tiens à préciser que c’est elle qui m’a contraint la première… Pour une sale histoire de story-board et de détective privé, elle m’a coincé dans une rue sordide prétextant de lui servir de modèle… J’avais pas le choix ce soir-là… Soit j’acceptais, soit…
C.M. : Aaah quelle soirée, bercée par une ballade de Miles Davis… J’avais enfin pu terminer les visuels pour mon montage de générique d’une émission sur le Néo-polar.



KMG : Votre recueil le plus diffusé s’appelle « Sur la piste des dragons oubliés » et a été publié pour l’instant en 3 tomes. C’est surtout toi qui as conçu cet univers Élian, épaulé de Carine-M. qui est venue ajouter sa complémentarité à tes créations. Quelle est l’histoire de la naissance de ce projet ?

E.B.M. : Vous êtes bien curieux chez Kiss My Geek !
C.M. : Vous n’avez pas lu la presse et les médias ?
E.B.M. : Soyons un peu sérieux. Ce fut une étrange commande qui nous attendait au retour d’un voyage au long cours en ce début d’année 2005… Concevoir les illustrations d’un livre sur les Dragons, au départ, j’étais pas fan. Les dragons, la mythologie, les légendes, j’avais envie d’aller plus loin, et je dirais même que j’avais presque envie de repartir en voyage, d’écrire un voyage… Alors, en accord avec notre éditeur, cette commande s’est transformé en un carnet de voyage…
C.M. : Puis en une saga de 3 tomes qui nous mena jusqu’à cette fin 2007 où l’histoire s’est définitivement inscrite dans les veines d’Élian. A tel point qu’elle le hante encore aujourd’hui…
E.B.M. : Mais ceci est une autre histoire !


  • KMG : Un quatrième tome est-il prévu ? Libre à vous de nous offrir une exclusivité, bien entendu ! ^^

E.B.M. : Euh… Oui j’irais même jusqu’à dire qu’une nouvelle saga commence là où la précédente s’est arrêtée, quelque part au milieu des brumes du port de Saigon entre la mer de Chine, la mer du Nord et les brumes de Londres…
C.M. : Soyez les bienvenues au Parc où un certain Monsieur Théodore vous attend… Hop là, c’est fini vous n’en saurez pas plus.



  • KMG : Plus récemment (fin 2009) vous avez publié le « Guide du savoir-survivre en compagnie des monstres ». Cette fois-ci c’est ton univers, Carine M., qui a été mis en avant et Élian est venu ajouter sa touche comme tu l’avais fait pour les dragons oubliés. Pouvez-vous nous dire dans quelles circonstances ce nouveau livre a vu le jour ?

C.M. : Black’mor avait fort besoin d’un guide pour survivre à ses prochaines aventures… Alors il a fait appel à mon expertise ! C’est vrai quoi, parler de monstres et autres dragons sans savoir comment survivre à leur rencontre, cela devenait de plus en plus dangereux !
E.B.M. : Et il fallait bien un guide sérieux pour m’éviter d’y perdre trop de plumes.
C.M. : Survivre… Sur-vivre… Pourquoi tant de haine ? Juste un peu de thé et de savoir-vivre, voici bien la clef qui nous permet de vivre en bonne intelligence avec nos amis les monstres, non ?


  • KMG : Avez-vous dû travailler différemment pour la conception de ce Guide que sur les péripéties d’EBM ?

E.B.M. & C.M. : Ben non. Comme d’habitude, vêtements déchiquetés, poils hérissés, sourires édentés…
C.M. : Vous connaissez pas le coup de la ‘Maxi-Molaire’ pour éviter de perdre votre tête ? Vous voulez voir combien dents il nous manque ? Non, sans façon ?
E.B.M. : Dommage, c’était du vécu pourtant !


  • KMG : Les Dragons pour Élian, les Monstres pour Carine M. Vous avez deux univers esthétiques bien différents et pourtant vos références semblent très proches. Élian, tu m’as dit au téléphone qu’on avait souvent tendance à vous confondre, alors comment définiriez-vous les spécificités de chacun de vos deux imaginaires ?

C.M. : Il me semble pourtant simple de nous différencier, nous ne dessinons pas du tout de la même façon. Élian cherche à s’approcher le plus possible de la réalité du film qui défile sous ses yeux quand moi je laisse aller mes premières idées folles sur le papier pour me laisser mener par le bout du nez jusqu’aux plus saugrenus des associations : ‘un thé noir avec un loup-garou élégant transformiste lunaire’ – ‘une Maxi-Molaire porte-bonheur qui sauve votre tête (si vous veniez a rencontrer des R. de T. *)’ – ‘une araignée vaudou tricoteuse de mauvais sorts spécialisé dans la confection de chaussettes illustrées…’ et le plus fou dans tous cela, c’est qu’Elian trouve ça génial !!
E.B.M. : J’aurais pas dit mieux.



  • KMG : Quelles sont vos plus grandes inspirations pour mettre sur pied ces univers esthétiques ? Vos références en la matière ?

E.B.M. : Elles sont multiples, multiformes. Il s’agit toujours d’atmosphères, d’images, qui laissent des traces. D’abord les voyages. Les nôtres tous comme les périples des grands explorateurs tel Amundsen. La presse et la littérature, avec les vieux articles du journal L’Illustration, les récits de Jack London et de Jules Vernes, les sombres recueils d’Edgar Poe. Le cinéma, enfin, nous influence à travers les ambiances de Tim Burton, la poésie de Hayao Miyazaki, les univers de Jeunet et Caro, les folles rêveries de ce grand monsieur qui se nomme Hugo Pratt ou encore récemment un autre maître de noir et Blanc Edward Gorey
C.M. : c’est sans doute un peu bateau mais j’aime et j’admire tant de créateurs… Les derniers en date qui m’ont influencée ce sont mes nouveaux voisins ! Sans ‘maux dire’ ils m’ont inspiré les 3 coachs du guide. (Merci de ne divulguer cette information que sur le net on ne sait jamais… En général ils passent le plus clair de leur temps dans leur jardin à concocter je ne sais quel mic-mac, la pelle à la main et la brouette couinante… Glups mon sang ne fait qu’un tour quand le bob dépasse de la haie de tuya…)


  • KMG : Quels sont les avantages et les inconvénients de travailler en couple ?

E.B.M. & C.M. : Aucun inconvénient, que des avantages… Vous connaissez ‘Mr. and Mrs. Smith’ ? Ben voilà.


  • KMG : J’ai cru comprendre que vous vous apprêtiez à mettre sur pieds un petit atelier web portant le doux nom d’Arsenic et Boule de Gomme ? Cela m’amène à vous demander quels sont vos projets à court, moyen et long terme. Personnels et professionnels, bien entendu !

E.B.M. : Comme je vous l’ai dit précédemment, ma priorité est de continuer à développer l’univers de mon homonyme. Je crois qu’il est enfin temps de développer le monde qu’il habite, un univers steampunk coincé entre l’époque victorienne et le vingtième siècle.
C.M. : Les engrenages de mon cerveau grincent encore sur le choix du prochain livre que je vais développer… Une seule certitude ; il ou elle existe déjà dans mon guide et attend mon retour pour prendre une tasse de thé avec moi.
E.B.M. : Et au milieux de tout cela, c’est vrai qu’il y a Arsenic & Boule de Gomme, cette petite boutique fascinante qui a pris pied à Crac’Nac Town. Une ville fantôme qui ne demande qu’à être peuplé de nouvelle âme pour prendre vie dans le monde réel !
C.M. : Qui ouvrira le jour d’Halloween avec ses ‘P’tites Douceurs’ tirées de nos univers. Connaissez-vous les ‘Badges Attack’, les ‘Transferts Monstres’, les ‘Miroirs Ensorceleurs’, les ‘Réclames’, les ‘Fac-similés Authentiques’ ou encore les ‘Encadrés Fantastiques’ ? Non ? Et ben alors venez jeter un coup d’œil et vous verrez… Messieurs et dames, ici tout est authentique ! Ça CraC, ça NiaC et on adore ça !!!



  • KMG : Question bonus ; quelle est la question que l’on ne vous pose jamais et à laquelle vous aimeriez répondre ici ?

C.M. : ‘Avec vos ouvrages, vous ne devez pas avoir peur des Monstres ?’ Ben si, je regarde toujours sous mon lit… La prudence n’a jamais  fait de mal à personne.
E.B.M. : Je sais pas moi, y’en a plein du genre… Est-ce que vous aimez le chocolat, les cornichons, les araignées, les grosses bagnoles américaines, ou encore le rockabilly ? C’est vrai, en fait, on me demande toujours la même chose… ‘Vous devez aimer les Dragons, vous, Non ?…’


  • KMG : C’est sur cela que déboule la deuxième partie de notre interview et qui va se recentrer sur le Geek qui est en vous. Ou plutôt en toi, Élian, puisque tu nous as confessé que le véritable geek du couple, c’était toi. Tu es prêt ? Parce qu’il va falloir parler pour deux ! Tout d’abord : qu’est-ce qu’un geek selon toi ?

E.B.M. : En fait, j’ai jamais compris comment une hygiène de vie irréprochable pouvait avoir été autant critiquée et stigmatisée par les médias… C’est vrai quoi, qu’est-ce qu’il y a de mal à vouloir tout mettre en œuvre pour que sa réputation et son honneur atteignent les 100% au beau milieu de l’ouest sauvage américain, ou encore de penser que l’iPhone est la meilleure invention qui ait été créée par l’homme depuis la roue en pierre et de n’avoir de cesse d’écluser son programme TV à la recherche des hypothétiques dates où il pourra enfin voir le prochain épisode de la série Fringe ?


  • KMG : Te considères-tu comme tel ?

E.B.M. : Ben non, bien sûr… Moi je préfère largement faire du sport tout en mangeant des légumes bio après une longue balade en forêt.



  • KMG: Joues-tu aux jeux-vidéo et si oui, à quoi ?

E.B.M. : Dans un ordre dégressif pour l’année en cours : Red dead redemption, WET, Darksiders, Brütal Lengend (le meilleur des Roadie, fan absolu), SOS Fantömes, Uncharted 1 & 2, Bioshock, Resistence 1&2, Résident Evil… et tant d’autres encore. A la vue de ce début de liste je crois être définitivement accroc à l’aventure/action avec un soupçon de noirceur, mais sans virer dans le glauque. J’ai franchement détesté The Darkness au risque de me faire incendier par certains…


  • KMG: Que lis-tu actuellement ?

E.B.M. : Tout en consommant régulièrement une bonne dose d’illustrés, de livres d’art et de photographie, en passant par les romans du Trône de Fer de George R. R. Martin, en ce moment je me concentre surtout sur l’intégrale d’un certain Sherlock Holmes aux éditions Omnibus. Classique pour certains, mais fascinant et très enrichissant pour moi.


  • KMG: Que regardes-tu ?

E.B.M. : Concernant mes choix audiovisuels, je crois que suis toujours attiré par tout ce qui peux aiguiser mon imagination et la nourrir. Ce que je préfère, ce sont les grandes sagas épiques avec des décors à tomber et surtout des scénarios bien construit, ce qui est de plus en plus rare. Du coup ces derniers temps je pars à la recherche de films moins récents, voire moins populaires comme : ‘La nuit du chasseur’, ‘Arsenic et vielles dentelles’, ‘Avalon’, ‘Tideland’ ou encore ‘Lost in la mancha’. Sur ces derniers choix, je crois que je suis un inconditionnel de Terry Gilliam ; ce mec est un génie, j’ai adoré ‘L’Imaginarium du Docteur Parnassus’… Ah si, dans les plus récent, il y avait aussi ‘Max et les maximonstres’ et ‘Scherlock Holmes’ (beaux décors, et bon scénario !). Pour ce qui est de la télé… Bof, regarde plus, rayée de ma liste des activités, c’est devenu un écran pour voir mes vidéos. Et pour ‘l’anime’, Miyazaki et Mamoru Oshii sans aucune hésitation.


  • KMG: Qu’écoutes-tu ?

E.B.M. : Pendant longtemps, mon oreille préférait les musiques de films et autres chanteuses à voix comme Lisa Gerrard et une bonne partie du label 4AD… Mais depuis quelque temps, un an déjà, je sais pas ce qui se passe, mon appareil auditif me réclame des sons étranges, plus lyriques, proches du rock comme ‘The Creepshow’ ou encore du métal, avec des découvertes, sans aucune honte, il y a juste 9 mois des premiers albums de ‘Métallica ‘ et aussi du ‘Big 4 ‘. C’est pas une naissance mais plutôt une renaissance.


  • KMG: Quel est ton meilleur souvenir de geek ?

E.B.M. : Ce souvenir n’est pas tout jeune… Il remonte à une ancienne époque où mon petit visage rond arborait un charmant sourire appareillé quand j’en arrivais à la dernière ligne de code en Basic pour pouvoir m’éclater sur le casse briques de mon ZX 81 Sinclair. Époque, en rappel à ceux qui ne l’ont pas vécue, où il fallait retaper le programme à chaque fois que l’on rallumait la bête pour se faire une petite partie en passant.



  • KMG : J’en reviens à toi et Carine M. Vous faites beaucoup de salons pour faire la promo de vos créations ; avez-vous un festival qui vous tienne particulièrement à cœur, plus que les autres ?

E.B.M. & C.M. : En fait, on en fait assez peu… donc à l’unisson on pourrait dire qu’entre Quai des Bulles (Saint-malo) et Salon du livre et de la presse jeunesse (Montreuil) notre cœur balance.


  • KMG : Et si vous aviez une anecdote de dédicace à nous raconter ?

E.B.M. : Oui, peut-être une de mes meilleurs même, celle où un môme d’une dizaine d’années s’est approché de moi pour faire dédicacer son ouvrage dont il avait redessiné l’intégralité de mes images dans le cahier qu’il tenait sous le bras. Cela peut sembler un peu sentimental, mais ce jour-là, j’ai été réellement touché.
C.M. : Très récemment, en juin dernier, au Salon du livre de Vannes quand une adolescente m’a demandé : ‘Mais… vous savez que vous êtes célèbre ? On ne parle que de votre livre avec mes copines dans la cour de mon école’. J’avoue que j’en suis resté bouche bée… Quel plaisir que de savoir que son livre vit sa vie, fait rêver ou sourire…



  • KMG: La fin de l’interview approche et comme nos lecteurs le savent, chacune d’entre elle se termine par la fatale question : quel est votre super pouvoir de geek ? Par exemple, Oujiz peut se mettre AFK toutes les 2 secondes, que ce soit IRL ou IG ! Et vous, quel est votre pouvoir ?

E.B.M. & C.M. : Ben empêcher les R de T.* de nous faire perdre la tête grâce à notre Maxi-Molaire biensûr.


  • KMG : C’est le mot de la fin, libre à vous d’adresser le petit mot que vous voudrez (notamment les moyens de rester en contact avec vous) ! Et encore merci d’avoir accepté de nous rencontrer et de partager votre univers avec nous tous ici présents.

E.B.M. : Merci à vous d’avoir osé prendre une tasse de thé avec 2 monstres mal léchés ! Et surtout n’hésitez pas à suivre toutes nos aventures (passées et futures) sur :

www.carine-m.com
http://www.facebook.com/lafraisecarnivore
http://twitter.com/carinem



ou

www.elian-black-mor.com
http://www.facebook.com/elianblackmor
http://twitter.com/blackmor

et bien évidemment

www.arsenic-et-bouledegomme.com


C.M. : … I kiss my Geek !
Et n’oubliez surtout pasque le Geek est un animal tendre et doux à la fois dont il faut s’occuper soigneusement si l’on ne veut pas que son pourcentage de vie ne se retrouve au plus bas.

[ P.S. : *Réducteurs de têtes ]


On termine cette interview avec en bonus quelques bannières supplémentaires spécialement designées par nos invités pour vos beaux yeux… De quoi décorer avec élégance votre demeure pour la soirée d’Halloween ! Encore un gros merci à eux pour tout le travail fourni.







C.M. :


Jeux Vidéo 4

Steam fête Halloween à sa façon



Si vous êtes un habitué de Steam, vous savez qu’on a droit à des soldes à tour de bras… Halloween, Noël, la fête du slip… On a souvent l’occasion de pouvoir acheter les gros hits à tout petit budget, si tant est qu’on soit patient d’attendre la bonne occasion !

La dernière grosse baisse de prix en date était toute récente puisqu’elle a commencé cette semaine avec la THQ Week ; comme le dit si bien son nom, tous les jours Steam a sacrifié les prix sur un jeu THQ. On a ainsi pu profiter par exemple du pack Titan Quest + Immortal Throne pour un total de 2,49€ ! On est d’accord, ça défie toute concurrence et bien que chaque geek un tant soit peu traditionaliste y soit réfractaire, y’a pas à dire ; c’est dans ces cas-là que la dématérialisation a du bon

On aurait pu penser qu’avec la fin de cette grosse promotion Steam se serait arrêté là. Mais c’est mal les connaître ! Bhein oui, v’la-t-y pas qu’Halloween approche ! Et pour eux c’est une fois de plus une excellente occasion de brader tout un ensemble de jeux sur la thématique que l’on devine ; vampires, zombies, fantômes et autres créatures de la nuit !

Autant vous dire qu’avec ce qu’ils vous proposent dès aujourd’hui et jusqu’au 1er novembre, je ne pouvais pas faire l’impasse sur ces soldes et me devais de vous en parler ici !

Voici la liste des jeux proposés, avec un petit tri de ma part par ordre préférentiel histoire qu’en cas d’hésitation vous vous y retrouviez un peu :


  • Left 4 Dead Bundle (I & II) ~ 14,99$ (prix initial : 29,99$)
  • Plants vs. Zombies GOTY Edition ~ 4,99$ (prix initial : 9,99$)
  • BioShock ~ 4,99$ (prix initial : 19,99$)
  • Dead Space ~ 9,99$ (prix initial : 19,99$)
  • Team Fortress 2 ~ 9,99$ (prix initial : 19,99$)
  • Overlord Complete Pack (I, II & Raising Hell) ~ 7,49$ (prix initial : 29,99$)
  • Worms Reloaded ~ 9,99$ (prix initial : 19,99$)
  • Devil May Cry 4 ~ 9,99$ (prix initial : 19,99$)
  • Aliens vs. Predator ~ 9,99$ (prix initial : 19,99$)
  • Burn Zombie Burn ! ~ 4,99$ (prix initial : 9,99$)
  • Ghostbusters : The Videogame ~ 4,99$ (prix initial : 19,99$)
  • Silent Hill Homecoming ~ 19,99$ (prix initial : 39,99$)
  • Zombie Driver ~ 4,99$ (prix initial : 9,99$)
  • Haunted House ~ 9,99$ (prix initial : 19,99$)
  • Dracula Origin ~ 4,99$ (prix initial : 19,99$)
  • Resident Evil 5 ~ 14,99$ (prix initial : 29,99$)
  • Alter Ego ~ 19,99$ (prix initial : 29,99$)
  • Amnesia: The Dark Descent ~ 13,39$ (prix initial : 19,99$)
  • Zombie Bowl-o-Rama ~ 2,49$ (prix initial : 9,99$)
  • Dark Fall : Lost Souls ~ 6,79$ (prix initial : 19,99$)
  • Nation Red ~ 3,39$ (prix initial : 9,99$)
  • Doom Rails ~ 4,99$ (prix initial : 9,99$)
  • Ghost Master ~ 2,49$ (prix initial : 4,99$)


Vous l’aurez compris, à ne pas râter sont au premier rang L4D 1 et 2 (si vous ne les avez pas encore ; foncez), Plants vs. Zombies et BioShock dont les malheureux petits 4,99$ séduiront ceux n’ayant pas encore osé s’aventurer dans le monde sous-marin steampunk de Rapture.

Dans le lot des offres intéressantes et au même rang que BioShock, vous trouverez Dead Space, lui aussi un excellent jeu à ne pas louper. Et puis bien évidemment je vous ai remis une couche de Team Fortress 2 qui avec son patch spécial Halloween trouve pile poil sa place dans cette offre. Comme pour L4D, c’est le genre de jeux multi dont on ne se lasse pas et qu’il faut avoir dans sa ludothèque !

Derrière tout ça on retrouve les plus délirants Overlord et Worms, ainsi que les deux autres cultissimes Devil May Cry 4 et Alien vs. Predator. Pour le reste, je vous laisse juger de vous-même si les jeux méritent quelques dépenses ; vous pourriez être supris !

Enfin, pour ceux qui ne seraient pas inscrits sur Steam, eh bien je crois que c’est l’occasion idéal de vous y mettre ! Et n’hésitez pas à nous rejoindre sur notre communauté Kiss My Geek !