Interviews 9

[ITW] Korben

Comme vous l’avez deviné : le vendredi, c’est le jour de l’interview ! Et ce soir c’est Korben qui nous a fait l’honneur de se prêter à notre petit jeu. Vrai-faux méchant linuxien du web, autant loué que conspué, qui se cache dernière cet énigmatique Monsieur à lunettes amoureux des pingouins ?

Kiss My Geek : Korben, merci de nous avoir accordé le plaisir de t’accueillir chez nous ! Mais trêves de courtoisies ; commençons directement par les présentations si tu le veux bien. Qui es-tu ?

Korben : Mon prénom c’est Manu, mais les gens me connaissent sous le pseudo de Korben. Je m’occupe seul depuis 2004 du site d’actualité informatique Korben.info sur lequel je partage mes petites découvertes du quotidien. Je suis constamment en manque de sommeil et j’adore le chocolat 🙂

KMG : Rentrons dans le vif du sujet avec une question que nous adorons poser. Etant données toutes les réponses différentes que nous avons pu avoir jusqu’alors à ce sujet, nous aimerions savoir ce que, toi, tu penses qu’est un geek.

Korben : Un geek, c’est un passionné tout simplement. Un mec ou une nana qui a trouvé sa passion et qui en explore tous les recoins. Ça peut être de l’informatique, des jeux de rôles, du cinéma de science fiction, etc. C’est vraiment ça selon moi, très loin de tous les clichés qu’on peut avoir. Vous ne le savez peut être pas, mais votre grand mère est surement une geek du tricotage 🙂 (oui j’abuse un peu avec cet exemple)

KMG : En es tu un ?

Korben : Oui m’sieur ! (mais modéré :-))

KMG : Que penses tu de l’évolution de cette culture ?

Korben : Les geeks sont sortis du bois. Et c’est bien car il y a de plus en plus de contenus, d’informations, de films, de sites internet ou je ne sais quoi qui leur sont dédiés. Mais le revers de la médaille c’est que, maintenant, le marketing s’en est emparé et met ce terme à toutes les sauces. Bientôt les yaourts ne seront plus bio, ils seront geeks…

KMG : Apparemment tu as un blog (;)), peux tu nous en parler ? Pourquoi avoir créé un blog ? Le wiki de Korben est-il toujours utilisé ?

Korben : J’ai toujours écrit. Au début j’étais « newser » sur certains forums, puis un jour j’en ai eu marre et j’ai monté mon propre site (bien avant la mode des blogs). Des gens qui appréciaient ce que j’écrivais m’ont suivi et depuis, les nouveaux lecteurs ne cessent d’arriver. Sur ce site, je partage un peu tout ce dont j’ai envie. Des délires, des coups de gueules, des informations que je trouve importantes ou même des petits astuces ou bidouilles pour aider les gens au quotidien (et qui m’ont aussi servi en général). Pour le wiki, l’idée est née l’année dernière, au mois je juillet. Je voyais que beaucoup de gens ne comprennaient pas du tout certaines techniques informatiques, notamment celles destinées à la préservation de la vie privée, et à la libre communication sur internet (liberté d’expression). J’ai donc monté ce wiki pensant l’alimenter à mes heures perdues et, grosse surprise, des centaines de gens s’en sont emparés et ont ajouté des contenus hallucinants ! Je vous invite d’ailleurs à aller y faire un tour. Et pour répondre à ta question ; oui, il est très utilisé. Il y a beaucoup de gens qui viennent y piocher des renseignements et il est régulièrement mis à jour par les contributeurs qui s’attachent à écrire du contenu vulgarisé à destination de tous..

KMG : A quoi joues-tu en ce moment ?

Korben : Je joue à faire des cartons et à les empiler car je déménage ce week-end. C’est un peu du tétris donc 🙂

KMG : Qu’est-ce que tu lis ?

Korben : En ce moment, je lis « Richard Stallman et la révolution du logiciel libre ». Livre très intéressant à la fois sur les logiciels libres mais aussi et surtout sur ce personnage extraordinaire qu’est Richard Stallman.

KMG : Qu’est-ce que tu regardes ?

Korben : En séries, je suis un peu largué car j’ai trop de boulot pour me poser devant la TV. Je me suis arrêté en cours sur la dernière saison de Dr House et j’ai commencé Caprica. J’attends d’ailleurs la suite avec impatience ! Et pour ce qui est du ciné, le dernier film que je suis allé voir, c’était Avatar et j’ai trouvé ça excellent (c’était la première fois que je voyais un film 3D qui ne soit pas rouge et vert :-))

KMG : Quel est ton meilleur souvenir de geek ?

Korben : D’abord des rencontres de gens géniaux atteints du même syndrome que moi (la passion), aussi bien virtuellement que dans le monde réel… Puis au niveau informatique, j’ai des tas d’exemples… j’ai tendance à bidouiller ou à flasher tout ce qui bouge… Par exemple, quand j’étais en galère avec Free qui m’avait raccordé mais pas encore livré la freebox, j’ai réussi à surfer sur le net en branchant sur le réseau Free, une Alicebox que j’avais bidouillé. Grande victoire dans mon salon à ce moment là 🙂

KMG : D’après ce que j’ai lu dans tes twitts, tu quittes Paris ! Quels sont tes projets à court / moyen / long terme ?

Korben : Je monte ma boite de consulting et j’essaye de m’habituer aux températures de Clermont Ferrand. Plus sérieusement, je vais aussi continuer à travailler sur le site d’emploi RemixJobs.com que j’ai crée avec des amis et puis quand j’aurai 5 min, continuer à écrire sur mon blog bien sûr :-))

KMG : Et pour terminer, la question bonus : on a tous un super pouvoir de geek enfoui au plus profond de nous, quel est le tien ?

Korben : Mon super pouvoir, c’est de toujours trouver la « bidouille/astuce qui sauve la vie » dès qu’un de mes amis est en galère avec son ordi, son serveur ou son téléphone portable.

Jeux Vidéo 5

THQ se prépare pour l’E3


Du 15 au 17 juin 2010 se déroulera l’E3, l’un des rendez-vous vidéoludiques les plus attendus de l’année !

Il s’agit en effet d’un évènement très prisé par les entreprises de jeu-vidéo qui savent qu’elles doivent y faire leurs preuves en éblouissant et en teasant un maximum.

THQ, sur qui beaucoup de projecteurs sont braqués depuis quelques mois, a annoncé cette nuit quelques-uns des titres  qu’elle présentera à l’E3, et ça met l’eau à la bouche !

Parmi les différents cités, on notera Red Faction 4 (360, PS3), jeu d’action survolté où tout est destructible, Saints Row 3 (PC, 360, PS3), où l’on vous plonge en pleine guerre des gangs, et Homefront (PC, 360, PS3), un FPS qui vous situe en 2027 dans la peau d’un résistant américain dont la nation est sous le joug de la Corée du Nord.

Homefront, un soft pas soft du tout

Bref : du FPS, de l’action, de l’épique, et plein de testostérone en vue.

Au milieu de ces 3 jeux on notera donc aussi, et surtout, la présence sur les stands du MMO tant attendu ; Warhammer 40.000 : Ultima Segmentum.

J’ai particulièrement hâte de voir ce que cela va donner au sujet de ce projet, à mes yeux très prometteur.

Pas de nouvelles toutefois de Darksiders 2 dont l’entreprise avait déjà parlé avant même que le premier ne soit sorti. Néanmoins, on peut espérer que les annonces des autres « maisons » seront aussi alléchantes que celle de THQ !

Warhammer 40.000 Ultima Segmentum... Vivement !
Cinéma Dans Ton Cinéma 1

[DTC] Sorties de la semaine



Cette semaine, pour mon plus grand désarroi, rien d’extraordinaire sur la toile. Et puisque je préfère ne pas parler du Mac avec José Garcia, ou encore de Valentine’s Day qui, pourtant, a dépassé Avatar au box-office américain cette semaine, je me « contenterai » de vous parler d’un seul film qui vaudra très certainement le coup d’oeil… Espérons que ce genre de situation reste exceptionnelle ! 🙂



Une affiche très kitsch : la marque de fabrique d'Anderson

Fantastic Mr. Fox (Wes Anderson)

Malgré les sorties plutôt maigres de ce mercredi, on notera tout de même la dernière création du loufoque Wes Anderson (La Vie aquatique, A bord du Darjeeling Limited) : un film d’animation en stop motion inspiré du livre éponyme de Roald Dahl. Contrairement à Wallace & Gromit, ce long-métrage ne propose pas de personnages en plastiline mais des marionnettes plus classiques, mises en mouvement image par image.

L’animation n’est pas tout à fait une première pour ce réalisateur qui jusque là s’était déjà prêté à ce genre d’exercice pour donner vie aux créatures de La Vie aquatique. C’est toutefois bien la première fois qu’il fait de cette technique un long métrage, et c’est plutôt réussi puisque cette œuvre a déjà été sélectionnée pour le Festival de comédie de l’Alpe d’Huez ainsi que, plus prestigieusement, pour les Oscars !

Vous l’aurez deviné, Fantastic Mr. Fox est là pour nous faire rire, sourire et rêver. L’univers vous fera peut-être penser aux Animaux du Bois de Quat’sous (lui aussi une adaptation d’un livre, mais celui de Colin Dann) puisque le héros de cette histoire est un renard, Mr. Fox, dont la petite vie paisible est bouleversée par la traque qu’entreprennent trois fermiers sur les terrains où lui et le reste de la faune locale cohabite. Pourquoi ? Tout simplement pour chasser ce renard voleur de poules qui n’a pas su se tenir tranquille !

Ce pitch qui semble plutôt enfantin prend pourtant beaucoup de saveur au sein d’une bande annonce qui éveille la curiosité. Quand on connaît le côté très atypique qu’Anderson parvient toujours à donner à ses films, on n’a pas à s’inquiéter pour la qualité de celui-ci. Ce long-métrage pourra donc être apprécié à plusieurs niveaux de compréhensions différents et ravira tant les enfants que les adultes. Peut-être même plus les adultes, d’ailleurs.

Peut-être certains d’entre vous se rappelleront-ils également d’un film d’animation très semblable, Le Roman de Renart de Ladislas Starewitch, lui-même adapté du récit médiéval bien connu des français. Il s’agit là également d’une grande source d’inspiration pour Wes Anderson et son équipe.

En outre, il est intéressant de savoir que le réalisateur attribue une importance toute particulière au livre de Roald Dahl qui fut, en réalité, sa première découverte littéraire. Voilà déjà plus de dix ans qu’il réfléchissait à ce projet ! En outre, il a pu travailler sur son adaptation en restant au plus près des manuscrit de l’écrivain, ainsi que de la famille de ce dernier. Rien de mieux pour favoriser la mise en place d’un scénario fidèle à l’ambiance recherchée par l’auteur originel. Voici ce qu’Anderson témoigne :

Liccy m’a montré la célèbre cabane où son mari écrivait. Le soir, elle m’a laissé examiner les manuscrits de Roald Dahl. Un archiviste m’a fait me laver les mains deux fois avec un savon spécial et m’a demandé de fermer tous les rideaux et de verrouiller la porte quand j’aurais fini. J’étais seul avec des dizaines de brouillons écrits à la main. Il y avait plein de dessins de Roald Dahl dans les marges, et cela m’a permis de comprendre comment il créait ses histoires. J’avais le sentiment qu’il était avec moi, et qu’il regardait par-dessus mon épaule.

Pour en revenir au film en lui-même, vous savez qu’il est souvent coutume d’attribuer les voix des rôles principaux à de grands acteurs. Pour la version anglophone, vous pourrez donc retrouver rien de moins que George Clooney (Mr. Fox), Meryl Streep (Mrs. Fox), Jason Schwartzman, Willem Dafoe, Adrien Brody, Owen Wilson ou encore Bill Murray, l’un des acteurs fétiches d’Anderson.

Pour la version française vous aurez droit, entres autres, aux voix de Mathieu Amalric et d’Isabelle Hupert.

J’aimerais terminer cette petite chronique par une citation à la fois amusante et impressionnante :

Au final, 4000 accessoires, 500 marionnettes et 150 décors (dont certains mesurant plus de 10m de long) ont été nécessaires pour réaliser le film. 5229 plans et 621,450 photos ont été enregistrées, et tous les jours 120 gigaoctets de données étaient générées (18,5 téraoctets de données ont été conservées au final).

Un autre petit détail amusant que vous remarquerez peut-être si vous allez voir le film : les animaux ne clignent jamais des yeux ! Cela a été imposé par Wes Anderson mais, afin que ça ne nuise pas au rythme du film, les marionnettes ont été dotées d’yeux le plus réaliste possible.

Ce sera donc très certainement un plaisir de retrouver une nouvelle adaptation de Roald Dahl au cinéma, qui plus est lorsqu’elle est réalisée par l’homme surprenant qu’est Wes Anderson. Rappelez-vous les précédentes mises sur toile de l’œuvre de l’écrivain, et qui avaient déjà eu bien du succès. : Charlie et la Chocolaterie (Mel Stuart), ou encore James et la pêche géante (Henry Selick) !

Rien de moins je l’espère pour vous convaincre d’aller tambour battant au cinéma !

Site officiel